En Seine-Saint-Denis, Sur le terrain

Gare de Triage Drancy/Le Bourget

J’ai participé le 27 janvier dernier à la réunion du CIE (Comité d’Information et d’Echange), réunissant élus, représentants d’associations, SNCF, et l’ensemble des administrations concernées, et présidée par le Préfet de Seine-Saint-Denis.

Un PPI (Plan particulier d’Intervention) est en cours d’élaboration.

Pour cela, trois groupes de travail sont mobilisés : alerte, sites à enjeux, organisation des secours).

Ce PPI devrait être mis à disposition de la population en septembre 2017.

En 2016, 110 000 wagons ont transité par la gare. 15% à 17% contenaient des matières dangereuses. 49 wagons contenaient des déchets nucléaires.

L’Autorité de Sûreté Nucléaire est intervenue en décembre 2016 et n’a relevé aucune anomalie.

La mission « transport de matières dangereuses », celle aussi intervenue en décembre 2016, indique n’avoir relevé que des irrégularités très faibles.

Un effort particulier est prévu sur les clôtures (aboutissant en 2019) ainsi que sur la réduction du niveau sonore (installations prévues avant fin 2017).

Des avancées, mais la plus grande vigilance s’impose toujours.

Communiqués, Dans les médias

Communiqué – Projet de loi égalité réelle en Outre-mer

 Paris, 19 janvier 2017

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice de Seine-Saint-Denis

Projet de loi égalité réelle en Outre-mer : beaucoup d’attentes et des avancées à saluer

Le projet de loi Égalité réelle en Outre-mer a été examiné en première lecture au Sénat cette semaine. Il a pour objectif de réduire les inégalités d’accès aux biens, aux services publics, aux droits, et les problèmes éducatifs, sanitaires, économiques, d’accès à l’emploi, de coût de la vie trop élevé auxquelles sont confrontés les habitants des territoires d’Outre-mer par rapport aux habitants de l’hexagone.

Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine Saint Denis et cheffe de file pour le groupe écologiste du Sénat sur ce projet de loi, se réjouit « que les débats au Sénat aient enrichi le texte et que la plupart des amendements déposés au nom du groupe aient été adoptés en séance. Ils permettront notamment d’améliorer l’information des enfants sur des questions de santé, de lancer une réflexion sur la mise en place d’un Observatoire du suicide en Guyane, de renforcer les prérogatives du nouveau Grand Conseil Coutumier des populations amérindiennes et bushinenges de Guyane et de lutter contre l’orpaillage ».

Marie Christine Blandin, Sénatrice du Nord, qui est intervenue à plusieurs reprises pour défendre le renforcement des moyens pour lutter contre l’orpaillage, se félicite « des avancées obtenues dans ce domaine, notamment en Guyane, où c’est un véritable fléau aux conséquences graves sur l’environnement, la santé des habitants et leur sécurité au quotidien ». Elle salue également la reconnaissance, enfin, de la parole des peuples autochtones en Guyane.

Jean Desessard, Sénateur de Paris, a interpelé le gouvernement pour qu’une vraie solution, respectueuse de chacun,  soit trouvée aux flux ininterrompus qui arrivent à Mayotte depuis la départementalisation. 

Malgré ces avancées, les difficultés restent nombreuses et certains sujets fondamentaux, comme le développement de l’enseignement en langue maternelle pour tous les enfants qui ne parlent pas le Français à leur entrée à l’école, ou le développement d’une agriculture, d’une aquaculture locales et  respectueuses de la biodiversité, de filières environnementales, de filières d’énergies renouvelables, n’ont pas été réellement traités.  

Plus généralement, il faudrait résolument promouvoir des économies locales, endogènes, capables d’instaurer des circuits courts et de faire baisser les prix.

Beaucoup reste à faire, mais les avancées sont réelles. Le groupe écologiste a donc voté pour ce texte et espère que les dernières étapes de la navette parlementaire à venir ne remettront pas en cause les progrès qui ont été obtenus au Sénat.

Pour tout contact :
Adriane Dubois
a.dubois@clb.senat.fr
07 78 81 36 51
Au Sénat, Interventions au Sénat

Mon intervention – Examen du Projet de loi Égalité réelle en Outremer

Aline Archimbaud est intervenue aujourd’hui au Sénat dans le cadre de la première lecture du Projet de loi « Egalité réelle en Outremer ».

Retrouvez ci-dessous la vidéo et le texte de son intervention.

Seule le prononcé fait foi.


Projet de loi « Egalité réelle en Outremer » par AlineArchimbaud


Monsieur/Madame le/la président-e,

Madame la Ministre,

Monsieur le Président de la Commission des Lois,

Mesdames et Messieurs les rapporteurs,

Mes chers collègues,

Les territoires d’outre-mer sont marqués depuis des décennies par des difficultés sociales, économiques, et des inégalités héritées de l’histoire coloniale, que la République peine à résoudre. Les taux de chômages y sont plus de deux fois plus élevés que dans l’hexagone, avec par exemple des taux de 21,3% en Guyane en 2013, jusqu’à 29% à la Réunion selon l’Observatoire des inégalités.

Les problèmes éducatifs, sanitaires, économiques, d’accès aux droits, d’accès aux services publics, d’accès à l’emploi, sont régulièrement dénoncés par les habitants, les associations et les élus de ces territoires, et peu de choses avancent. Ce projet de loi vise à répondre à une partie de ces problèmes, et il est attendu.

Lorsque nous en avons pris connaissance, nous nous sommes d’abord interrogés sur le sens de son intitulé. Que pouvait bien vouloir dire le concept d’égalité réelle ? Serait-il possible d’imaginer que l’égalité soit autre chose que réelle ?

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Dans les médias

Le suicide des jeunes Amérindiens de Guyane

Cliquez ici pour accéder au reportage audio.

Dans les médias, Interviews

Reportage sur le Désamiantage – France 5

J’interviens lundi au Palais du Luxembourg dans une conférence organisée par l’ANDEVA (Association Nationale de Défense des Victimes de l’Amiante), salle Clémenceau, à l’occasion des 20 ans de l’interdiction de l’amiante. De nombreux médecins seront présents dont Claude Got qui, depuis des décennies, demande à ce qu’une cartographie des lieux amiantés soit accessible sur internet.

Sur le même sujet, vous pouvez visionner sur ce lien le reportage consacré par l’émission le Magazine de la Santé à la problématique du désamiantage, diffusé ce lundi 2 janvier sur France 5, reportage pour lequel j’ai été interviewée.

Repère vidéo : 34′-38’5
magazine-sante

Communiqués, Dans les médias

Communiqué – Pic de pollution en France

Pic de pollution en France : il est urgent de passer enfin aux actes

L’Ile de France, la région Lyonnaise, Lille et ses environs, plusieurs régions de France sont frappées depuis plusieurs jours par un pic de pollution d’une durée et d’une intensité rares, jamais vues depuis plus de 10 ans. La situation est extrêmement préoccupante et les conséquences sanitaires seront  sans aucun doute très fortes puisqu’on le sait,  les particules fines et le NOx, émis principalement par les véhicules à moteur dans les zones urbaines, provoquent entre autres cancers et affections pulmonaires.  

Depuis des années, avec les écologistes, je me bats pour limiter l’usage du diesel dans notre pays et lutter contre la pollution de l’air, avec un soutien à minima de la part des pouvoirs publics. Des mesures sont prises localement, et elles sont nécessaires, mais il est indispensable que la protection de la santé face aux effets dramatiques de la pollution de l’air ne fasse plus l’objet de tergiversations interminables.

Face à l’ampleur de ce problème sanitaire, qui entraîne la mort prématurée de près de 50 000 personnes par an dans notre pays, soit autant que l’alcool, le discours doit être unanimement ferme. On ne peut plus hésiter pendant des jours avant de mettre en place des mesures d’urgence fortes, comme la circulation alternée, alors que le pic de pollution a déjà commencé et est prévu pour durer. On ne peut plus voir le réseau de transports publics ployer sous le nombre de plus en plus grand de voyageurs et ne pas en tirer les conséquences urgentes qui s’imposent. Enfin, on ne plus fermer les yeux et continuer à laisser les constructeurs automobiles défier les règles en toute impunité et ne pas investir résolument dans la construction de véhicules propres.

Au-delà des mesures circonstancielles, il est enfin temps, comme j’en appelle de mes vœux depuis des années, que s’engagent des actions énergiques pour la mobilité de demain. Les responsables politiques doivent être unis sur cette question de santé publique et travailler ensemble, avec la population et l’ensemble des réseaux de la société civile.

 

Au Sénat

Retour sur le colloque sur les Amérindiens de Guyane

La semaine dernière, j’ai reçu au Sénat une délégation guyanaise d’une quinzaine de personnes : acteurs locaux, associatifs, représentants des populations amérindiennes, élus, responsables des pouvoirs publics et de la cellule régionale pour le mieux vivre.

Ce colloque fait suite au rapport de la mission parlementaire que j’ai remis il y a un an avec ma collègue députée Marie-Anne Chapdelaine à propos du taux très élevé de suicides chez les jeunes Amérindiens de Guyane. Ce rapport contient 37 propositions pour enrayer ces drames et créer les conditions d’un mieux être.

Un an après, j’ai donc souhaité, tirer un premier bilan de la mise en œuvre de ces propositions, et plus globalement, faire un état des lieux de la situation.

Nicolas Hulot, particulièrement intéressé par la dimension humaine, culturelle et environnementale de cette situation, a souhaité entendre directement les représentants de ces populations, et échanger avec eux. Une rencontre a donc été organisée mardi, la veille du colloque, au Palais du Luxembourg.

Les prises de parole ont été riches, parfois émouvantes, traduisant la difficulté, pour les jeunes amérindiens, de se projeter dans l’avenir, compte tenu de leurs conditions de vie souvent très précaires. Ils craignent également de voir leur identité disparaître en rentrant dans le monde moderne. Lire la suite

Au Sénat, Interventions au Sénat

Mon intervention – PPL extension du délit d’entrave à l’IVG

Je me réjouis qu’hier après-midi le Sénat ait adopté la Proposition de Loi proposant d’étendre le délit d’entrave à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). J’espère que le texte sera prochainement définitivement adopté à l’Assemblée nationale.

Ci-dessous, l’intégralité de mon intervention.


Monsieur le-a Président-e, Madame la Ministre, Monsieur le Président de la commission des affaires sociales, Madame la Présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les femmes et les hommes, Madame et Monsieur les rapporteurs, Mes chers collègues,

Avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse, pour une femme, est toujours un moment grave, douloureux, parce que cela renvoie à des choix de vie fondamentaux, à l’image qu’on a de soi et, dans tous les cas, provoque des interrogations et de la souffrance. L’IVG, qui concerne en France plus de 200 000 femmes par an, n’est jamais réalisée par gaité de cœur, elle est toujours décidée en dernier recours.

Les débats avant le vote de la loi Veil en 1974 avaient bien montré à quel point l’interdiction de l’IVG laissait les femmes dans des situations inextricables, souvent dans la souffrance de devoir trouver des solutions pour interrompre leur grossesse par leurs propres moyens, sans accompagnement médical pour toutes celles qui n’avaient pas les moyens d’aller à l’étranger pour le faire dans de bonnes conditions sanitaires.

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