Le Sénat ouvre la porte à la lutte contre les perturbateurs endocriniens

 Presque 100%.

C’est la proportion de femmes enceintes contaminées par des perturbateurs endocriniens en France, selon une étude de Santé Publique France publiée en décembre dernier.

Ces substances nocives pour la santé et l’environnement sont omniprésentes, dans l’alimentation, les plastiques, les produits chimiques, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques, les produits d’entretien, les emballages entre autres.

A des doses infimes, encore plus quand elles sont absorbées conjointement, elles ont des effets délétères sur l’organisme et peuvent provoquer des cancers hormono-dépendants, être reprotoxiques, avoir des effets néfastes sur la thyroïdes, sur le développement neurologique, sur le métabolisme, et sur le système cardiovasculaire.

J’ai déposé au Sénat une proposition de résolution visant à lutter contre cette exposition permanente à laquelle nous sommes soumis.

Plusieurs propositions y étaient faites, notamment celles

– de lutter contre l’exposition des personnes les plus vulnérables, les femmes enceintes et les enfants, notamment dans les écoles et les crèches,

– d’interdire les pulvérisations de produits phytosanitaires, dont beaucoup ont un effet perturbateur endocrinien, à proximité des habitations et des écoles,

– d’interdire l’utilisation des perturbateurs endocriniens dans les produits médicaux, les jouets et les cosmétiques,

– de donner les moyens à la recherche indépendante, et notamment publique, pour que des études impartiales soient réalisées,

– et enfin de continuer à lutter contre les lobbys au niveau européen pour que la Commission Européenne produise enfin une définition des perturbateurs endocriniens protectrice de l’intérêt général.

Je suis très heureuse que cette proposition de résolution ait été adoptée au Sénat aujourd’hui, et j’espère que cette porte ouverte permettra d’avancer pour enrayer cette crise sanitaire immense.

Des propositions existent, elles sont réalistes, il faut maintenant la volonté politique de les mettre en place au plus vite.

La Commission Européenne se réunit une nouvelle fois le 28 février pour proposer une définition des perturbateurs endocriniens, il faut rester mobilisé pour défendre notre santé et notre environnement.

Retrouvez le texte complet de cette proposition de résolution sur le lien suivant.