Au Sénat

Photos de la Conférence de presse sur la situation des populations Roms

Ci-dessous, quelques photos de la conférence de presse organisée le jeudi 10 septembre au Palais du Luxembourg par Aline Archimbaud, sur la situation des populations Roms.

Crédit Photos : Gérard Porter

 

Au Sénat, En Seine-Saint-Denis

Conférence de presse sur la Situation des populations Roms au Palais du Luxembourg

Paris, le 8 septembre 2015

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice de Seine-Saint-Denis

vous convie à une conférence de presse sur la situation des populations Roms

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En présence de Patrick Braouezec,

Président de la Communauté d’Agglomération « Plaine Commune » (Seine-Saint-Denis),

de membres de collectifs et d’associations de soutien aux populations roms,

et de personnes issues des campements de Seine-Saint-Denis

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Jeudi 10 septembre à 11h au Palais du Luxembourg

Salle René Coty

Palais du Luxembourg – 15 rue de Vaugirard Paris VIe

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Alors qu’il bénéficiait d’un projet patiemment construit par de nombreuses associations, le Samaritain, dernier bidonville de La Courneuve – le plus ancien d’Île-de-France – vient d’être détruit. Or, chaque destruction entraîne des situations d’errance intolérables, interrompt toute démarche pour l’accès aux droits, distend les liens tissés avec un territoire. A Saint-Ouen, le village d’insertion partiellement financée par l’État a été balayé par une expulsion. A Saint-Denis, plusieurs terrains sont en danger.

La destruction des projets et des lieux de vie ne met pas fin au problème mais le déplace, tout en privant les personnes de tous leurs biens et de tout accès aux droits fondamentaux : vie familiale, travail, logement, santé, école. La parole politique se trouve réduite au mieux à un jeu stérile de renvoi de responsabilités. Ce scandale politique doit cesser.

Aujourd’hui les habitants des bidonvilles, des citoyens et des ONG créent des réseaux de solidarités entre voisins, entre terrains, entre citoyens. A l’heure où la France et l’Europe sont confrontées à l’immense défi politique et humain que constitue l’accueil des réfugiés, une réponse juste doit être également apportée à la situation dramatique que vivent les habitants de ces campements.

Des solutions existent, une autre politique est possible. Nous vous invitons à en débattre lors de cette conférence de presse.

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Pour tout contact : Adriane DUBOIS, Collaboratrice d’Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis :  a.dubois@clb.senat.fr07 78 81 36 51/01 48 95 49 90

Dans les médias

Roms de Bobigny, chronique d’un désastre annoncé

Retrouver l’article sur le blog des Invités de Mediapart

|  Par Les invités de Mediapart

Témoignage de Pascal d’Audaux, mediateur scolaire à l’ASET 93, une association d’aide à la scolarisation des enfants tsiganes, à propos de l’évacuation du camp de La Folie, à Bobigny. Il raconte l’errance forcée des Roms et l’instrumentalisation dont il a fait l’objet. « Dans le contexte d’une politique si clairement destructrice poursuivie par les pouvoirs publics, à quoi sert au bout du compte mon travail ? »


Le bidonville du 55 rue de Paris à Bobigny, au lieu-dit la Folie, existait depuis 2011. La municipalité avait alors permis à 35 familles expulsées d’un bidonville proche de s’y installer, leur avait installé un point d’eau, deux toilettes chimiques. Elle n’avait jamais voulu domicilier ces familles, reconnaître vraiment leur existence, les accompagner.

Oui, ce bidonville s’est dégradé au fil du temps. Les évacuations successives ont poussé trop de familles à y trouver un abri de plus en plus précaire. Le problème des ordures n’a jamais trouvé une solution vraiment satisfaisante. Les abords sont devenus une tache à l’entrée de la ville.

Oui, la surpopulation, l’absence de perspectives, l’extrême misère, ont été sources de tensions croissantes, de renonciations et parfois de prévarications.

Oui, quelques individus y ont imposé leur loi, et ont eu l’audace de refuser l’accès au GIP-HIS chargé par la Préfecture de Région d’y effectuer un diagnostic social (diagnostic dont le sens et l’intérêt n’ont été expliqués à personne sur le terrain).

Mais voilà : au-delà de ces quelques individus, très minoritaires, ce bidonville abritait des familles que je connaissais depuis des années, dont les enfants étaient scolarisés – et très bien scolarisés – dans les écoles de Bobigny. Mais voilà : ce bidonville était le lieu de vie – le seul lieu de vie – de jeunes mamans, de vieilles personnes très malades, d’adorables petits enfants qui auraient dû rejoindre les bancs de l’école l’année prochaine.

Une machine à broyer que rien n’arrive à arrêter

Le Tribunal de grande instance de Bobigny avait ordonné le 1er décembre 2014 l’évacuation du bidonville, en donnant un délai jusqu’à la fin de l’année scolaire.

A partir d’une semaine avant l’expulsion la police est passée tous les jours sur le terrain pour prévenir les familles de l’expulsion prévue le mardi 21 juillet au matin.

Lundi 20, j’ai pu échanger avec les policiers demandant aux familles de faire leurs bagages, les prévenant que le lendemain ils n’auraient pas le temps de rassembler leurs affaires.

La sénatrice Aline Archimbaud a eu le sous-préfet Normand au téléphone pour lui demander d’appliquer la loi de mise à l’abri des personnes. Il lui a affirmé qu’il ferait le point avec le préfet Galli.

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En Seine-Saint-Denis, Interventions 93

Campement rom de Bobigny : il est nécessaire de mettre en place des mesures d’urgence

Le 20 juillet 2015, Pantin

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis

Campement rom de Bobigny : il est nécessaire de mettre en place des mesures d’urgence

Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, tient à exprimer sa vive préoccupation devant la reprise des évacuations de campements roms en Seine-Saint-Denis.

Une menace d’évacuation plane en effet sur les occupants du terrain situé à la Folie à Bobigny ; celle-ci pourrait intervenir dès mardi 21 juillet au matin, et priverait de nombreuses familles d’un abri.

Parmi elles, 18 familles seraient originaires du campement du Pont de Bondy évacué en 2012, d’autres du campement des Coquetiers, évacué l’année dernière.  Ainsi, les occupants de ce terrain viendraient s’ajouter aux quelques 2500 autres personnes évacuées des campements au premier semestre 2015 en Île-de-France, sans qu’aucune solution globale ne soit apportée. Ces familles seraient dès demain livrées à elles-mêmes, sans abri, ce qui n’aurait pour autre effet que d’accentuer la précarité dans laquelle elles se trouvent, notamment les jeunes enfants, les personnes âgées, et les malades.

Par ailleurs, ces évacuations nuisent au processus d’intégration dans lequel beaucoup de familles s’engagent, soutenues en cela par des associations et des personnes solidaires, via notamment la scolarisation des enfants. Des enfants vivant sur le campement de la Folie fréquentent ainsi les écoles Marie Curie, Pasteur, et Victor Hugo, de la Ville de Bobigny.

Aline Archimbaud en appelle donc une nouvelle fois aux pouvoirs publics afin qu’ils garantissent l’application des dispositifs énoncés par la circulaire gouvernementale du 26 août 2012 relative « à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation » de ces campements, permettant de trouver des solutions d’accueil et d’hébergement dignes, en cohérence avec les principes de notre République.

Dans l’immédiat, et dans l’urgence, elle demande aux pouvoirs publics que soient appliquées les dispositions existantes en matière d’hébergement d’urgence pour « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale », lui permettant « dans des conditions d’accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l’hygiène » (article L345-2-2 du code de l’action sociale et des familles).

Pour tout contact 
Adriane DUBOIS
Collaboratrice d'Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis
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En Seine-Saint-Denis, Interventions 93

Question d’Aline Archimbaud au Préfet de Seine-Saint-Denis sur les conditions d’accueil et d’hébergement des populations roms

A l’occasion de la séance plénière du Conseil général de Seine-Saint-Denis du 16 octobre dernier, Aline Archimbaud a posé une question à M. le Préfet, Philippe Galli, relative aux conditions d’accueil et d’hébergement des populations rom sur le territoire.


Aline Archimbaud. Monsieur le Préfet, merci d’être là, de nous donner l’occasion d’entendre le rapport d’activité des services de l’État, et de pouvoir échanger directement avec vous.

La circulaire interministérielle de fin août 2012 fixe les conditions dans lesquelles les familles rom précaires doivent être accueillies en France. En Seine-Saint-Denis, nous sommes inquiets, à la fois sur la possibilité de scolariser les enfants, sur la santé et sur l’hébergement de ces personnes. Pourquoi l’État ne pourrait-il pas encourager la création de petites structures d’accueil et d’insertion de petites dimensions du type MOUS ou autres et qui pourraient être accompagnées par des réseaux associatifs. Un certain nombre sont volontaires.

Sur la même question, où en est-on de la coordination demandée au Premier Ministre par plusieurs parlementaires, afin de répartir les efforts d’accueil sur l’ensemble des départements d’Ile-de-France ?

Je vous remercie.


A venir la réponse de M. le Préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli.

 

Dans les médias, Interviews, Non classé

Article de l’Humanité.fr – Interview d’Aline Archimbaud Evacuation du campement des Coquetiers de Bobigny

Logement, éducation : les Roms, citoyens européens sans droits ?

Eugénie Barbezat
Mercredi, 22 Octobre, 2014
Le traitement réservé aux famille expulsées du camp des Coquetier, mardi, à Bobigny, soulève des réactions fortes de la part de citoyens, d’associations et d’élus de gauche, qui voient dans ce déni de droit au logement et à l’éducation, le symptôme d’un délitement de la République qui dépasse largement la question des Roms. Écoutez leurs témoignages.
Après l’évacuation,  à Bobigny, mardi 21 octobre 2014, par la police nationale du bidonville des Coquetiers, une soixantaine de personnes se sont retrouvées, sous une pluie battante, à la rue, pourchassées par les policiers qui les empêchaient de s’abriter sous le viaduc du chemin de fer…
Des 300-350 habitants du bidonville seuls 137 se sont vu proposer un relogement, souvent en province, plus de 100 se sont dispersés : sont restés ceux qui n’avaient vraiment aucune solution de repli possible, une quinzaine d’enfants de moins de 6 ans et leurs mères, des personnes âgées souvent très malades.
L’enjeu pour ces familles était de ne pas être séparées… un « droit de vivre en famille » élémentaire duquel les Roms seraient privés ?, interroge Véronique Decker, directrice de l’école primaire Marie-Curie, où étaient scolarisés plusieurs enfants du campement.
Selon le récit de cette journée d’horreur que fait l’association Romeurope, « Il s’est ensuite agit ensuite de bannir de la ville, au sens littéral du mot les enfants, femmes, vieillards et soutiens qui sont libres d’aller où ils veulent, pourvu qu’ils veuillent emprunter les rues qui les amènent au-delà des confins de la ville ».
Le soir même, à Paris, vers 21h, à la recherche désespérée d’un abri pour la nuit, le groupe s’est  retrouvé dans le hall d’accueil de l’hôpital Saint-Louis, où il espérait pouvoir passer la nuit…. C’est là qu’une unité de CRS comprenant  17 fourgonnettes, deux camions, un moyen blindé a  été mobilisée tout spécialement pour les chasser.
Après des heures de tergiversation et l’intervention de nombreux soutiens, ces personnes a pu dormir quelques heures dans  un gymnase du 11e arrondissement leur a été ouvert pour la nuit… Sans savoir où ils iront demain !
Cette situation révoltante n’est hélas pas un cas unique, et, comme le souligne Véronique Decker, elle est le symptôme d’un véritable basculement politique et d’un effacement de « frontières » entre droite et gauche :
Comme le souligne l’enseignante, il s’agit un problème d’accès à la scolarité ce qui constitue un fait nouveau, puisque, fidèle à sa mission depuis Jules Ferry, l’école  avait jusqu’alors toujours été de plus en plus intégratrice.
Abdel-Madjid Sadi,  Conseiller général communiste de Seine Saint denis, ex adjoint à la Mairie de Bobigny,
Aline Archimbaud, Sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis, en appelle aux pouvoirs publics afin qu’ils garantissent l’application des dispositifs énoncés par la circulaire gouvernementale du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation de ces campements, jugeant que l’accueil qui est actuellement réservé à ces populations est indigne de notre République.
https://soundcloud.com/humanite-fr/aline-archimbaud
En Seine-Saint-Denis, Interventions 93

Communique de presse : Evacuation du campement des Coquetiers à Bobigny

Aline Archimbaud prend acte du fait que les pouvoirs publics ont proposé des solutions de relogement à 137 personnes, dans différentes régions de France. Elle espère que ce relogement s’effectuera dans de bonnes conditions, avec l’accompagnement nécessaire, et permettra la scolarisation des enfants.

Cependant, certaines personnes restent sans solutions : une vingtaine d’enfants de moins de 6 ans, des femmes, des personnes âgées.

Elle proteste contre la façon dont une soixantaine de ces personnes s’est retrouvée sous une pluie battante, errant dans les rues, expulsées par les CRS de l’hôpital Saint-Louis.

Elle en appelle donc une nouvelle fois aux pouvoirs publics afin qu’ils garantissent l’application des dispositifs énoncés par la circulaire gouvernementale du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation de ces campements, jugeant que l’accueil qui est actuellement réservé à ces populations est indigne de notre République.

Des solutions innovantes existent, qui permettraient de lutter contre la multiplication des bidonvilles en créant des petites unités, et qui reposeraient sur l’association des populations à leur propre démarche d’insertion, via par exemple l’auto-construction de leurs habitations. Leur accompagnement pourrait être pris en charge par des réseaux de solidarité ; certains œuvrent depuis de nombreuses années avec une grande constance, parfois à l’initiative d’élus locaux, pour l’insertion et l’accès aux droits de ces populations trop souvent stigmatisées.

Leurs actions méritent un appui accru de la part des pouvoirs publics.

Pour tout contact :
Adriane DUBOIS
Collaboratrice d'Aline Archimbaud
a.dubois@clb.senat.fr
07-78-81-36-51
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