Au Sénat

Ma rencontre avec de jeunes Amérindiens du collège de Saint Georges (Guyane) au Sénat

J’ai rencontré hier au Sénat cinq jeunes amérindiens, élèves au collège Constant Chlore à Saint Georges, accompagnés de deux de leurs professeurs qui ont organisé avec eux un voyage d’une semaine en métropole. Nous avons échangé longuement sur leurs aspirations, sur les difficultés qu’ils pouvaient rencontrer au quotidien et sur leur éloignement d’avec leurs familles, puisque leur collège est situé à deux à six jours de pirogue de leur village de Trois sauts (selon le niveau du fleuve), sur le haut Oyapock, et qu’ils ne voient leurs parents que pendant les vacances scolaires.

Ils m’ont parlé de leurs envies pour l’avenir, et m’ont montré des projets cinématographiques très réussis sur leur village et leur collège, qu’ils ont réalisé ensemble. J’ai rencontré des jeunes fiers de leur culture, volontaires, curieux, créatifs, qui ont des projets plein la tête, et des enseignants passionnés qui donnent tout pour que leurs élèves réussissent, malgré les barrières qu’ils rencontrent et malgré le manque de budget criant auquel ils sont confrontés.

Forte de cette rencontre, je continuerai à défendre sans relâche les propositions du rapport parlementaire que j’ai réalisé avec ma collègue députée Marianne Chapdelaine auprès du nouveau gouvernement, pour que soient enfin réunies les conditions d’un mieux-être pour les Amérindiens de Guyane et pour que tous ces jeunes puissent enfin, selon leurs mots, « réaliser leurs rêves ».

Communiqués, Dans les médias

Guyane : pour un dialogue et des solutions rapides

Paris, le 30 mars 2017

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Guyane : pour un dialogue et des solutions rapides

Les manifestations très importantes qui ont lieu actuellement en Guyane expriment le grand malaise vécu par la population, dénonçant notamment les déficits de moyens publics en matière de sécurité, de santé, d’éducation et de qualité environnementale.

Les associations amérindiennes se sont jointes aux rassemblements de protestation et rappellent aussi l’urgence des mesures à prendre pour qu’elles connaissent enfin des conditions de vie dignes. Elles reprennent une bonne partie des propositions émanant de la mission parlementaire que j’ai menée en 2015.

Je souhaite que ces revendications soient entendues et qu’un dialogue positif puisse s’établir entre le gouvernement, les élus locaux et la population afin qu’un pacte d’avenir ambitieux soit enfin défini et opérationnel au plus vite.

Pour accéder au rapport « Suicides des jeunes Amérindiens en Guyane française : 37 propositions pour enrayer ces drames et créer les conditions d’un mieux-être », cliquer ici.

Au Sénat, Interventions au Sénat

Quelques pas de plus vers l’égalité réelle en outre-mer

Le projet de loi Égalité réelle en Outre-mer a été adopté au Parlement la semaine dernière. Il a pour objectif de réduire les inégalités d’accès aux biens, aux services publics, aux droits, et les problèmes éducatifs, sanitaires, économiques, d’accès à l’emploi, de coût de la vie trop élevé auxquels sont confrontés les habitants des territoires d’Outre-mer par rapport aux habitants de l’hexagone.

Les débats au Sénat ont enrichi le texte et la plupart des amendements déposés par Aline Archimbaud au nom du groupe ont été adoptés en séance. Ils permettront notamment d’améliorer l’information des enfants sur des questions de santé, de renforcer les prérogatives du nouveau Grand Conseil Coutumier des populations amérindiennes et bushinenges de Guyane et de lutter contre l’orpaillage. Les avancées obtenues dans ce domaine sont très positives, notamment pour la Guyane, où c’est un véritable fléau aux conséquences graves sur l’environnement, la santé des habitants et leur sécurité au quotidien. Autre disposition attendue depuis des décennies par des milliers de victimes des essais nucléaires, la loi Morin qui définit les critères pour leur indemnisation a été grandement améliorée ! Enfin les victimes pourront être indemnisées sans que soit remis en cause de façon indue le lien entre leur maladie et leur exposition aux essais nucléaires français en Polynésie et au Sahara.

Malgré ces avancées, les difficultés restent nombreuses et certains sujets fondamentaux, comme le développement de l’enseignement en langue maternelle pour tous les enfants qui ne parlent pas le Français à leur entrée à l’école, ou le développement d’une agriculture, d’une aquaculture locales et  respectueuses de la biodiversité, de filières environnementales, de filières d’énergies renouvelables, n’ont pas été réellement traités.  Le lancement d’une réflexion sur la mise en place d’un observatoire du suicide en Guyane, pourtant proposé au Sénat, a été également supprimé de la version finale du texte. Compte tenu des enjeux forts sur ce territoire qui connaît un taux de suicide chez les jeunes anormalement élevé, plus particulièrement chez les jeunes des communautés amérindiennes et bushinengués, cette suppression est extrêmement regrettable. C’est une occasion ratée de mieux comprendre les mécanismes qui poussent ces jeunes à se suicider et de mettre en place les conditions d’un mieux-être.

On le voit, beaucoup reste à faire, mais les avancées sont réelles ! Le groupe écologiste a donc voté pour ce projet de loi, en espérant qu’il serve d’appui pour que d’autres dispositions allant plus loin soient prises par la suite.

Dans les médias

Le suicide des jeunes Amérindiens de Guyane

Cliquez ici pour accéder au reportage audio.

Au Sénat

Retour sur le colloque sur les Amérindiens de Guyane

La semaine dernière, j’ai reçu au Sénat une délégation guyanaise d’une quinzaine de personnes : acteurs locaux, associatifs, représentants des populations amérindiennes, élus, responsables des pouvoirs publics et de la cellule régionale pour le mieux vivre.

Ce colloque fait suite au rapport de la mission parlementaire que j’ai remis il y a un an avec ma collègue députée Marie-Anne Chapdelaine à propos du taux très élevé de suicides chez les jeunes Amérindiens de Guyane. Ce rapport contient 37 propositions pour enrayer ces drames et créer les conditions d’un mieux être.

Un an après, j’ai donc souhaité, tirer un premier bilan de la mise en œuvre de ces propositions, et plus globalement, faire un état des lieux de la situation.

Nicolas Hulot, particulièrement intéressé par la dimension humaine, culturelle et environnementale de cette situation, a souhaité entendre directement les représentants de ces populations, et échanger avec eux. Une rencontre a donc été organisée mardi, la veille du colloque, au Palais du Luxembourg.

Les prises de parole ont été riches, parfois émouvantes, traduisant la difficulté, pour les jeunes amérindiens, de se projeter dans l’avenir, compte tenu de leurs conditions de vie souvent très précaires. Ils craignent également de voir leur identité disparaître en rentrant dans le monde moderne. Lire la suite

Au Sénat

Revue de presse – Colloque sur la situation des Amérindiens de Guyane

Info Soir du 30/11/2016 sur France O

Le Journal de 20h du 30/11/2016 d’ATV Guyane Début vidéo : 5’35 – 8’34

Le Choix de la rédaction de France Culture 30/11/2016 : « Comment enrayer le suicide des jeunes Amérindiens en Guyane française ? » (Florence Sturm)

Reportage de France Info daté du 4/12/2016 : « Conférence sur la biodiversité : les Amérindiens de Guyane veulent sauver la nature… et leur culture » (Anne-Laure Barral)

Journal de 13h du mardi 29/11/2016 de Radio Guyane 1ère  Début piste audio : 4’30 – 7’30

Sur le site de lHumanité, article paru le 2/12/2016 : « Amérindiens. Premiers peuples de Guyane et premiers oubliés de la République » (Adrien Rouchaleou)

Sur le site de France Guyane, article paru le 30/11/2016 : « Le suicide des jeunes Amérindiens discuté au Sénat », et article paru le 1/12/2016 : « Amérindiens : le drame de la jeunesse porté au Sénat » (François Xavier Guillerm)

Sur le site de Reporterre, article paru le 30/11/2016 : « Les jeunes Amérindiens de Guyane victimes d’une « épidémie de suicides » » (Laure Hänggi)

Sur le site d’Outremer 360, article paru le 1/12/2016 : « Guyane-Suicide des Jeunes Amérindiens: Un premier bilan mitigé »

Au Sénat

Communiqué – Rencontre entre Nicolas Hulot et des représentants des populations amérindiennes

 

Paris, le 29 novembre 2016

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice de Seine-Saint-Denis

Rencontre entre Nicolas Hulot et des représentants des populations amérindiennes

Nicolas Hulot rencontre cet après-midi au Sénat une délégation de représentants des populations amérindiennes et bushinengués venus spécialement de Guyane dans le cadre d’un colloque qui aura lieu demain au Palais du Luxembourg, dédié à la situation des populations amérindiennes.

Ce colloque fait suite au rapport de la mission parlementaire remis il y a un an par Aline Archimbaud et sa collègue Marie-Anne Chapdelaine, députée d’Ille-et-Vilaine, à propos du taux très élevé de suicides chez les jeunes Amérindiens de Guyane. Ce rapport contient 37 propositions pour enrayer ces drames et créer les conditions d’un mieux être.

Un an après, Aline Archimbaud souhaite, par ce colloque, tirer un premier bilan de la mise en œuvre de ces propositions, et plus globalement, faire un état des lieux de la situation.

Nicolas Hulot, particulièrement intéressé par la dimension humaine, culturelle et environnementale de cette situation, a quant à lui souhaité entendre directement les représentants de ces populations, et échanger avec eux.

En effet, les enjeux sont importants :

Comment enrayer l’épidémie de suicides qui touche les jeunes amérindiens et qui traduit un immense mal-être et une grande difficulté à se projeter dans l’avenir ? Ces jeunes sont porteurs de projets et de propositions qui leur permettraient de préserver leur identité tout en rentrant dans le monde moderne, et de répondre à une situation économique et sociale difficile. Toutefois, leurs projets ne rencontrent pour l’instant que peu d’écho.

D’autre part, la Guyane possède près de 8 millions d’hectares de forêt qui constituent environ 96% de son territoire. Ces forêts, de type « tropicale humide », abritent une biodiversité exceptionnelle. Le Parc amazonien de Guyane est une partie de l’immense forêt amazonienne dont la superficie est de six millions de kilomètres carrés. C’est la plus grande zone de forêt ancienne tropicale de notre planète, peuplée de plus de la moitié des espèces animales et végétales terrestres, et fournissant un cinquième de la planète en eau douce. C’est aussi une source importante de lutte contre les gaz à effet de serre. Or, les savoirs-faire et les connaissances des amérindiens pourraient être très utiles pour sauvegarder la forêt et répondre donc à deux défis mondiaux : lutter contre le dérèglement climatique et protéger la biodiversité.

Au Sénat

Colloque Guyane – Pensez à vous inscrire !

Le programme définitif est prêt !

Les intervenants seront les premiers concernés, à savoir des représentants amérindiens et bushinengués, des acteurs locaux, des jeunes, des acteurs publics, qui parleront sans filtre de leur situation en Guyane.

Pensez à vous inscrire sur colloqueguyanesenat@gmail.com le nombre de places est limité !

 

Le programme est disponible en ligne ici.

A consulter également, l’événement facebook.

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