En Seine-Saint-Denis, Sur le terrain

Gare de triage de Drancy

J’ai assisté le 4 juillet à Bobigny à la réunion du comité d’information et d’échanges relatif à la gare de triage de Drancy-le Bourget présidé par le préfet de Seine-Saint-Denis, en présence de responsables de la SNCF, des services de l’Etat, de pompiers et agents de la gendarmerie,d’élus et associations.

Les responsables de la SNCF ont indiqué avoir mis en eouvre des recommandations du CGEDD (dans son rapport du 7 mai 2015) concernant notamment le clôturage du site, son gardiennage et la diminution importante du niveau sonore. C’est une bonne chose.

Cela étant dit, en réponse à mes questions, il m’a bien été confirmé que passaient sur le site environ 200 wagons-castors par an (wagons chargés de déchets nucléaires) mais aussi de nombreux wagons chargés de produits dangereux et notamment du chlore. La SNCF confirme qu’il n’y a pas d’étude pour envisager un autre parcours pour ces produits dans des zones moins peuplées et plus éloignées des habitants. Une moyenne d’environ 100 000 wagons sont triés chaque année sur ce site.

Les associations de riverains présentes ont insisté sur la nécessité de renforcer l’information du public.

Un travail est en cours pour l’élaboration du plan particulier d’intervention (PPI).

Certes il ne s’agit pas de demander la fermeture de ce site et l’arrêt de cette activité, ni d’affaiblir la politique de frêt ferroviaire, mais de rester très vigilants devant le danger que représente le passage de wagons, relativement peu nombreux, mais contenant des produits extrêmement dangereux. Affaire à suivre…

Communiqués, Dans les médias

Communiqué de presse – Incident sur un wagon d’uranium stationnant à la gare de Drancy-Le Bourget du mardi 20 janvier 2015

Jeudi 22 janvier 2015

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis

A propos de l’incident sur un wagon d’uranium

stationnant à la gare de Drancy-Le Bourget du mardi 20 janvier 2015

Dans la nuit de mardi à mercredi, la bâche d’un wagon stationné dans la gare de triage de Drancy-Le Bourget transportant de l’uranium appauvri a été vandalisé à coups de cutter.

Si, selon les déclarations de la Préfecture de Seine-Saint-Denis, cet incident n’a pas donné lieu au déclenchement d’un plan d’urgence interne matières dangereuses, le danger pour les populations vivant à proximité et pour l’environnement n’ayant pas été avéré, il révèle toutefois, et de façon alarmante, que les conditions de sécurité relatives au stationnement de ces wagons de matières radioactives ne sont pas garanties. La facilité d’accès à ce type de wagon laisse craindre en effet des incidents dont la portée pourrait être catastrophique à l’avenir.

La Seine-Saint-Denis se trouve ainsi confrontée à un risque majeur d’exposition : ces trains « castor » transportant des substances radioactives traversent et stationnent régulièrement dans la gare de triage de Drancy-Le Bourget. Le 23 décembre 2013, un déraillement d’un de ces trains est survenu à Drancy, incident qui aurait pu tourner au drame.

Les riverains et associations mobilisés sur ce dossier se trouvent ici une nouvelle fois confortés dans leurs inquiétudes, inquiétudes que partage Aline Archimbaud qui s’est à plusieurs reprises exprimé sur le sujet.

Par ailleurs, le 10 décembre, la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), laboratoire d’expertise indépendant, a publié les résultats d’une enquête préliminaire sur le transport de substances radioactives en Rhône-Alpes.

Cette enquête, menée depuis une quinzaine d’année, a permis d’évaluer la quantité de substances radioactives qui traversent l’espace public (par route et par rail) dans cette région, et de constater une exposition du public à la radioactivité parfois supérieure aux limites sanitaires.

S’appuyant sur les recommandations de la CRIIRAD, Aline Archimbaud interpelle une nouvelle fois les pouvoirs publics afin qu’ils assurent leur mission d’évaluation des risques, améliorent l’information d’un public de plus en plus inquiet face aux dangers de contamination, et mettent en œuvre une révision des limites d’exposition dans le secteur du transport de déchets radioactifs afin qu’elles soient conformes aux normes sanitaires générales.

Pour tout contact :
Adriane DUBOIS
Collaboratrice d'Aline Archimbaud
a.dubois@clb.senat.fr
07-78-81-36-51
En Seine-Saint-Denis

Les habitants de la Seine-Saint-Denis et de 11 autres départements français, à nouveau otages du nucléaire

Mercredi 07 mars, à quelques jours à peine du triste anniversaire de la catastrophe de Fukushima, un convoi de déchets hautement radioactifs en provenance de la centrale nucléaire de Borssele, devrait quitter les Pays-Bas pour rejoindre l’usine AREVA de La Hague. Après les Pays-Bas et la Belgique ce convoi traversera 12 départements français dont la Seine-Saint-Denis.

Les écologistes ont prévu à Aulnay-Sous-Bois le mercredi 07 mars une mobilisation à laquelle je participerai.

Communiqué de presse d’Aline Archimbaud.