Communiqués, Dans les médias

Glyphosate : une décision irresponsable et scandaleuse

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a annoncé aujourd’hui sa décision de ne pas classifier le glyphosate comme cancérogène probable.

Je condamne cette décision que je considère à la fois comme irresponsable et scandaleuse. En effet, de cette classification dépendra la décision de la Commission Européenne de la ré-autorisation ou non du produit en Europe.

Or, la toxicité du glyphosate ne fait plus de doute : en mars 2015, les experts du Centre international de recherches contre le cancer (CIRC), branche de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’ont inscrit au titre de substance « cancérogène probable ». L’ANSES a également indiqué que le glyphosate pouvait présenter des risques pour ceux qui l’utilisaient et qu’il serait le principal responsable du déclassement de la qualité des eaux.

Il est l’herbicide le plus utilisé au monde par les agriculteurs, via notamment le Roundup de l’américain Monsanto. En France, un champ de blé sur trois est traité au glyphosate !

Au-delà de sa toxicité propre, est à prendre en compte l’effet cocktail lié à la combinaison du glyphosate à d’autres produits chimiques, accentuant ainsi sa toxicité.

Au vu de la grande quantité d’études alarmantes, je demande à ce que le principe de précaution soit appliqué sans attendre, et soutiens l’appel de Ségolène Royal aux Ministres européens de l’Environnement à refuser le renouvellement de l’autorisation de la commercialisation pour 9 ans du glyphosate en Europe.

Pour consulter ma question au gouvernement au sujet du glyphosate datée du mai 2016.

Au Sénat, Propositions

Le Sénat ouvre la porte à la lutte contre les perturbateurs endocriniens

 Presque 100%.

C’est la proportion de femmes enceintes contaminées par des perturbateurs endocriniens en France, selon une étude de Santé Publique France publiée en décembre dernier.

Ces substances nocives pour la santé et l’environnement sont omniprésentes, dans l’alimentation, les plastiques, les produits chimiques, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques, les produits d’entretien, les emballages entre autres.

A des doses infimes, encore plus quand elles sont absorbées conjointement, elles ont des effets délétères sur l’organisme et peuvent provoquer des cancers hormono-dépendants, être reprotoxiques, avoir des effets néfastes sur la thyroïdes, sur le développement neurologique, sur le métabolisme, et sur le système cardiovasculaire.

J’ai déposé au Sénat une proposition de résolution visant à lutter contre cette exposition permanente à laquelle nous sommes soumis.

Plusieurs propositions y étaient faites, notamment celles

– de lutter contre l’exposition des personnes les plus vulnérables, les femmes enceintes et les enfants, notamment dans les écoles et les crèches,

– d’interdire les pulvérisations de produits phytosanitaires, dont beaucoup ont un effet perturbateur endocrinien, à proximité des habitations et des écoles,

– d’interdire l’utilisation des perturbateurs endocriniens dans les produits médicaux, les jouets et les cosmétiques,

– de donner les moyens à la recherche indépendante, et notamment publique, pour que des études impartiales soient réalisées,

– et enfin de continuer à lutter contre les lobbys au niveau européen pour que la Commission Européenne produise enfin une définition des perturbateurs endocriniens protectrice de l’intérêt général.

Je suis très heureuse que cette proposition de résolution ait été adoptée au Sénat aujourd’hui, et j’espère que cette porte ouverte permettra d’avancer pour enrayer cette crise sanitaire immense.

Des propositions existent, elles sont réalistes, il faut maintenant la volonté politique de les mettre en place au plus vite.

La Commission Européenne se réunit une nouvelle fois le 28 février pour proposer une définition des perturbateurs endocriniens, il faut rester mobilisé pour défendre notre santé et notre environnement.

Retrouvez le texte complet de cette proposition de résolution sur le lien suivant.

Au Sénat, Questions au gouvernement

Question au gouvernement – Herbicide Glyphosate

J’ai posé ce jeudi 12 mai une question à Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, concernant l’herbicide Glyphosate, dans le cadre des Questions au Gouvernement.

Retrouvez ci-dessous le texte de cette question (seul le prononcé fait foi).


QAG glyphosate

12 mai 2016

Aline Archimbaud – 2minutes30

Ma question d’adresse à Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

Monsieur le ministre, le 18 mai prochain, un comité d’experts représentant les États membres de l’Union européenne – donc, parmi eux, la France – se réunira afin de décider d’une éventuelle prolongation, pour neuf ans et sans restriction, de l’autorisation de commercialisation du glyphosate, un herbicide inventé par Monsanto, et qui est une substance active du Roundup.

Photo - Glyphosate - Mai 2016

Crédits : Sénat

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Communiqués, Dans les médias

Communiqué – Abeilles : l’Assemblée Nationale vote la suppression des néonicotinoïdes

Paris, le 18 mars 2016

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice de Seine-Saint-Denis

Abeilles : l’Assemblée Nationale vote la suppression des néonicotinoïdes

En deuxième lecture du projet de loi sur la biodiversité, en cours cette semaine à l’Assemblée Nationale, les députés ont voté l’interdiction des néonicotinoïdes, un pesticide considéré comme toxique pour les pollinisateurs, à partir du 1er septembre 2018.

Aline Archimbaud, Sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis, se félicite de cette décision forte, portée aussi au sein du groupe écologiste du Sénat de longue date par son collègue Joël Labbé, Sénateur du Morbihan.

C’est un signal fort envoyé aux industries chimiques qui permettra de développer la recherche d’alternatives à ces produits neurotoxiques nocifs pour la santé des abeilles, pour la santé humaine et pour la biodiversité.

Il faudra cependant rester mobilisés sur cette question afin que cette interdiction, sans dérogation possible, soit maintenue dans le texte jusqu’à l’adoption définitive du projet de loi avant l’été.

Au Sénat, Questions au gouvernement

Aline Archimbaud alerte la Ministre de l’Ecologie à propos de l’épandage du Malathion dans les territoires d’outre-mer

Aline Archimbaud a alerté la Ministre de l’Écologie, du Développement durable, et de l’Énergie, sur les conséquences de l’autorisation d’épandage du produit toxique malathion dans les territoires d’outre-mer, à l’occasion d’une question écrite datée du 11 décembre 2014.

Ci-dessous le texte de la question écrite, ainsi que la réponse de la Ministre.

Texte de la question : Mme Aline Archimbaud alerte Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les conséquences de l’autorisation d’épandage du produit toxique malathion dans les territoires d’outre-mer.

La situation est préoccupante, puisque la Guyane a débuté le 18 novembre 2014 son utilisation. De nombreuses associations guyanaises de protection de l’environnement et de la santé ont donné l’alerte concernant la mise sur le marché et l’utilisation comme insecticide du malathion, par arrêté ministériel du 5 août 2014, dans le but de lutter contre la propagation du virus du chikungunya.

Si elle tient à saluer les initiatives du Gouvernement dans la lutte anti-vectorielle menée en Guyane, notamment concernant les épidémies de dengue et de chikungunya, elle s’interroge sur la pertinence de recourir au malathion compte tenu de sa nocivité pour les populations et les habitats naturels et alors même que l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) confirme que son efficacité pour atteindre l’objectif recherché n’est pas avérée.

Ainsi, dans le souci du respect du droit des habitants à vivre dans un environnement sain, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quels éléments sont à l’origine de cette décision et quelles sont les mesures mises en place par les services concernés afin d’assurer la parfaite sécurité sanitaire des populations et la sauvegarde de la biodiversité.

Texte de la réponse de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie : Les risques pour la santé humaine et l’environnement liés à l’utilisation des pesticides sont désormais bien établis. Il est donc nécessaire de poursuivre toutes les actions pour que les usages de pesticides diminuent chaque fois que cela est possible et, lorsqu’ils doivent être utilisés, pour protéger l’environnement et la santé humaine.

L’arrêté du 5 août 2014 a autorisé, pour une durée limitée à 180 jours, l’utilisation de produits insecticides à des fins de lutte anti-vectorielle et des traitements ont débuté en novembre. Cette mesure temporaire visait à contribuer à la lutte contre la propagation de l’épidémie de chikungunya, qui a connu un fort développement en Guyane tout au long de l’année 2014 et qui a touché plusieurs milliers de nos concitoyens (près de 15 000 cas cliniquement évocateurs recensés à la fin du premier trimestre 2015). Les moyens disponibles pour prévenir l’accélération de cette épidémie, qui est transmise par le moustique tigre, se sont avérés insuffisants.

En effet, en complément des mesures préventives (lutte contre les larves de moustiques, destruction des gîtes favorables à leur développement), il est nécessaire de lutter contre les moustiques adultes, en s’appuyant sur des insecticides à base d’une substance active nommée deltaméthrine. Or l’usage exclusif de cette substance a conduit au développement d’une résistance croissante des moustiques.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), dans un avis du 18 mars 2014, a confirmé l’insuffisance des solutions mises en place et les résistances à la deltaméthrine. Parmi les options identifiées et susceptibles d’être disponibles à brève échéance, une autre substance active, le malathion, a été identifiée en priorité. Sur la recommandation de l’Anses, des essais complémentaires ont été réalisés et ont confirmé la bonne efficacité du malathion dans la lutte contre le moustique tigre.

Si l’on pouvait s’attendre à une bonne efficacité du malathion sur le terrain, il est important, pour limiter le développement de la résistance observée, qu’il soit utilisé pendant une durée limitée. Par ailleurs, comme beaucoup de pesticides, le malathion est une substance dangereuse qui, si elle doit être utilisée, ne peut l’être qu’avec de grandes précautions.

C’est pourquoi le Haut Conseil de santé publique (HCSP) avait été sollicité afin de préciser les conditions d’utilisation du malathion et les mesures de gestion supplémentaires et de surveillance ciblée en direction des opérateurs et de la population. Son avis, remis le 2 juillet 2014, comportait plusieurs préconisations pour prévenir les risques pour la santé et l’environnement.

Toutes ces mesures de prévention ont été reportées dans l’arrêté du 5 août 2014, qui prévoyait en particulier des zones, une formation des agents chargés de l’application, une protection particulière des agents par le port d’équipements de protection individuels, une durée de traitement réduite ou encore l’information des riverains préalablement aux pulvérisations. Ces différentes dispositions visaient à rechercher une utilisation aussi réduite que possible de ces insecticides, tout en atteignant le niveau de protection contre le chikungunya que la population guyanaise était en droit d’attendre.

En outre cet arrêté prévoyait également qu’au terme de cette dérogation, un rapport soit établi par les structures chargées de la mise en œuvre de ces opérations de lutte anti-vectorielle, c’est-à-dire le Conseil général de la Guyane et l’Agence régionale de santé de Guyane. Ce rapport, qui abordera, en autres sujets, l’impact de l’emploi de ce produit sur l’environnement et son efficacité pour lutter contre ce moustique vecteur, sera remis aux ministres chargés de l’environnement, de la santé et de l’Outre-mer. Plus récemment, le 20 mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer a modifié son classement du malathion comme cancérigène probable pour l’homme.

Dès lors, dans l’esprit du principe de précaution, les ministères précités ont aussitôt décidé, par arrêté conjoint du 27 mars 2015, de mettre un terme immédiat à la disposition sur le marché et à l’utilisation du malathion en Guyane.

À plus long terme, il est souhaitable que puissent être mises en œuvre d’autres modalités de prévention de cette maladie minimisant encore le recours aux pesticides toxiques, dans la continuité de l’action menée dans le domaine agricole face aux risques des produits phytopharmaceutiques.

Au Sénat, Interventions au Sénat

Proposition de résolution pour un moratoire sur les néonicotinoides

Hier, le Sénat examinait la proposition de résolution du sénateur écologiste Joël Labbé, relative aux néonicotinoides.

Les néonicotinoïdes sont une famille d’insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes. Ce type de produits est présent sur le marché français depuis 1994. Leur caractère systémique leur confère la possibilité d’être présent dans la totalité de la plante durant toute sa vie. Et provoque une hécatombe chez les abeilles notamment.

Si l’impact dramatique des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs, les macro-invertébrés et les oiseaux ne peut plus être nié – ni les dangers terribles qu’ils font donc courir à la pollinisation et donc à toute la production agricole -, nous savons à présent que les risques graves que cette famille d’insecticide constitue sur la santé humaine ne peuvent par ailleurs plus être exclus.

Aline Archimbaud est donc intervenue en hémicycle pour soutenir Joël Labbé sur ce texte, en insistant sur les risques sanitaire pour l’humain et sur la volonté incompréhensible du gouvernement et des groupes parlementaires de faire obstacle à cette résolution qui n’était pourtant pas une révolution : elle demandait juste une prise de position du Sénat sur ce sujet.

Vous retrouverez ci-dessous l’intervention d’Aline Achimbaud en séance.

Vous pouvez également consulter le communiqué de presse écologiste faisant suite au rejet du texte par le Sénat, ainsi que l’intervention de Joel Labbé en séance.

Un dossier législatif dédié se trouve également à votre disposition sur le site du Sénat.

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Communiqués, Dans les médias

Communiqué de presse – Néonicotinoïdes : l’alerte écologiste au Sénat n’a pas été entendue

Ci-dessous le communiqué de presse du Groupe écologiste au Sénat suite au rejet hier soir mercredi 4 février de la Proposition de Résolution pour un moratoire sur les néonicotinoides soutenue par le groupe écologiste et portée par le Sénateur écologiste Joël Labbé.

Paris, le 4 février 2015

Communiqué de presse

Néonicotinoïdes : l’alerte écologiste au Sénat n’a pas été entendue

Le Groupe écologiste a présenté aujourd’hui, dans le cadre de son espace réservé, une proposition de résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs, de l’environnement et de la santé et à un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes. Ce texte a été rejeté.

Joël Labbé, sénateur du Morbihan, Vice-Président de la commission aux Affaires économiques et auteur de la proposition de loi, a déclaré : « Je déplore que le Ministre de l’Agriculture se soit opposé à cette proposition de résolution. Il aurait pu, au moins, s’en remettre à la sagesse du Sénat. Dans son discours lors de la conférence environnementale, le Président de la République a indiqué : Un moratoire européen concernant trois néonicotinoïdes a été décidé à notre initiative. Je sais qu’il y a d’autres risques et nous irons plus loin. La France portera elle-même ce dossier au plan communautaire. Force est de constater que cet engagement n’est pas tenu par son Ministre. »

Aline Archimbaud, sénatrice de Seine-Saint-Denis, Vice-Présidente de la commission des Affaires sociales et oratrice pour le Groupe a appelé à lancer une alerte : « Le principe de précaution nous indique que l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives. »

Pour le Groupe écologiste, il est difficile de comprendre cette opposition à un texte qui proposait de confier un mandat au gouvernement pour une application du principe de précaution au bénéfice de la santé humaine et de la protection des pollinisateurs.

Au Sénat, Dans les médias, Interventions au Sénat, Outre-Mer

Salon de l’agriculture : En finir avec les pesticides en outre-mer ?

Lundi 24 février 2014, Aline s’est rendue au Salon de l’agriculture pour enregistrer une émission de radio pour Outre-mer 1ère consacrée aux pesticides.

Avec Sophie Gaudeul (Secrétaire Confédérale de la CFDT) et Jean-Bernard Gonthier (Président de la Chambre d’agriculture de la Réunion), ils ont pu échanger de manière constructive sur ce sujet brûlant aux Antilles.

Vous pouvez revisionner le débat ici en vidéo.

 

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Crédits: Marine Tondelier

 

Au Sénat, Interventions au Sénat

Collectivités et particuliers : une loi 100% écolo pour aller vers le 0% phyto

Après la création du statut de lanceurs d’alertes sanitaires et environnementales l’an dernier, la deuxième loi « 100% écolo » de la législature vient d’être adoptée à l’Assemblée nationale. La proposition de loi du sénateur écologiste Joël Labbé visant à encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires, rapportée successivement par Ronan Dantec et Brigitte Allain ne demande plus qu’à être promulguée.

Elle répond au constat alarmant de l’Institut de Veille Sanitaire, qui a révélé que les Français étaient aujourd’hui « plus exposés que les Allemands ou les Canadiens aux produits phytosanitaires ».
«Grâce à la loi votée aujourd’hui, les collectivités devront dès le 1er janvier 2020 abandonner l’utilisation des produits phytosanitaires pour l’entretien de leurs espaces verts, forêts et promenades, précise Brigitte Allain.
Deux ans plus tard, il sera impossible de mettre sur le marché des produits phytosanitaires pour les particuliers » complète Joël Labbé.
Ces délais permettront à chacun de trouver dans un temps raisonnable des solutions alternatives aux produits phytosanitaires : un rapport sur les freins juridiques et économiques au développement des substances et préparations alternatives aux produits chimiques de synthèse sera ainsi publié d’ici à la fin de l’année.
« Sur cette proposition, le travail avec le gouvernement a été très positif, et permis d’obtenir une avancée majeure », se félicite Ronan Dantec, rapporteur du texte au Sénat.
« En proposant ce texte dans le cadre de notre niche annuelle, et en le faisant adopter, c’est une écologie utile et concrète, une écologie pragmatique et du quotidien, que nous voulons promouvoir, explique François de Rugy, coprésident du groupe à l’Assemblée. C’est l’illustration de l’utilité de disposer de groupes parlementaires dans les deux Assemblées, et de l’efficacité d’un travail cohérent des parlementaires écologistes complète Jean-Vincent Placé, son homologue du Sénat. »