Visite à deux associations à Montreuil : Hors la Rue et Emmaüs Alternatives

J’ai eu le grand plaisir aujourd’hui de rendre visite à deux associations du territoire de la Seine-Saint-Denis, toutes deux localisées à Montreuil, et dont l’activité est essentielle dans le champs de la solidarité et de l’accompagnement des plus démunis.

Hors la rue effectue un travail précieux et peu développé d’accueil de jeunes mineurs étrangers en danger, de 10 à 18 ans, grâce notamment au travail de rue des éducateurs de l’association, sur tout le territoire de l’Île-de-France. Ceux-ci vont à la rencontre des mineurs en grande difficulté, ayant souvent vécu des périodes traumatiques, font du repérage et peuvent leur proposer de se rendre au centre d’accueil de jour de l’association qui se situe à Montreuil. Là, les mineurs y trouvent beaucoup : de l’accompagnement, des conseils aussi bien sur des mesures transitoires que pour s’insérer dans des dispositifs sociaux de droit commun, une aide à la scolarisation, une aide à l’insertion, mais aussi des ateliers de langue, des rencontres, la possibilité d’y préparer et d’y prendre un repas, moment convivial que j’ai pu partager avec eux.

L’association Emmaüs alternatives quant à elle a aussi pour objectif l’accompagnement, l’insertion et l’autonomie des plus démunis par diverses actions : le soutien aux droits et à la dignité de plus démunis (service RSA, domiciliation), l’organisation de lieux d’accueil et d’aide alimentaire (accueil de jour, hébergement en diffus, banque alimentaire), mais aussi de l’insertion par l’activité économique. J’ai pu visiter les grands ateliers du chantier d’insertion, à Montreuil, qui proposent une chaîne complète de réemploi de vêtements pour leur donner une seconde vie : atelier et activité de tri de tous les vêtements collectés, des chaussures et des jouets, le lavage, le repassage et la préparation des objets, l’espace couture qui permet de remettre en état ceux qui le nécessitent, la logistique pour récolter les vêtements, ou alimenter les boutiques. Ce sont chaque année plus de 170 salariés qui, par ce biais-là, reprennent pied dans l’activité économique.

Deux exemples d’associations dont le travail est primordial, et mérite d’être soutenu, pour l’accès aux droits, à l’autonomie et à l’insertion des personnes les plus démunies.