Communiqués, Dans les médias

Communiqué – Avancée majeure pour les droits des fonctionnaires malades de l’amiante

Paris, le 31 mars 2017

Communiqué de presse

Aline Archimbaud


Avancée majeure pour les droits des fonctionnaires malades de l’amiante

Après des mois d’attente, hier est enfin paru au journal officiel le décret d’application de la loi de finance pour 2016, votée en décembre 2015, qui ouvre aux fonctionnaires tombés malades de l’amiante au travail le droit de cesser leur activité de façon anticipée à partir de 50 ans. Alors que de nombreux fonctionnaires sont touchés par les maladies de l’amiante, jusqu’ici sans accompagnement professionnel, cette mesure leur donne enfin les mêmes droits à l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (acaata) que les salariés du secteur privé.

Après avoir bataillé pendant des années pour que cette égalité de traitement entre les victimes de l’amiante soit inscrite dans la loi, Aline Archimbaud se réjouit de la publication de ce décret tant attendu par les personnes malades. C’est un premier grand pas qui va encourager tous ceux qui, associations, malades, médecins, se mobilisent pour que la solidarité nationale s’exerce en direction de toutes les victimes de l’amiante.

Communiqués, Dans les médias

Guyane : pour un dialogue et des solutions rapides

Paris, le 30 mars 2017

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Guyane : pour un dialogue et des solutions rapides

Les manifestations très importantes qui ont lieu actuellement en Guyane expriment le grand malaise vécu par la population, dénonçant notamment les déficits de moyens publics en matière de sécurité, de santé, d’éducation et de qualité environnementale.

Les associations amérindiennes se sont jointes aux rassemblements de protestation et rappellent aussi l’urgence des mesures à prendre pour qu’elles connaissent enfin des conditions de vie dignes. Elles reprennent une bonne partie des propositions émanant de la mission parlementaire que j’ai menée en 2015.

Je souhaite que ces revendications soient entendues et qu’un dialogue positif puisse s’établir entre le gouvernement, les élus locaux et la population afin qu’un pacte d’avenir ambitieux soit enfin défini et opérationnel au plus vite.

Pour accéder au rapport « Suicides des jeunes Amérindiens en Guyane française : 37 propositions pour enrayer ces drames et créer les conditions d’un mieux-être », cliquer ici.

Communiqués, Dans les médias

Pour une reconnaissance de l’État de Palestine par la France

J’ai signé la lettre ouverte à François Hollande demandant la reconnaissance de l’État de Palestine par la France avant la fin de son quinquennat.

Cette lettre a rassemblé les signatures de 153 parlementaires, à l’initiative de mon collègue Gilbert Roger sénateur de Seine-Saint-Denis et président du groupe d’amitié France-Palestine.

Les extraits de cette lettre ouverte sont publiés sur le site Europe 1 – Le JDD sur le lien suivant, ainsi que la liste exhaustive de ses signataires.

Aline Archimbaud

Communiqués, Dans les médias

Pollution de l’air : l’honnêteté de Renault mise en cause

La répression des fraudes a fait état hier de ses soupçons à l’égard de la direction du constructeur Renault qui auraient mis en place des « stratégies frauduleuses » afin de fausser les tests d’homologation de certains de ses moteurs, et cela depuis plus de 25 ans ! Un logiciel aurait été élaboré à cette effet, comme ce fut le cas chez Volkswagen.

Si ces scandales permettent de mettre fin aux tromperies extrêmement graves de constructeurs automobiles, celles-ci méritent une sanction à la hauteur de l’enjeu. En effet, la pollution de l’air est la troisième cause de mortalité dans notre pays, avec 48 000 morts chaque année selon une étude publiée le 21 juin 2016 par l’agence Santé Publique France! Sans compter les innombrables problèmes de santé au quotidien pour ceux qui respirent l’air pollué aux particules fines, auquel le trafic automobile contribue largement.

J’ai d’ailleurs alerté à plusieurs reprises le gouvernement des soupçons de trucage pesant sur l’industrie automobile, bien avant que n’éclate le scandale Volkswagen, soulignant que les tests n’étaient pas réalisés dans des conditions normales de circulation. Depuis longtemps les constructeurs jouent avec la réglementation pour faire homologuer des véhicules, et cela de façon parfaitement légal, ce qui est inacceptable.

Par ailleurs, j’ai également fait mention des doutes qui existent quant à l’indépendance des organismes officiels d’homologation qui, même s’ils ne reçoivent pas de subvention directe des constructeurs, réalisent pour eux de très nombreuses prestations…

Les scandales d’aujourd’hui sont donc la suite logique de ces manipulations.

Communiqués, Dans les médias

Glyphosate : une décision irresponsable et scandaleuse

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a annoncé aujourd’hui sa décision de ne pas classifier le glyphosate comme cancérogène probable.

Je condamne cette décision que je considère à la fois comme irresponsable et scandaleuse. En effet, de cette classification dépendra la décision de la Commission Européenne de la ré-autorisation ou non du produit en Europe.

Or, la toxicité du glyphosate ne fait plus de doute : en mars 2015, les experts du Centre international de recherches contre le cancer (CIRC), branche de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’ont inscrit au titre de substance « cancérogène probable ». L’ANSES a également indiqué que le glyphosate pouvait présenter des risques pour ceux qui l’utilisaient et qu’il serait le principal responsable du déclassement de la qualité des eaux.

Il est l’herbicide le plus utilisé au monde par les agriculteurs, via notamment le Roundup de l’américain Monsanto. En France, un champ de blé sur trois est traité au glyphosate !

Au-delà de sa toxicité propre, est à prendre en compte l’effet cocktail lié à la combinaison du glyphosate à d’autres produits chimiques, accentuant ainsi sa toxicité.

Au vu de la grande quantité d’études alarmantes, je demande à ce que le principe de précaution soit appliqué sans attendre, et soutiens l’appel de Ségolène Royal aux Ministres européens de l’Environnement à refuser le renouvellement de l’autorisation de la commercialisation pour 9 ans du glyphosate en Europe.

Pour consulter ma question au gouvernement au sujet du glyphosate datée du mai 2016.

En Seine-Saint-Denis, Sur le terrain

L’action du Défenseur des droits et de son équipe en Seine-Saint-Denis

Lors de leur point-presse annuel, le 23 février dernier, les délégués départementaux du Défenseur des droits de Seine-Saint-Denis ont présenté les résultats de leur action en 2016.

En 2016, ils ont été saisi sur 1500 dossiers. Parmi eux, 850 correspondaient à des réclamations, dont 92% étaient liés aux relations avec les services publics. Les 650 autres saisines relevaient de demandes d’information, dont la grande majorité concernaient également les services publics.

Pour rappel, le Défenseur des droits est une institution indépendante crée en 2011 qui pour mission de défendre le droit des personnes, de manière confidentielle et gratuite ; il s’engage en faveur de l’égalité et de l’accès aux droits des personnes. Il n’est pas habilité à intervenir dans le cadre de conflits entre les personnes mais entre les personnes et les administrations et services publics. Il peut également être saisi en matière de défense des droits des enfants, et de lutte contre les discriminations. Il assure également une fonction de contrôle déontologique de la sécurité (contrôle du comportement des forces de police).

Pour tout contact sur votre ville, consulter le site du Défenseur des droits

Au Sénat, Interventions au Sénat

Proposition de résolution sur les perturbateurs endocriniens : interventions de MC Blandin et E. Benbassa

Ci-dessous les interventions de MC Blandin, Sénatrice du Nord, et de E. Benbassa, Sénatrice du Val-de-Marne, dans le cadre de l’examen en séance de la proposition de résolution visant à lutter contre l’exposition aux perturbateurs endocriniens, initiée par Aline Archimbaud et soutenue par le groupe écologiste.

Intervention MC Blandin – PPR Perturbateurs… par AlineArchimbaud

 

Intervention E. Benbassa – PPR Perturbateurs… par AlineArchimbaud

Au Sénat, Interventions au Sénat

Polynésie française et nucléaire : la fin d’une injustice ?

Après des années de lutte, le peuple français de Polynésie française devrait enfin voir ses droits reconnus. 193 bombes en 30 ans, soit l’équivalent de 2 900 fois Hiroshima, voilà ce qu’ont subi les habitants des atolls polynésiennes. Fonds sous-marins fragilisés par les explosions, pollution du lagon de Moruroa et de ses récifs de corail, habitants et travailleurs irradiés, maladies génétiques, infirmités des enfants… Il était temps pour l’État français de reconnaître la terrible erreur humaine et écologique du nucléaire militaire.

Si la loi Morin de 2001 prévoyait par principe l’indemnisation des victimes, la pratique a montré que seuls 2% des dossiers ont abouti. L’insertion dans la loi de la notion de « risque négligeable » amputait le dispositif législatif de tout effet pour les malades du nucléaire. Enfin, le Parlement a adopté définitivement le 14 février 2017 la suppression du risque négligeable, instaurant à sa place la présomption de causalité. Une interrogation subsiste quand même. Le Gouvernement a entendu par un amendement de dernière minute « réserver l’indemnisation aux personnes dont la maladie est causée par les essais nucléaires », tout en créant une commission chargée de veiller au respect de cette nouvelle règles.

Les écologistes espèrent que cette disposition de freinera pas l’indemnisation des victimes des essais nucléaires, qui attendent depuis maintenant des décennies.

Au Sénat, Propositions

Le Sénat ouvre la porte à la lutte contre les perturbateurs endocriniens

 Presque 100%.

C’est la proportion de femmes enceintes contaminées par des perturbateurs endocriniens en France, selon une étude de Santé Publique France publiée en décembre dernier.

Ces substances nocives pour la santé et l’environnement sont omniprésentes, dans l’alimentation, les plastiques, les produits chimiques, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques, les produits d’entretien, les emballages entre autres.

A des doses infimes, encore plus quand elles sont absorbées conjointement, elles ont des effets délétères sur l’organisme et peuvent provoquer des cancers hormono-dépendants, être reprotoxiques, avoir des effets néfastes sur la thyroïdes, sur le développement neurologique, sur le métabolisme, et sur le système cardiovasculaire.

J’ai déposé au Sénat une proposition de résolution visant à lutter contre cette exposition permanente à laquelle nous sommes soumis.

Plusieurs propositions y étaient faites, notamment celles

– de lutter contre l’exposition des personnes les plus vulnérables, les femmes enceintes et les enfants, notamment dans les écoles et les crèches,

– d’interdire les pulvérisations de produits phytosanitaires, dont beaucoup ont un effet perturbateur endocrinien, à proximité des habitations et des écoles,

– d’interdire l’utilisation des perturbateurs endocriniens dans les produits médicaux, les jouets et les cosmétiques,

– de donner les moyens à la recherche indépendante, et notamment publique, pour que des études impartiales soient réalisées,

– et enfin de continuer à lutter contre les lobbys au niveau européen pour que la Commission Européenne produise enfin une définition des perturbateurs endocriniens protectrice de l’intérêt général.

Je suis très heureuse que cette proposition de résolution ait été adoptée au Sénat aujourd’hui, et j’espère que cette porte ouverte permettra d’avancer pour enrayer cette crise sanitaire immense.

Des propositions existent, elles sont réalistes, il faut maintenant la volonté politique de les mettre en place au plus vite.

La Commission Européenne se réunit une nouvelle fois le 28 février pour proposer une définition des perturbateurs endocriniens, il faut rester mobilisé pour défendre notre santé et notre environnement.

Retrouvez le texte complet de cette proposition de résolution sur le lien suivant.