Communiqués, Dans les médias

Communiqué – Avancée majeure pour les droits des fonctionnaires malades de l’amiante

Paris, le 31 mars 2017

Communiqué de presse

Aline Archimbaud


Avancée majeure pour les droits des fonctionnaires malades de l’amiante

Après des mois d’attente, hier est enfin paru au journal officiel le décret d’application de la loi de finance pour 2016, votée en décembre 2015, qui ouvre aux fonctionnaires tombés malades de l’amiante au travail le droit de cesser leur activité de façon anticipée à partir de 50 ans. Alors que de nombreux fonctionnaires sont touchés par les maladies de l’amiante, jusqu’ici sans accompagnement professionnel, cette mesure leur donne enfin les mêmes droits à l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (acaata) que les salariés du secteur privé.

Après avoir bataillé pendant des années pour que cette égalité de traitement entre les victimes de l’amiante soit inscrite dans la loi, Aline Archimbaud se réjouit de la publication de ce décret tant attendu par les personnes malades. C’est un premier grand pas qui va encourager tous ceux qui, associations, malades, médecins, se mobilisent pour que la solidarité nationale s’exerce en direction de toutes les victimes de l’amiante.

Communiqués, Dans les médias

Pollution de l’air : l’honnêteté de Renault mise en cause

La répression des fraudes a fait état hier de ses soupçons à l’égard de la direction du constructeur Renault qui auraient mis en place des « stratégies frauduleuses » afin de fausser les tests d’homologation de certains de ses moteurs, et cela depuis plus de 25 ans ! Un logiciel aurait été élaboré à cette effet, comme ce fut le cas chez Volkswagen.

Si ces scandales permettent de mettre fin aux tromperies extrêmement graves de constructeurs automobiles, celles-ci méritent une sanction à la hauteur de l’enjeu. En effet, la pollution de l’air est la troisième cause de mortalité dans notre pays, avec 48 000 morts chaque année selon une étude publiée le 21 juin 2016 par l’agence Santé Publique France! Sans compter les innombrables problèmes de santé au quotidien pour ceux qui respirent l’air pollué aux particules fines, auquel le trafic automobile contribue largement.

J’ai d’ailleurs alerté à plusieurs reprises le gouvernement des soupçons de trucage pesant sur l’industrie automobile, bien avant que n’éclate le scandale Volkswagen, soulignant que les tests n’étaient pas réalisés dans des conditions normales de circulation. Depuis longtemps les constructeurs jouent avec la réglementation pour faire homologuer des véhicules, et cela de façon parfaitement légal, ce qui est inacceptable.

Par ailleurs, j’ai également fait mention des doutes qui existent quant à l’indépendance des organismes officiels d’homologation qui, même s’ils ne reçoivent pas de subvention directe des constructeurs, réalisent pour eux de très nombreuses prestations…

Les scandales d’aujourd’hui sont donc la suite logique de ces manipulations.

Communiqués, Dans les médias

Glyphosate : une décision irresponsable et scandaleuse

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a annoncé aujourd’hui sa décision de ne pas classifier le glyphosate comme cancérogène probable.

Je condamne cette décision que je considère à la fois comme irresponsable et scandaleuse. En effet, de cette classification dépendra la décision de la Commission Européenne de la ré-autorisation ou non du produit en Europe.

Or, la toxicité du glyphosate ne fait plus de doute : en mars 2015, les experts du Centre international de recherches contre le cancer (CIRC), branche de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’ont inscrit au titre de substance « cancérogène probable ». L’ANSES a également indiqué que le glyphosate pouvait présenter des risques pour ceux qui l’utilisaient et qu’il serait le principal responsable du déclassement de la qualité des eaux.

Il est l’herbicide le plus utilisé au monde par les agriculteurs, via notamment le Roundup de l’américain Monsanto. En France, un champ de blé sur trois est traité au glyphosate !

Au-delà de sa toxicité propre, est à prendre en compte l’effet cocktail lié à la combinaison du glyphosate à d’autres produits chimiques, accentuant ainsi sa toxicité.

Au vu de la grande quantité d’études alarmantes, je demande à ce que le principe de précaution soit appliqué sans attendre, et soutiens l’appel de Ségolène Royal aux Ministres européens de l’Environnement à refuser le renouvellement de l’autorisation de la commercialisation pour 9 ans du glyphosate en Europe.

Pour consulter ma question au gouvernement au sujet du glyphosate datée du mai 2016.

Au Sénat, Interventions au Sénat

Proposition de résolution sur les perturbateurs endocriniens : interventions de MC Blandin et E. Benbassa

Ci-dessous les interventions de MC Blandin, Sénatrice du Nord, et de E. Benbassa, Sénatrice du Val-de-Marne, dans le cadre de l’examen en séance de la proposition de résolution visant à lutter contre l’exposition aux perturbateurs endocriniens, initiée par Aline Archimbaud et soutenue par le groupe écologiste.

Intervention MC Blandin – PPR Perturbateurs… par AlineArchimbaud

 

Intervention E. Benbassa – PPR Perturbateurs… par AlineArchimbaud

Au Sénat, Propositions

Le Sénat ouvre la porte à la lutte contre les perturbateurs endocriniens

 Presque 100%.

C’est la proportion de femmes enceintes contaminées par des perturbateurs endocriniens en France, selon une étude de Santé Publique France publiée en décembre dernier.

Ces substances nocives pour la santé et l’environnement sont omniprésentes, dans l’alimentation, les plastiques, les produits chimiques, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques, les produits d’entretien, les emballages entre autres.

A des doses infimes, encore plus quand elles sont absorbées conjointement, elles ont des effets délétères sur l’organisme et peuvent provoquer des cancers hormono-dépendants, être reprotoxiques, avoir des effets néfastes sur la thyroïdes, sur le développement neurologique, sur le métabolisme, et sur le système cardiovasculaire.

J’ai déposé au Sénat une proposition de résolution visant à lutter contre cette exposition permanente à laquelle nous sommes soumis.

Plusieurs propositions y étaient faites, notamment celles

– de lutter contre l’exposition des personnes les plus vulnérables, les femmes enceintes et les enfants, notamment dans les écoles et les crèches,

– d’interdire les pulvérisations de produits phytosanitaires, dont beaucoup ont un effet perturbateur endocrinien, à proximité des habitations et des écoles,

– d’interdire l’utilisation des perturbateurs endocriniens dans les produits médicaux, les jouets et les cosmétiques,

– de donner les moyens à la recherche indépendante, et notamment publique, pour que des études impartiales soient réalisées,

– et enfin de continuer à lutter contre les lobbys au niveau européen pour que la Commission Européenne produise enfin une définition des perturbateurs endocriniens protectrice de l’intérêt général.

Je suis très heureuse que cette proposition de résolution ait été adoptée au Sénat aujourd’hui, et j’espère que cette porte ouverte permettra d’avancer pour enrayer cette crise sanitaire immense.

Des propositions existent, elles sont réalistes, il faut maintenant la volonté politique de les mettre en place au plus vite.

La Commission Européenne se réunit une nouvelle fois le 28 février pour proposer une définition des perturbateurs endocriniens, il faut rester mobilisé pour défendre notre santé et notre environnement.

Retrouvez le texte complet de cette proposition de résolution sur le lien suivant.

Au Sénat, Propositions

Examen de la Proposition de résolution « lutte contre l’exposition aux perturbateurs endocriniens »

Demain après-midi sera discutée au Sénat dans le cadre de l’espace réservé au groupe écologiste la Proposition de résolution visant à renforcer la lutte contre l’exposition aux perturbateurs endocriniens, que j’ai initiée avec ma collègue Marie Blandin, Sénatrice du Nord, et soutenue par le groupe écologiste.

Retrouver le texte complet de cette proposition sur le lien suivant.

Marie Blandin interviendra au nom du groupe écologiste. Pour accéder à la séance en direct.

Au Sénat, Interventions au Sénat

Interventions sur le PLFSS 2017

 

Au Sénat

Autorisation du glyphosate : pas de décision de la Commission européenne pour l’instant

Autorisation du glyphosate : pas de décision de la Commission européenne pour l’instant

Un comité d’experts représentant les États membres de l’Union européenne devait aujourd’hui, décider de la prolongation ou non pour 9 ans de la commercialisation du glyphosate. Il s’agit d’un herbicide conçu par Monsanto, substance active du Roundup. Faute de majorité qualifiée, la Commission européenne a encore décidé de repousser la date du vote.

Aline Archimbaud rappelle que le glyphosate a été classé comme cancérigène probable pour l’homme par l’OMS en 2015. Herbicide le plus vendu au monde, elle considère que si malheureusement l’Union européenne venait à prolonger l’autorisation de sa commercialisation pour 9 ans, la France devrait appliquer le principe de précaution au nom d’une incertitude scientifique quant aux risques concernant la santé ou l’environnement que représente le glyphosate (règlement 1007/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009  – article 1, point 4). Et donc, exercer un droit de réserve en interdisant la commercialisation du glyphosate sur le territoire français.

Aline Archimbaud a déjà interpellé à ce sujet le Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, le 12 mai dernier, dans le cadre des Questions au Gouvernement.

Au Sénat

Huile de palme : encore une décision scandaleuse

 Huile de palme : encore une décision scandaleuse

La majorité sénatoriale supprime toutes les mesures pour en réduire l’inexplicable avantage concurrentiel


Dans la nuit du 11 mai, la majorité sénatoriale a supprimé le dispositif, issu de nombreux compromis, visant à réduire l’avantage comparatif dont bénéficie sans aucune raison l’huile de palme par rapport aux autres huiles. Les discussions à l’Assemblée Nationale avaient abouti à un dispositif déjà très progressif et ne créant en rien une discrimination envers cette huile comme cela a parfois été entendu dans l’hémicycle. La taxe additionnelle sur l’huile de palme devait atteindre, en quatre ans, le niveau de la taxe sur l’huile d’olive pour l’instant deux fois plus élevée. Une exonération pour les huiles de palme appelées « durables » – malgré l’absence de labels sérieux- avait été également prévue.


L’action des lobbys a bien fonctionné puisque l’article mentionnant l’huile de palme a été purement et simplement supprimé sur la base d’arguments très discutables voire inexactes. Les décisions ont encore une fois été reportées à plus tard.


Aline Archimbaud regrette très vivement ce recul scandaleux, alors que la culture intensive de l’huile de palme, forme de culture largement majoritaire, est à l’origine de graves problèmes de déforestation et de pollution, détruisant les équilibres biologiques et menaçant la santé des cultivateurs et des populations. Elle est présente par ailleurs dans de très nombreux produits de consommation courante du fait de son faible coût, et est donc trop souvent consommée en quantité alors qu’elle est constituée en grande partie d’acides gras saturés à l’origine de graves maladies cardiovasculaires. L’avantage concurrentiel dont bénéficie l’huile de palme dans notre pays est donc tout simplement inexplicable et sans fondement.

Aline Archimbaud continuera à demander sa suppression si celle ci n’est pas réalisée dans le cadre de la loi sur la reconquête de la biodiversité.

 

Au Sénat, Questions au gouvernement

Question au gouvernement – Herbicide Glyphosate

J’ai posé ce jeudi 12 mai une question à Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, concernant l’herbicide Glyphosate, dans le cadre des Questions au Gouvernement.

Retrouvez ci-dessous le texte de cette question (seul le prononcé fait foi).


QAG glyphosate

12 mai 2016

Aline Archimbaud – 2minutes30

Ma question d’adresse à Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

Monsieur le ministre, le 18 mai prochain, un comité d’experts représentant les États membres de l’Union européenne – donc, parmi eux, la France – se réunira afin de décider d’une éventuelle prolongation, pour neuf ans et sans restriction, de l’autorisation de commercialisation du glyphosate, un herbicide inventé par Monsanto, et qui est une substance active du Roundup.

Photo - Glyphosate - Mai 2016

Crédits : Sénat

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