En Seine-Saint-Denis, Sur le terrain

Soirée « La Place des Roms dans la société de demain »

J’ai participé le 22 avril dernier à la soirée « La Place des Roms dans la société de demain », organisée à Montreuil en présence d’une centaine de personnes.

Le débat a permis à différents responsables d’associations (« Rom Réussite », « la Voix des Rroms », « ASET93″…) de rappeler les difficultés extrêmes de logement, de scolarisation, et la nécessité d’encourager toute initiative d’accueil digne. 

La soirée a été clôturée dans une ambiance chaleureuse par des chants et des danses.

Aline Archimbaud

En Seine-Saint-Denis, Sur le terrain

Situation des populations Roms en Seine-Saint-Denis et en Île-de-France

Depuis plusieurs années, les expulsions de campements abritant des personnes issues de la communauté rom se sont accélérées ; les campements ont à présent en Île-de-France une durée de 6 mois en moyenne.

Ces expulsions, ayant souvent pour origine un arrêté municipal, engendrent pour les habitants une situation d’errance permanente, et pour les bénévoles un suivi très difficile des personnes avec lesquelles ils ont initié un parcours d’accès à la scolarité et à la santé.

Les habitants sont épuisés et démoralisés. Ce désespoir est également le terreau de la délinquance et de l’assistanat.

Dans ce paysage sombre, quelques expériences positives et innovantes sont actuellement en cours :

1. Le projet porté par l’association Alteralia sur le terrain Voltaire à Saint-Denis (hébergement et boutique emploi).

2. Le projet « Andanta », soutenu par la municipalité de Stains (village d’insertion), initié dans le cadre de la stratégie régionale de l’État pour les campements illicites en Île-de-France.

3. Le projet « les bâtisseurs de cabane » actuellement en discussion avec la Mairie de Paris.

Articles, Dans les médias

Soutenir le combat pour le droit à l’eau

La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France, associations qui militent pour le respect du droit à l’eau pour tous, et luttent contre les pratiques illégales des distributeurs d’eau qui procèdent à des coupures d’eau, sont actuellement poursuivies par Véolia pour diffamation.

Les coupures d’eau et les réductions de débit pour impayés sont en effet interdites depuis 2014 dans les résidences principales, tout au long de l’année, et sans condition de ressources. Or, deux distributeurs, Véolia et la Saur, continuent de les pratiquer, et sont donc régulièrement dénoncés par ces associations. Elles ont déjà remporté 4 procès contre Véolia à ce sujet.

Ces poursuites pour diffamation ont ainsi pour objectif de porter atteinte à la liberté d’expression de ces associations, de les affaiblir financièrement, et de les détourner de leurs missions.

Je réaffirme ici mon soutien à ces associations engagées dans une démarche de défense de l’accès aux droits des personnes que je partage pleinement.

Au Sénat, Rapports

Rapport parlementaire : situation des populations amérindiennes en Guyane

Retrouver ci-dessous l’intégralité du rapport « Suicides des jeunes Amérindiens en Guyane française : 37 propositions pour enrayer ces drames et créer les conditions d’un mieux-être », issu de la mission parlementaire confiée en mai dernier à Mesdames Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, et Marie-Anne Chapdelaine, députée d’Ille-et-Villaine, par le Premier ministre, relatif à la situation des populations amérindiennes de Guyane.

Ce rapport a été rendu officiellement ce matin à la Ministre des Outremer, Madame George Pau-Langevin.

Remise du rapport à la Ministre des Outremer, Madame George Pau-Langevin – Mardi 15 décembre 2015 Crédit : Ministère des Outremer

Une conférence de presse est organisée demain à 11h par les deux parlementaires au Palais du Luxembourg afin de présenter leurs propositions.

Téléchargez en version pdf sur ce lien Rapport parlementaire : Suicide des jeunes amérindiens.

Au Sénat, Questions au gouvernement

Question au gouvernement sur le dispositif « Garantie jeunes »

Retrouvez ci-dessous le texte de la question posée par Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, à Madame Myriam El Khomri, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue social, concernant le dispositif « Garantie jeunes », lors de la séance de Questions au Gouvernement, ce jeudi 26 novembre, suivi de la réponse de la Ministre. Seul le prononcé fait foi.


Question Au Gouvernement

Dispositif « Garantie jeunes »

26 novembre 2015

Mme Aline Archimbaud

Madame la Ministre, la France est en deuil et pleure les victimes des attentats du 13 novembre.

En cette période d’épreuves difficiles, nous avons le devoir, plus que jamais, de renforcer la cohésion nationale. Et pour cela, de mettre en œuvre, ardemment, l’une des devises de la République : la Fraternité.

Une étude de 2012 mettait déjà en exergue un constat très sombre : une partie de notre jeunesse est oubliée. 15% des jeunes ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi. Ils sont invisibles. Un peu plus d’un million de jeunes sont aujourd’hui dans une situation de très grande pauvreté.

Crédit : Sénat

Ma question porte particulièrement sur le dispositif « Garantie jeunes ».

Il s’adresse à ces jeunes là, déscolarisés, sans emploi, sans formation, souvent très isolés, ayant perdu toute relation sociale, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.

La « Garantie jeunes » est un contrat « donnant-donnant » : pendant un an, en contrepartie d’une aide financière du montant du RSA, le jeune s’engage à suivre rigoureusement la démarche organisée par une mission locale. Ce contrat repose sur la notion de confiance et de responsabilité. Il s’agit de redonner de l’estime de soi, de réapprendre à vivre dans un collectif, et à devenir autonome et capable d’initiative.

L’aide financière est strictement conditionnée au respect d’engagements exigents. Au début, un accompagnement collectif intensif de 6 semaines nécessite que le jeune se rende chaque jour de la semaine et toute la journée à diverses activités.

C’est un accompagnement global dans le champ de la vie sociale en général., et bien sûr de la formation et de la recherche d’une activité économique.

De l’avis de tous, les effets sont très positifs.

Madame la Ministre, ma question est double : première question, quelles mesures comptez-vous prendre pour que l’ensemble des acteurs associatifs et sociaux connaissent mieux ce dispositif et puissent ainsi mieux repérer les jeunes concernés et les motiver pour rentrer dans cette démarche ? Quelles mesures énergiques comptez-vous prendre pour sensibiliser fortement les entreprises afin qu’elles jouent le jeu et accueillent les jeunes pour les Périodes prévues de Mise en Situation en Milieu Professionnel ? Deuxième question, Madame la Ministre, ce dispositif concernait 28 000 jeunes sur 72 territoires en septembre 2015. Me confirmez-vous, publiquement, l’engagement du gouvernement de respecter l’objectif annoncé par le Président de la République d’avoir 100 000 bénéficiaires en 2017 ?

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Au Sénat, Interventions au Sénat

Intervention d’Aline Archimbaud – Discussion générale sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale

Ce lundi 9 novembre a débuté au Sénat l’examen en première lecture du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2016.

Retrouvez ci-dessous l’intervention d’Aline Archimbaud en séance (discussion générale).

Seul le prononcé fait foi.


Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2016

Lundi 9 novembre

Discussion Générale

Intervention Aline Archimbaud

Monsieur le Président,

Madame la Ministre,

Monsieur le Président de la commission des affaires sociales,

Monsieur le rapporteur général,

Mesdames et Messieurs les rapporteurs,

Mes chers collègues,

Assurant à tous protection et solidarité, la Sécurité sociale est un pilier de notre République. Elle fait certes face à de nombreux défis, et notamment celui de lutter contre un déficit chronique sans pour autant perdre de vue l’objectif principal de protection de tous, à un moment où la crise économique et la crise sociale explosent. C’est un jeu d’équilibriste difficile car il conditionne la pérennité de notre système social, aussi bien de ses grands principes fondateurs que de son fonctionnement pratique. Le déficit s’est réduit depuis quelques années, nous ne pouvons que le saluer même si les moyens mis en œuvre n’ont pas toujours été les plus justes, ni les plus efficaces. Mon collègue Jean Desessard y reviendra dans la suite de la discussion générale.

Dans les quelques minutes qui me sont imparties, je voudrais insister sur le fait que la réduction du déficit de la sécurité sociale, et notamment de la branche maladie, ne peut être réelle, durable, si l’on ne décide pas de s’attaquer fermement en amont, à deux problèmes majeurs, structurels :

– d’une part l’explosion des maladies chroniques dans notre pays, liées bien souvent à nos modes de vie et à notre environnement, pour lesquelles la prévention est l’élément clé.

En 2006, l’OMS constatait que 86% des décès étaient dus aux maladies non transmissibles en Europe. Et la France ne fait pas exception ! On estime que plus de 80% des dépenses remboursées par l’assurance maladie en France sont attribuables à des maladies non contagieuses, chroniques, comme le diabète, les cancers, les maladies respiratoires chroniques, dont l’apparition et l’aggravation sont souvent directement liées à des éléments sur lesquels nous avons la possibilité d’agir. L’air que l’on respire, avec son lot de polluants, la nourriture que l’on mange, avec les produits chimiques qui l’accompagnent, sans compter les addictions au tabac ou à l’alcool, nos modes de déplacement, de production, de consommation, ont un coût sanitaire extrêmement élevé. Le surcoût dû aux maladies chroniques sur à peine vingt ans est évalué à environ 4 fois la dette de l’assurance maladie (108,6 milliards) et à deux fois celui de la dette sociale totale (209 milliards d’euros) !

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Au Sénat, Interventions au Sénat

Ordonnances sur l’accessibilité – Intervention d’Aline Archimbaud à l’issue des conclusions de la CMP

L’Assemblée et le Sénat ont voté ces 20 et 21 juillet le projet de loi ratifiant les ordonnances sur l’accessibilité élaborées en Commission Mixte Paritaire (CMP).

Retrouvez ci-dessous, l’intervention prononcée par Aline Archimbaud lors des conclusions de la Commission Mixte Paritaire, mardi dernier 21 juillet.

Aline Archimbaud: Monsieur le président, madame la secrétaire d’État, mes chers collègues, nous sommes tous d’accord sur le constat : l’objectif d’accessibilité universelle au 1er janvier 2015, fixé par la loi de 2005, est encore loin d’être atteint, et il n’a évidemment pas été possible de rattraper le retard pris en neuf ans durant les quelques mois précédant l’échéance. Selon un sondage de l’IFOP datant du début de cette année, près d’une personne handicapée sur deux estime que son quotidien ne s’est pas amélioré depuis dix ans ; près d’un quart des personnes handicapées jugent même que la situation s’est dégradée !

Devant la gravité du problème, nous avions accepté, l’année dernière, de faire confiance au Gouvernement en lui accordant la possibilité, pour accélérer les choses, de recourir à des ordonnances. Même si ce mode de fonctionnement est très loin d’être satisfaisant, car il conduit à court-circuiter le travail parlementaire, la mise en place des agendas programmés était, sur le papier, un bon moyen d’inciter à la réalisation effective des travaux de mise en accessibilité universelle, tout en tenant compte de la réalité de leur coût.

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