En Seine-Saint-Denis, Interventions 93

Des nouvelles du Fort de Vaujours

J’ai participé vendredi 25 novembre à la réunion de la Commission de Suivi de Site (CSS) du Fort de Vaujours, qui se déroulait à la sous-Préfecture de Torcy, sous les présidences des deux Sous-Préfets du Raincy et de Torcy.

En présence d’élus, de représentants de nombreuses associations de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, du représentant de l’Autorité de Sureté Nucléaire (autorité indépendante qui poursuit régulièrement ses contrôles et donne ses avis sur le contrôle radiologique), de l’Autorité Régionale de Santé, et d’une délégation de la Directions de l’Entreprise Placoplatre / Saint Gobain.

A cette occasion, j’ai informé les participants qu’avec mes deux collègues sénateurs, Gilbert Roger et Michel Billout, nous avons été reçus début novembre à notre demande au cabinet de la Ministre de l’Environnement Ségolène Royal.

Nous avons demandé (et obtenu l’engagement) qu’une autorité indépendante puisse être désignée par le Préfet pour faire l’expertise des pollutions autres que radioactives présentes sur le site (présence d’explosifs, de métaux lourds et de produits chimiques). L’embauche d’un prestataire certifié (selon les normes gouvernementales) est à l’étude.

L’entreprise Placoplatre a fait le point sur les travaux engagés, et l’ASN le point sur les interventions de contre-expertise. Un représentant de la CRIIRAD était également présent à la demande d’associations.

Les associations ont insisté sur la nécessité de poursuivre la vigilance quant au suivi des eaux. Une extension des travaux du tiers expert (l’ASN) aux canalisations a été adoptée.

Affaire à suivre…

Aline Archimbaud

En Seine-Saint-Denis, Interventions 93

Nouvelle réunion de la commission de suivi de site du Fort de Vaujours – Les préfets souhaitent mettre en place la plus grande transparence

 Le 9 juillet, j’ai participé à une nouvelle réunion de cette commission, sous la présidence des deux Sous préfets de Torcy (Seine-et-Marne) et du Raincy (Seine-Saint-Denis).

Les représentants de l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN, autorité indépendante en charge de la radioprotection en France) y ont présenté les conclusions de l’inspection inopinée « sur le thème de la radioprotection des travailleurs et de l’environnement » effectuée le 11 juin dernier, à la demande des Préfets, sur le chantier de démolition des bâtiments du site du Fort de Vaujours.

Un certain nombre de constats sont satisfaisants, mais d’autres constats montrent que le protocole sur lequel l’entreprise Placoplatre s’est engagée n’est pas entièrement respecté.

Les responsables de Placoplatre ont 3 mois pour tout régulariser. Par ailleurs,les Préfets ont indiqué que le rythme des réunions serait plus serré (tous les trois mois). La prochaine réunion, prévue en octobre, doit examiner (et éventuellement amender) le projet de cahier des charges du Tiers Expert qui sera chargé de contrôler la sécurité pendant les travaux, et qui rendra régulièrement des comptes directement à l’Autorité de Sureté Nucléaire.

Avec mes collègues sénateurs Gilbert Roger et Michel Billout, j’ai à nouveau insisté sur la nécessité, par ailleurs, que puisse être mise en place une expertise complémentaire indépendante, capable de décrypter pour les citoyens, les associations et les élus locaux, les résultats des contrôles chiffrés, et les constats techniques, et d’en dégager les enjeux.

A suivre donc..

Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis

En Seine-Saint-Denis, Sur le terrain

Fort de Vaujours : Aline Archimbaud soutient la manifestation du 20 juin pour connaître la vérité

Pantin, le vendredi 19 juin 2015

Communiqué de presse

Fort de Vaujours :

Aline Archimbaud, Sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis,

soutient la manifestation du 20 juin pour connaître la vérité

Lors de la réunion de la Commission de Suivi de Site du 5 mai dernier, des élus locaux, des parlementaires et de nombreux représentants d’associations ont protesté contre le manque de transparence dans ce dossier.

Je suis intervenue avec mes collègues Sénateurs G. Roger et M. Billout auprès de Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, pour l’informer de ces difficultés qui empêchent que le débat public se mène dans de bonnes conditions.

Certains documents ont été communiqués depuis : l’avis de l’ASN et le protocole proposé par l’entreprise Placoplatre.

Mais ma position n’a pas changé : je demande la suspension des travaux de démolition tant que ne sera pas communiquée une définition complète et satisfaisante du cahier des charges du tiers-expert, et que ne soit pris par l’État un engagement clair de mise en place d’une contre-expertise indépendante permettant aux citoyens et aux élus d’être informés en toute transparence.

Devant les inquiétudes de la population et des salariés face aux risques de pollutions radioactives, chimiques, pyrotechniques, nous voulons que les pouvoirs publics mettent en place un dispositif permettant de connaître la vérité, et ceci dans l’intérêt général.

J’apporte mon soutien à l’ensemble des habitants, des salariés, et des associations mobilisés pour connaître la vérité.

Pour tout contact :
Adriane Dubois
Attachée Parlementaire d'Aline Archimbaud,
Sénatrice de Seine-Saint-Denis
a.dubois@clb.senat.fr
01 48 95 49 90
07 78 81 36 51
En Seine-Saint-Denis, Interventions 93

Fort de Vaujours : Réponse aux dirigeants de l’entreprise Placoplatre

Au fort de Vaujours, Placoplâtre veut « éliminer toute trace de pollution »

G.P. | 26 Mai 2015, 19h04 | MAJ : 26 Mai 2015, 19h04

Les sénateurs Archimbaud (EELV), Billout et Roger (PCF) réclament la suspension des travaux de démolition

Dans un courrier adressé mardi à Jean-Luc Marchand, directeur industriel de Placoplâtre, les sénateurs de Seine-Saint-Denis Aline Archimbaud (EELV), Gilbert Roger (PS) et de Seine-et-Marne Michel Billout (PCF) disent «regretter» que l’étude de l’ASN et le protocole de Placoplâtre « n’aient pas été communiqués à la commission de suivi de site» du 5 mai, ce qui n’a pas permis de «donner lieu à un véritable échange». Par ailleurs, faute d’information sur le mandat donné par l’ASN aux deux organismes mandatés pour des contrôles radiologiques, ils estiment que «les conditions ne sont pas réunies pour que les travaux de démolition des bâtiments soient conduits sans risque» et demandent donc leur suspension pure et simple.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site du Parisien 77.

Consulter le courrier adressé ce mardi 26 mai par Gilbert Roger, Sénateur de Seine-Saint-Denis, Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, et Michel Billout, Sénateur de Seine-et-Marne, aux dirigeants de l’entreprise Placoplatre, en réponse à un courrier qui leur avait adressé récemment: Courrier à Placoplatre

Dans les médias, Interviews

Placoplâtre va pouvoir reprendre les démolitions au fort de Vaujours

Gwenael Bourdon avec G.P. | 06 Mai 2015, 19h04 | MAJ : 06 Mai 2015, 19h04

4751053_abafc84e-f408-11e4-9958-001517810e22-1_545x460_autocropFort de Vaujours, mai 2013. Les services de l’Etat ont donné leur feu vert à Placoplâtre pour la démolition de 215 bâtiments anciennement occupés par le Commissariat à l’énergie atomique. (LP/M. K.)

C’est une nouvelle qui met en ébullition les élus et les associations. Placoplâtre va pouvoir reprendre rapidement la démolition de bâtiments dans le Fort de Vaujours. Ces travaux étaient suspendus depuis un peu moins d’un an.

Le sujet est sensible : le site, à cheval sur les départements de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, a autrefois abrité le Commissariat à l’énergie atomique qui y a réalisé des expériences en détonique nucléaire.

En février 2014, des mesures avaient confirmé la présence, en certains points du site, de pollution radioactive. Et, quelques mois plus tard, Placoplâtre, qui souhaite y ouvrir une carrière de gypse à ciel ouvert, avait dû suspendre ses travaux de démolition.

Or, le géant du plâtre vient d’obtenir le feu vert des services de l’Etat et de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), à l’issue d’une commission de suivi qui s’est tenue mardi après-midi, en sous-préfecture du Raincy. « La société Placoplâtre s’est engagée […] à respecter scrupuleusement les recommandations de l’ASN et, en l’état, rien ne s’oppose à la poursuite de la démolition qui commencera par les bâtiments n’ayant jamais fait l’objet de stockage, d’utilisation ou de transit d’aluminium », annonce le préfet du 93, Philippe Galli, par voie de communiqué. Il ne s’agit pour l’heure que de démolir les installations en surface, pas encore d’intervenir en sous-sol. De son côté Placoplâtre se réjouit de cette nouvelle et annonce reprendre les démolitions « dans les prochains jours ».

Parmi les élus présents lors de la commission de suivi, la sénatrice (Europe Ecologie) Aline Archimbaud se plaint de n’avoir eu accès « ni au rapport de l’ASN, ni au protocole de Placoplâtre ». Les discussions, décrit-elle, ont été « très dures ». « Placoplâtre met une pression terrible pour reprendre les travaux au plus vite ». Un point surtout soulève l’inquiétude. L’ASN recommandait en mars « qu’il soit fait appel à un tiers expert pour le suivi des opérations ». Mais la préfecture annonce désormais que Placoplâtre mettra en place un « dispositif d’autocontrôle », en rétribuant directement le laboratoire chargé du suivi.

« On est bien en présence d’un site pollué. Qu’on démolisse avec toutes les précautions nécessaires, pourquoi pas ? Mais nommer un tiers expert payé par Placoplâtre me semble difficilement acceptable ! », réagit Ludovic Toro, maire UDI de Coubron, qui va écrire aux ministres de la Santé et de l’Ecologie. « Nous avons exigé la mise en place d’une expertise indépendante, mais l’ASN et le préfet nous ont répondu qu’il n’y avait pas de budget. Or, pour nous, c’est une condition non négociable », indique Aline Archimbaud, qui s’apprête, elle aussi,, avec le sénateur (PCF) Michelle Billout, à interpeller Ségolène Royal.

Le collectif « Sauvons la Dhuis », qui ne siège pas à la commission mais vient de déposer une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui pour des démolitions intervenues l’an dernier, est atterré. « Nous allons relancer la mobilisation et appeler à manifester », prévient Christophe Nédélec, à l’origine d’une pétition réclamant « la vérité sur le fort de Vaujours » qui a recueilli plus de 130 000 signatures.

« La gestion de ce dossier est particulièrement inacceptable »

Sollicitée par certaines associations pour venir à la commission de suivi mardi, la Criirad (Commission de recherches et d’information indépendantes sur la radioactivité) avait finalement décliné l’invitation, expliquant que, faute d’avoir pu accéder en amont au protocole soumis par Placoplâtre à l’ASN, il n’était « pas possible de porter un regard critique sur le projet ».

Au lendemain de cette commission de suivi de site, le chef du laboratoire de la Criirad, Bruno Chareyron, regrette que « la réalité nous donne raison ». « Nous avons l’habitude de ces commissions de suivi qui sont davantage des chambres d’enregistrement que de véritables lieux de débat et de contre-expertise », poursuit le scientifique, qui estime que « la gestion du dossier du fort de Vaujours est particulièrement inacceptable ».

« Depuis le début, les experts mandatés par l’Etat ou Placoplâtre concluent à l’absence de contamination radioactive, alors qu’elle est avérée. »

L’ingénieur, qui trouve également aberrant qu’on « saucissonne les travaux de surface et en sous-sol, qu’on sépare la radioactivité des autres pollutions alors que le problème devrait être traité globalement », a « le sentiment que les choses sont jouées d’avance. Il y a de quoi être choqué et inquiet ».

Communiqués, Dans les médias

Fort de Vaujours : la plus grande vigilance s’impose

Le 6 Mai 2015, Paris

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis

Fort de Vaujours : la plus grande vigilance s’impose

Ce mardi 5 mai s’est tenue à la sous-préfecture du Raincy la deuxième réunion de la « Commission de Suivi de Site (CSS) du Fort de Vaujours », suite aux travaux de démolition engagés par l’entreprise Placoplatre sur le site, réunion à laquelle Aline Archimbaud a participé.

Entre mars et mai 2014, cette société spécialisée dans l’extraction de gypse, et propriétaire d’une partie du site depuis 2010, a initié la démolition de bâtiments sur le site tandis qu’un collectif d’associations de riverains et de défense de l’environnement avait relevé depuis 2011 une élévation de radioactivité sur certains points du site, et que des mesures réalisées en février 2014 par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) dépendant de l’autorité de l’ASN, avaient également confirmé la présence de pollutions radioactives et d’autres pollutions chimiques.

Dans un rapport du 2 juillet 2014, l’IRSN avait d’ailleurs mis en doute la méthodologie retenue par Placoplatre afin de garantir les travailleurs et le public des risques d’exposition aux poussières radioactives, ainsi que la protection de l’environnement à l’occasion de ces démolitions, ce qui avait à donné lieu à un moratoire sur les démolitions des bâtiments à la demande des services de l’État.

Un nouvel avis de l’Autorité de Sûreté Nucléaire daté du 20 mars 2015 a été présenté lors de cette réunion. Il exige de l’entreprise qu’elle respecte scrupuleusement les recommandations qui y sont contenus, afin de garantir la radioprotection des travailleurs et des populations riveraines.

La réunion d’hier a permis de poser les questions essentielles, notamment la nécessité de mettre en place une expertise indépendante qui permette d’évaluer régulièrement la qualité des mesures d’accompagnement proposées par l’entreprise Placoplatre, qui souhaite reprendre au plus vite les travaux de démolition.

Sur ce point, rien n’a été décidé hier, la plus grande vigilance s’impose donc. J’interviendrai dans les jours qui viennent auprès de la Ministre de l’Environnement pour que cette expertise indépendante, seule garante de la transparence et du respect de l’intérêt général puisse être mise en place.

Les enjeux de santé publique sont très lourds.

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Attachée Parlementaire d'Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis
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Communiqués, Dans les médias

Communiqué de presse – Site pollué du Fort de Vaujours : une grande vigilance s’impose

Le mardi 27 janvier 2015

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis

Site pollué du Fort de Vaujours : une grande vigilance s’impose

Le documentaire de Sarah Oultaf « Pollution des sols : le scandale caché » diffusé mardi dernier sur France 5 a consacré une large partie de l’émission au scandale du Fort de Vaujours, situé sur les communes de Vaujours (93) et de Courtry (77).

Ce site a été occupé de 1955 à 1997 par le centre d’études sur les poudres et explosifs du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) afin d’y mener des expérimentations d’armements nucléaires, utilisant notamment de l’uranium naturel et appauvri.

En 2010, une partie de ce site a été rachetée par la société Placoplatre, filiale du groupe Saint-Gobain, en vue d’exploiter une carrière destinée à approvisionner son usine de transformation de gypse.

Entre mars et mai 2014, cette société a initié la démolition de bâtiments sur le site tandis qu’un collectif d’associations de riverains et de défense de l’environnement avait relevé depuis 2011 une élévation de radioactivité sur certains points du site, et que des mesures réalisées en février 2014 par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) dépendant de l’autorité de l’ASN, avaient également confirmé la présence de pollutions radioactives liées à la présence d’uranium.

Le risque d’exposition par inhalation peut avoir sur le long terme des effets sur la santé sous forme de cancers et de leucémies, auquel s’ajoute le risque lié aux pollutions chimiques, métaux lourds et munitions non explosées.

Dès le mois d’avril, Aline Archimbaud, jugeant le protocole de sûreté appliqué aux ouvriers du chantier totalement improvisé, a interpellé les pouvoirs publics afin qu’un moratoire soit prononcé sur ses démolitions, et qu’une analyse exhaustive du site soit effectué par le CEA, secondé par un organisme d’experts indépendant.

Dans un rapport particulièrement accablant, rendu public le 2 juillet 2014, l’IRSN a d’ailleurs mis en doute la méthodologie retenue par Placoplâtre afin de garantir les travailleurs et le public des risques d’exposition aux poussières radioactives, ainsi que la protection de l’environnement à l’occasion de ces démolitions.

A la demande des services de l’Etat, les démolitions des bâtiments ont été suspendues durant l’été 2014 jusqu’à ce que le protocole de protection des travailleurs du chantier et des riverains proposé par Placoplâtre soit validé par l’IRSN.

Aline Archimbaud interpelle une nouvelle fois les pouvoirs publics afin qu’ils garantissent un suivi exigeant de ce dossier, en ne permettant pas la reprise de ces travaux avant que ces conditions ne soient réunies, et afin qu’ils s’engagent pour la protection de la qualité de notre environnement, du sol, de l’air et de l’eau en Seine-Saint-Denis.

Après le scandale de l’amiante, et bien d’autres, il n’est plus possible d’opposer emploi et santé publique. La Seine-Saint-Denis a besoin de développement économique et d’emplois. Mais pas au prix de la santé de ses salariés et de ses habitants. Des solutions en ce sens sont tout à fait possibles.

Notre département doit bénéficier de la même qualité de vie que tous les autres territoires de la République.

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Collaboratrice d'Aline Archimbaud
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Manifestation davant l’Usine placoplâtre – Fort de Vaujours

Aline Archimbaud était présente lors de la mobilisation qui a eu lieu samedi 17 mai de 15h à 17h à l’appel du collectif Sauvons la Dhuis, relayé par les écologistes de Seine-Saint-Denis, une mobilisation pour demander que la vérité soit faite sur la radioactivité au Fort de Vaujours et que cessent les démolitions qui ont actuellement lieu sur le site, au mépris de la santé des ouvriers et des riverains.

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Deux articles du Parisien. fr sur le sujet :

A l’appel de l’association Sauvons la Dhuis et d’EELV 93, 500 manifestants ont réclamé l’arrêt des démolitions engagées par Placoplâtre.

Marion Kremp | 19 mai 2014, 07h00

« Casse-toi, placo ! », pouvait-on lire samedi sur les pancartes des manifestants massés devant l’usine Placoplatre. Près de 500 personnes s’étaient donné rendez-vous pour demander l’arrêt du chantier de démolition engagé par le géant du plâtre au fort de Vaujours. Ancien centre d’expérimentation du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), le site, qui a fermé en 1997 après quarante ans d’essais de détonique à l’uranium, montre une radioactivité anormale dénoncée depuis 2001 par les associations locales et la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité).

Propriétaire de 40 ha de ce site classifié pollué par le ministère de l’Environnement et frappé d’une servitude d’utilité publique par la préfecture depuis 2005, Placoplatre a déjà démoli quelque 26 bâtiments. Lundi dernier, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a publié sur son site une note d’information dans laquelle le protocole de démolition établi par Placo est jugé « insuffisant ».

« Nous nous battons depuis des années pour que la pollution du site à l’uranium, mais aussi à d’autres substances hautement toxiques, soit reconnue par le CEA, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et Placo, a rappelé au micro Christophe Nédelec, de l’association Sauvons la Dhuis. En 2011, nous avons effectué nous-mêmes des mesures et, en deux heures et de nuit, nous avons trouvé des points chauds radioactifs à plus de trente fois la norme ! Ce qu’a fini par confirmer l’ASN le 25 février dernier, après que tous les acteurs nous ont traités d’affabulateurs ! Aujourd’hui nous demandons l’arrêt du chantier de démolition engagé en catimini par Placo, qui n’a même pas attendu l’avis de l’ASN sur son protocole ! »

En première ligne de la manifestation, la sénatrice (EELV) de Seine-Saint-Denis, Aline Archimbaud, a rappelé son engagement à organiser une réunion de travail avec la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, avant l’été. Mais elle a surtout demandé un moratoire et « l’arrêt de la démolition avant que des études indépendantes soient réalisées sur l’ensemble du site ». Le candidat aux européennes et ex-secrétaire national EELV, Pascal Durand, s’est, de son côté, engagé à aider à « faire stopper la démolition devant les tribunaux ». « La logique de Placo est celle du fait accompli, alors que l’on sait maintenant officiellement que le site est pollué, c’est indécent ! ».

Présent hier, le maire (DVD) de Courtry, Xavier Vanderbise, également vice-président de Marne et Chantereine, propriétaire d’une partie du fort, a assuré « qu’aucuns travaux ne seraient engagés par la communauté de communes avant que des études soient faites ! » « Je me suis rendu sur le chantier et les conditions de travail ne m’ont pas satisfait. Je vais demander au plus vite un rapport de l’inspection ! », a déclaré l’élu après avoir appelé à une éventuelle nouvelle mobilisation. « Il faudra se rendre à la préfecture et chez Placo en semaine pour faire barrage ! »

A ses côtés, dans le cortège, Grégory Jurado, conseiller municipal d’opposition Front de gauche, a demandé au maire de Courtry « de faire stopper la démolition par tous les moyens, notamment en utilisant son pouvoir de police ». Une solution qui était sur toutes les lèvres dans les rangs des manifestants.

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Des « espions » dans les rangs

19 mai 2014, 07h00

Si le ton de la manifestation était plutôt calme samedi, un épisode a montré que les manifestants pouvaient aussi montrer les dents. Eric Flamant, chargé de mission pour Placo, faisait partie du cortège. En « civil », c’est-à-dire sans le costume qu’il porte habituellement, celui qui est présenté comme un consultant par BPB Placo s’est fait huer par les manifestants qui l’ont accusé d’être « un espion infiltré », avant d’être obligé de quitter la manifestation. Certains ont même affirmé l’avoir vu « renseigner la police en donnant les noms des meneurs de la manifestation ». « Il a osé dire que les travaux de démolition n’entraîneraient pas l’exploitation de la carrière ! », a déclaré Didier Delperoux, d’EELV 93.

Sur Internet circule une vidéo qui montre Eric Flamant lors d’une réunion d’information chez un membre de l’opposition à Vaujours (Seine-Saint-Denis), José Da Silva. Il y déclarait alors en 2012 : « S’il y a un risque, ce sont nos ouvriers qui le prendront ! » Une sortie qui n’avait, à l’époque, pas échappé aux militants. D’autres intrus ont été aperçus durant la manifestation, écoutant les conversations et les entretiens privés des journalistes.

A l’issue du mouvement, Placoplatre a diffusé un communiqué assurant que « le projet d’exploitation est à un stade d’études jusqu’à fin 2015, qu’il sera soumis à autorisation préfectorale sur tous ses aspects : techniques, environnementaux et sanitaires ». Le géant du plâtre s’est également réjoui de l’éventualité d’une prochaine concertation constructive avec Ségolène Royal.

En Seine-Saint-Denis, Interventions 93

Moratoire sur les travaux sur le site du Fort de Vaujours

Le 25 avril 2014, Paris

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis

Demande d’un moratoire

sur les travaux effectués sur le site du Fort de Vaujours

Suite au rapport de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) paru le 16 avril dernier rendant publiques les mesures de radioactivité effectuées le 25 février 2014 à la demande de lASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) sur le site du Fort de Vaujours, mesures révélant un niveau de rayonnement 10 à 20 fois supérieur au niveau naturel sur certains points du site,Aline Archimbaud renouvelle sa demande d’un moratoire sur les travaux menés par l’entreprise PLACOPLATRE depuis le début du mois d’avril. Elle était déjà intervenue dans ce sens en février dernier au Sénat lors d’une question orale au Ministre de l’Écologie Philippe Martin.

En effet, une destruction de 26 bâtiments a déjà été entreprise très récemment sans qu’aucune analyse exhaustive du site n’ait été menée et sans que n’ait été informée la commission locale de concertation et de suivi réunissant les parties prenantes de ce dossier.

Le protocole de sûreté appliqué aux ouvriers qui travaillent actuellement sur ce chantier est totalement improvisé. Il est invraisemblable que, de l’aveu même de Monsieur Gilles Bouchet, directeur d’exploitation des carrières chez PLACOPLATRE, l’entreprise ne daigne soumettre à l’évaluation de l’ASN l’efficacité et la pertinence de ce protocole qu’à la fin des premiers travaux. C’est ce qui s’appelle jouer avec la vie des personnes.

Aline Archimbaud demande donc à ce que le moratoire permette que soit réalisé un état des lieux complet de l’ensemble des pollutions résiduelles du site par le CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique), secondé en cela par des experts indépendants, et selon un protocole exigeant et unique. Aucune zone ne doit faire l’objet d’un protocole spécifique ou a-minima.

Par ailleurs, Aline Archimbaud tient à exprimer sa surprise quant aux résultats de ces mesures alors même que celles effectuées en 2011 par ce même institut, comme d’ailleurs d’autres instituts mandatés par PLACOPLATRE, n’avaient pas mis en évidence la contamination. La question de la capacité de l’IRSN à détecter des contaminations radioactives se pose évidemment. C’est pourquoi Aline Archimbaud souhaite qu’une enquête du ministère de l’Écologie soit menée afin de déterminer les carences dans les protocoles d’expertise, les méthodes de travail, ou dans le choix des équipements de mesure utilisés par les experts, qui puissent expliquer une telle variabilité dans les résultats livrés par l’IRSN.

Aline Archimbaud déplore également que ni l’ASN dans son communiqué de presse, ni l’IRSN dans son rapport ne fassent référence au risque d’ingestion et d’inhalation des poussières radioactives, alors que ce risque est souligné dans le rapport de la CRIIRAD qui a constaté la fragmentation de certains points chauds et met en garde sur les risques d’incorporation de particules d’uranium, notamment en cas de travaux de démolition.

Aline Archimbaud adressera aujourd’hui même un courrier à la Madame Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement Durable, et de l’Énergie, afin de lui demander à ce que soit organisée dans les plus brefs délais une réunion de concertation au Ministère de l’Écologie, associant toutes les parties prenantes, afin déterminer les mesures, urgentes, à mettre en place dans le cadre de ce dossier.

Elle apporte tout son soutien aux élus et associations qui demandent une intervention rapide des pouvoirs publics.

Pour tout contact :
Adriane DUBOIS
Collaboratrice d'Aline Archimbaud
a.dubois@assistants.senateurs.fr
07-78-81-36-51
En Seine-Saint-Denis, En Seine-Saint-Denis, Santé, Sur le terrain

Manifestation devant l’usine Placoplâtre

Photo Manifestation Vaujours Usine

 

Suite à l’annonce des résultats des mesures effectuées sous le contrôle de l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) sur le site du Fort de Vaujours, des militants écologistes locaux de Seine-Saint-Denis ont lancé un appel à une action de sensibilisation des salariés de l’usine Placoplâtre, quant à leurs conditions sanitaires de travail sur ce site actuellement en chantier.

Aline Archimbaud  a été la première à réagir hier matin en appelant à un soutien  à cette manifestation (Communiqué de presse et Article du Parisien.fr).

Les élus régionaux, sous la houlette de Corine Rufet, Vice-presidente à l’environnement, ont également appelé à manifester.

 

C’est ainsi qu’en lien avec les instances nationales d’Europe Ecologie-Les Verts,  le comité de campagne EELV pour les élections européennes, représenté par Mohamed Mechmach, les représentants d’EELV 93, et le groupe local de Clichy-sous-Bois, ont décidé d’aller à la rencontre des salariés de Placoplâtre qui ont, pour la plupart, témoigné leurs vives inquiétudes quant aux résultats des mesures de radioactivité du site sur lequel certains d’entre eux travaillent quotidiennement.

 

Aline Archimbaud reste mobilisée sur ce dossier et tient à témoigner de sa profonde préoccupation pour les conditions de travail des salariés de l’usine Placoplâtre et pour celles des riverains du site du Fort de Vaujours car le doute n’est plus permis. Elle continuera à alerter, comme elle l’a déjà fait à de nombreuses reprises, les pouvoirs publics et le gouvernement sur le sujet.