Au Sénat, Questions au gouvernement

Question au gouvernement sur le dispositif « Garantie jeunes »

Retrouvez ci-dessous le texte de la question posée par Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, à Madame Myriam El Khomri, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue social, concernant le dispositif « Garantie jeunes », lors de la séance de Questions au Gouvernement, ce jeudi 26 novembre, suivi de la réponse de la Ministre. Seul le prononcé fait foi.


Question Au Gouvernement

Dispositif « Garantie jeunes »

26 novembre 2015

Mme Aline Archimbaud

Madame la Ministre, la France est en deuil et pleure les victimes des attentats du 13 novembre.

En cette période d’épreuves difficiles, nous avons le devoir, plus que jamais, de renforcer la cohésion nationale. Et pour cela, de mettre en œuvre, ardemment, l’une des devises de la République : la Fraternité.

Une étude de 2012 mettait déjà en exergue un constat très sombre : une partie de notre jeunesse est oubliée. 15% des jeunes ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi. Ils sont invisibles. Un peu plus d’un million de jeunes sont aujourd’hui dans une situation de très grande pauvreté.

Crédit : Sénat

Ma question porte particulièrement sur le dispositif « Garantie jeunes ».

Il s’adresse à ces jeunes là, déscolarisés, sans emploi, sans formation, souvent très isolés, ayant perdu toute relation sociale, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.

La « Garantie jeunes » est un contrat « donnant-donnant » : pendant un an, en contrepartie d’une aide financière du montant du RSA, le jeune s’engage à suivre rigoureusement la démarche organisée par une mission locale. Ce contrat repose sur la notion de confiance et de responsabilité. Il s’agit de redonner de l’estime de soi, de réapprendre à vivre dans un collectif, et à devenir autonome et capable d’initiative.

L’aide financière est strictement conditionnée au respect d’engagements exigents. Au début, un accompagnement collectif intensif de 6 semaines nécessite que le jeune se rende chaque jour de la semaine et toute la journée à diverses activités.

C’est un accompagnement global dans le champ de la vie sociale en général., et bien sûr de la formation et de la recherche d’une activité économique.

De l’avis de tous, les effets sont très positifs.

Madame la Ministre, ma question est double : première question, quelles mesures comptez-vous prendre pour que l’ensemble des acteurs associatifs et sociaux connaissent mieux ce dispositif et puissent ainsi mieux repérer les jeunes concernés et les motiver pour rentrer dans cette démarche ? Quelles mesures énergiques comptez-vous prendre pour sensibiliser fortement les entreprises afin qu’elles jouent le jeu et accueillent les jeunes pour les Périodes prévues de Mise en Situation en Milieu Professionnel ? Deuxième question, Madame la Ministre, ce dispositif concernait 28 000 jeunes sur 72 territoires en septembre 2015. Me confirmez-vous, publiquement, l’engagement du gouvernement de respecter l’objectif annoncé par le Président de la République d’avoir 100 000 bénéficiaires en 2017 ?

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En Seine-Saint-Denis, En Seine-Saint-Denis, Interventions 93

L’écologie populaire au coeur de nos quartiers

Sans titre - 1

 

Sur invitation du groupe local de Montreuil, j’ai participé à une réunion publique très enrichissante avec les habitants au Théâtre des Roches de Montreuil. Des discussions politiques, sur les thèmes de la santé et de l’emploi ont été conduites.

Une quarantaine de personnes sont ainsi venues échanger sur ces sujets là. L’occasion de partager sur les pratiques et initiatives locales : la régie de quartier, le réseau d’échange et de savoirs, la mutualisation entre habitants pour l’auto-réhabilitation de logements, les jardins partagés …

Nous avons également échangé sur la question des Roms et sur la fonction des institutions politiques, notamment le droit de vote des étrangers, le cumul des mandats, la parité homme / femme etc.

Cette soirée fut à la fois l’occasion de discussions politiques mais aussi de partage sur les initiatives associatives. : un vrai bol d’air d’écologie populaire.

 

 

 

 

 

 

Au Sénat, EELV au Sénat, Interventions au Sénat

Sécurisation de l’emploi : une réponse insuffisante aux défis sociaux

Le Sénat a adopté cette nuit le projet de loi portant sur la « sécurisation de l’emploi », au terme d’un examen dans un climat déplorable. Le Groupe écologiste du Sénat regrette vivement que le débat parlementaire ait été bâclé, du fait de l’usage par le Gouvernement de la procédure de vote dit « bloqué » contre sa propre majorité.

Pour les écologistes, la démocratie sociale ne doit pas se faire au mépris de la démocratie représentative. Le rôle des parlementaires était bien de renforcer politiquement le texte, et non de ratifier « tout l’accord, rien que l’accord », dans la mesure où de nombreuses inquiétudes faisaient jour. C’est pourquoi les écologistes avaient de nombreuses avancées à proposer en matière de représentativité des salariés, de mise en œuvre des droits nouveaux, de modèle d’accès à la santé, ou encore d’intégration de la dimension environnementale au monde de l’entreprise…

Si des progrès existent (lutte contre le temps partiel subi, incitation au CDI pour les jeunes de moins de 26 ans, droits rechargeables à l’assurance chômage, complémentaire santé), les reculs étaient trop importants (mobilité contrainte, licenciements massifs facilités, changement des clauses du contrat imposé au salarié) pour emporter l’adhésion du Groupe écologiste, qui s’est abstenu.

Pour Jean Desessard, membre de la commission des Affaires sociales et chef de file sur ce texte : « Le projet de loi laisse planer trop d’incertitudes et la « discussion » parlementaire, si tant est d’ailleurs qu’on puisse parler de réelle « discussion », n’a pas permis d’améliorer le texte en substance. »

Pour Jean-Vincent Placé, Président du Groupe et membre de la commission des Finances, les regrets sont doubles sur ce projet de loi : « Non seulement les garanties contenues dans ce projet de loi en matière de sécurisation de l’emploi n’ont pas pu être renforcées, mais surtout nous regrettons la faiblesse d’encadrement des dispositifs de flexibilité. De plus, ce texte ne répond pas à nos attentes en matière de lutte contre la précarité. »

Les écologistes se félicitent néanmoins de l’adoption de leur amendement qui met en place une prévoyance pour les cas de multiplicité de contrats chez le même employeur, notamment les CDD effectués successivement sans interruption dans l’entreprise, une avancée concrète pour les contrats précaires.