Communiqués, Dans les médias

Pollution de l’air : l’honnêteté de Renault mise en cause

La répression des fraudes a fait état hier de ses soupçons à l’égard de la direction du constructeur Renault qui auraient mis en place des « stratégies frauduleuses » afin de fausser les tests d’homologation de certains de ses moteurs, et cela depuis plus de 25 ans ! Un logiciel aurait été élaboré à cette effet, comme ce fut le cas chez Volkswagen.

Si ces scandales permettent de mettre fin aux tromperies extrêmement graves de constructeurs automobiles, celles-ci méritent une sanction à la hauteur de l’enjeu. En effet, la pollution de l’air est la troisième cause de mortalité dans notre pays, avec 48 000 morts chaque année selon une étude publiée le 21 juin 2016 par l’agence Santé Publique France! Sans compter les innombrables problèmes de santé au quotidien pour ceux qui respirent l’air pollué aux particules fines, auquel le trafic automobile contribue largement.

J’ai d’ailleurs alerté à plusieurs reprises le gouvernement des soupçons de trucage pesant sur l’industrie automobile, bien avant que n’éclate le scandale Volkswagen, soulignant que les tests n’étaient pas réalisés dans des conditions normales de circulation. Depuis longtemps les constructeurs jouent avec la réglementation pour faire homologuer des véhicules, et cela de façon parfaitement légal, ce qui est inacceptable.

Par ailleurs, j’ai également fait mention des doutes qui existent quant à l’indépendance des organismes officiels d’homologation qui, même s’ils ne reçoivent pas de subvention directe des constructeurs, réalisent pour eux de très nombreuses prestations…

Les scandales d’aujourd’hui sont donc la suite logique de ces manipulations.

Communiqués, Dans les médias

Communiqué – Pic de pollution en France

Pic de pollution en France : il est urgent de passer enfin aux actes

L’Ile de France, la région Lyonnaise, Lille et ses environs, plusieurs régions de France sont frappées depuis plusieurs jours par un pic de pollution d’une durée et d’une intensité rares, jamais vues depuis plus de 10 ans. La situation est extrêmement préoccupante et les conséquences sanitaires seront  sans aucun doute très fortes puisqu’on le sait,  les particules fines et le NOx, émis principalement par les véhicules à moteur dans les zones urbaines, provoquent entre autres cancers et affections pulmonaires.  

Depuis des années, avec les écologistes, je me bats pour limiter l’usage du diesel dans notre pays et lutter contre la pollution de l’air, avec un soutien à minima de la part des pouvoirs publics. Des mesures sont prises localement, et elles sont nécessaires, mais il est indispensable que la protection de la santé face aux effets dramatiques de la pollution de l’air ne fasse plus l’objet de tergiversations interminables.

Face à l’ampleur de ce problème sanitaire, qui entraîne la mort prématurée de près de 50 000 personnes par an dans notre pays, soit autant que l’alcool, le discours doit être unanimement ferme. On ne peut plus hésiter pendant des jours avant de mettre en place des mesures d’urgence fortes, comme la circulation alternée, alors que le pic de pollution a déjà commencé et est prévu pour durer. On ne peut plus voir le réseau de transports publics ployer sous le nombre de plus en plus grand de voyageurs et ne pas en tirer les conséquences urgentes qui s’imposent. Enfin, on ne plus fermer les yeux et continuer à laisser les constructeurs automobiles défier les règles en toute impunité et ne pas investir résolument dans la construction de véhicules propres.

Au-delà des mesures circonstancielles, il est enfin temps, comme j’en appelle de mes vœux depuis des années, que s’engagent des actions énergiques pour la mobilité de demain. Les responsables politiques doivent être unis sur cette question de santé publique et travailler ensemble, avec la population et l’ensemble des réseaux de la société civile.

 

En Seine-Saint-Denis, Sur le terrain

Gare de triage de Drancy

J’ai assisté le 4 juillet à Bobigny à la réunion du comité d’information et d’échanges relatif à la gare de triage de Drancy-le Bourget présidé par le préfet de Seine-Saint-Denis, en présence de responsables de la SNCF, des services de l’Etat, de pompiers et agents de la gendarmerie,d’élus et associations.

Les responsables de la SNCF ont indiqué avoir mis en eouvre des recommandations du CGEDD (dans son rapport du 7 mai 2015) concernant notamment le clôturage du site, son gardiennage et la diminution importante du niveau sonore. C’est une bonne chose.

Cela étant dit, en réponse à mes questions, il m’a bien été confirmé que passaient sur le site environ 200 wagons-castors par an (wagons chargés de déchets nucléaires) mais aussi de nombreux wagons chargés de produits dangereux et notamment du chlore. La SNCF confirme qu’il n’y a pas d’étude pour envisager un autre parcours pour ces produits dans des zones moins peuplées et plus éloignées des habitants. Une moyenne d’environ 100 000 wagons sont triés chaque année sur ce site.

Les associations de riverains présentes ont insisté sur la nécessité de renforcer l’information du public.

Un travail est en cours pour l’élaboration du plan particulier d’intervention (PPI).

Certes il ne s’agit pas de demander la fermeture de ce site et l’arrêt de cette activité, ni d’affaiblir la politique de frêt ferroviaire, mais de rester très vigilants devant le danger que représente le passage de wagons, relativement peu nombreux, mais contenant des produits extrêmement dangereux. Affaire à suivre…

Au Sénat, Questions au gouvernement

Améliorer la qualité de vie aux alentours du Stade de France

Ce mardi 15 mars, j’ai posé une question orale au Secrétaire d’État chargé du Budget, Monsieur Christian Eckert, au sujet de la dégradation de leur environnement à laquelle sont confrontés les riverains de l’A1 à Saint-Denis, et du projet d’enfouissement d’une portion de l’autoroute porté par des associations de riverains.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de ma question, ainsi que la réponse du Secrétaire d’État.


Projet d’enfouissement d’une portion de l’autoroute A1 à Saint-Denis

2016-0215-015-CL

Mme Aline Archimbaud :

Monsieur le Secrétaire d’État, j’ai été sollicitée par des représentants de trois associations de Seine-Saint-Denis au sujet de la terrible dégradation de l’environnement à laquelle sont confrontés les riverains et les salariés de l’autoroute Al et de sa bretelle, qui traversent le quartier nord-est de Saint-Denis.

Ces associations agissent pour faire reconnaître les nuisances subies quotidiennement sur ce territoire : pollution atmosphérique et bruit dus essentiellement au trafic routier sur le tronçon de l’autoroute Al où circulent, j’y insiste, près de 195 000 véhicules par jour.

Les chiffres en matière de pollution sont éloquents : cette zone bat en effet des records – de tristes records ! – en Île-de-France en matière de pollution atmosphérique, avec les particules fines issues des moteurs et le dioxyde de carbone notamment. Sur les soixante-dix stations de mesure implantées en Île-de-France par Airparif, c’est celle-là qui enregistre le dépassement le plus important du seuil limite journalier légal de particules PM10, à savoir un jour sur deux. En 2012, on a recensé 192 jours de dépassement !

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Communiqués, Dans les médias

Communiqué – Pollution de l’air : une décision totalement irresponsable de la majorité au Parlement européen

Paris, le 04/02/2016


Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice de Seine-Saint-Denis

Pollution de l’air : une décision totalement irresponsable de la majorité au Parlement européen

Le Parlement européen a validé le 3 février, avec une courte majorité, l’assouplissement des tests d’émission de polluants réalisés sur les véhicules avant leur mise sur le marché, lorsque les tests sont faits en conditions de route réelles. Les polluants concernés sont entre autres le CO2 et l’oxyde d’azote (NoX) dont les effets sur la santé sont désastreux et bien connus – l’Organisation Mondiale de la Santé a classé les particules fines et le NoX en « cancérogènes certains » en 2012. Les marges d’assouplissements sont scandaleusement trop larges, les véhicules pouvant émettre par exemple plus du double de NoX que la norme actuelle.

Comme le groupe écologiste au Parlement européen, Aline Archimbaud dénonce cette décision totalement irresponsable. Elle va à l’encontre des alertes émises unanimement par les professionnels de santé, les instituts de recherche, les associations, qui établissent un lien direct entre pollution de l’air, notamment la pollution routière, et pathologies lourdes comme des maladies respiratoires et cardiovasculaires. La pollution de l’air cause chaque année en France plus de 40 000 morts prématurées. Malheureusement, les intérêts des constructeurs automobiles ont encore une fois primé sur l’intérêt général et sur la santé publique dans l’Union européenne.

Aline Archimbaud demande au gouvernement français de peser fortement dans les discussions européennes pour soutenir toutes les réglementations plus favorables à la santé.

Au Sénat, Questions au gouvernement

Question au gouvernement – Tests d’émission de polluants

Retrouvez ci-dessous le texte de la question posée par Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, à Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, concernant les résultats des tests d’émission de polluants de la commission Royal, lors de la séance de Questions au Gouvernement, ce jeudi 28 janvier.

En l’absence de Madame Royal, c’est Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre, qui a répondu.

Seul le prononcé fait foi.


Question Au gouvernement

Jeudi 28 janvier 2016

2016-0071-016-SK

Madame Aline Archimbaud

Ma question concerne les tests d’émission de polluants automobiles.

Depuis juin 2012, l’Organisation Mondiale de la Santé a classé les particules fines et le Nox comme « cancérogènes certains ». Vous connaissez le chiffre de 40000 morts prématurées en France par an, sans compter les innombrables maladies respiratoires et cardiovasculaires liées à la pollution de l’air.

Après la publication, début janvier, des premiers résultats de la commission technique indépendante mise en place par la Ministre de l’écologie, le Gouvernement nous a rassurés sur le fait que le constructeur Renault n’avait pas fraudé. Nous en prenons acte. Ceci dit, la même commission a constaté, sur les 22 premiers véhicules français et européens examinés, des dépassements des normes d’émission très importants, 3 à 5 fois au moins, lorsque les véhicules sont utilisés en condition de route réelle. Faut-il rappeler cette évidence, les gens achètent une voiture pour rouler normalement.

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Dans les médias, Interviews

IRRESPIRABLE – Des villes au bord de l’asphyxie ?

Hier mardi 26 janvier a été diffusé sur Arte à 20h50 le documentaire « IRRESPIRABLE – Des villes au bord de l’asphyxie ? » sur la pollution de l’air.

Retrouvez ci-dessous le replay de ce documentaire, également accessible sur le site d’Arte.

Retrouvez l’interview d’Aline Archimbaud au repère 1:20:40 de la vidéo.

Dans les médias, Interviews

Pollution de l’air : « Un scandale du même type que l’amiante »

Aline Archimbaud était l’invitée hier jeudi 21 janvier de l’émission Sénat 360 sur Public Sénat, pour parler de la pollution de l’air.

Retrouvez ci-dessous un extrait de son intervention, ou sur le site de Public Sénat.


Pollution de l’air : « Un scandale du même type… par publicsenat

Retrouvez également l’intégralité du débat animé par Delphine Girard, également accessible sur le site de Public Sénat.

(repère lecture : 1:09:35)


Sénat 360 : Une biodiversité menacée / Ces… par publicsenat

Au Sénat, Interventions au Sénat

Débat sur le coût de la pollution de l’air

Aline Archimbaud est intervenue hier jeudi 14 janvier en hémicycle à l’occasion du débat organisé sur le coût de la pollution de l’air.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son intervention.


Intervention Aline Archimbaud

Madame la Présidente,

Monsieur le Ministre,

Monsieur le Président de la Commission d’enquête,

Madame la Rapporteure,

Mes chers collègues,

Les écologistes sont engagés depuis toujours dans un combat pour un air sain, dans la lutte contre la pollution de l’air responsable notamment, nous avons déjà eu l’occasion d’en discuter dans cet hémicycle, d’un véritable désastre sanitaire.

Nous nous sommes donc réjouis de la création de la commission d’enquête sur le coût économique et financier de la pollution de l’air et de l’estimation globale qu’elle allait pouvoir faire. Je tiens donc d’abord à remercier les membres de cette commission qui ont fait un travail considérable et indispensable pour bien mesurer l’enjeu de la lutte que nous devons mener contre la pollution de l’air. Et le coût de l’inaction en la matière est, la commission d’enquête l’a bien montré, gigantesque, de l’ordre d’au moins 100 milliards d’euros par an dans notre pays !

Face à ce constat, il est désormais indispensable de mettre en place des mesures fortes, des mesures courageuses, de court terme comme de long terme.

De court terme d’abord pour endiguer les pics de pollution, réguliers dans de nombreuses agglomérations et territoires de notre pays, avec des réactions encore trop lentes de la part des pouvoirs publics. Les seuils d’alerte établis par l’Organisation Mondiale de la Santé sont dépassés chaque année à plusieurs reprises, en particulier en ce qui concerne les niveaux de particules fines, durant de longues périodes, avec de graves conséquences pour la santé, les pneumologues et les pédiatres peuvent en témoigner.

Je veux le rappeler, les conséquences de l’exposition à la pollution de l’air sur la santé sont dramatiques : le nombre de morts prématurées liées à la pollution de l’air en France se compterait en dizaine de milliers, entre 43 000 et 45 000 selon les estimations de la commission européenne, l’immense majorité étant imputée aux fameuses particules fines. Une étude américaine publiée le 1er janvier dernier dans la revue Environmental Health Perspectives montre par ailleurs que les particules fines sont responsables d’une aggravation importante des maladies neurodégénératives comme Parkinson ou Alzheimer chez les patients déjà atteints.

Le groupe écologiste a été au Sénat, depuis plusieurs années, à l’origine de multiples propositions visant à endiguer cette pollution, mais la réaction des pouvoirs publics n’est pas à la hauteur des enjeux. Le coût de l’inaction n’est pourtant pas seulement sanitaire, mais économique et financier.

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Dans les médias, Interviews

France Inter « Secrets d’info » sur la Pollution automobile

Interview d’Aline Archimbaud dans le cadre de l’enquête menée par Matthieu Aron, Elodie Guéguen et Jacques Monin, sur la pollution et les lobbies automobiles.

Diffusée vendredi 6 novembre sur France Inter.

Retrouver ci-dessous le résumé vidéo de l’enquête :


Pollution automobile : l’hypocrisie européenne par franceinter

 Ci-dessous, le podcast de l’émission :