Essais nucléaires en Polynésie française : pour la reconnaissance des droits des victimes

Communiqué de presse

Essais nucléaires en Polynésie française : pour la reconnaissance des droits des victimes

Paris, Le 7 juillet 2016

A l’heure du triste anniversaire de l’explosion de la première bombe atomique française à Moruroa, Aline Archimbaud, sénatrice de Seine-Saint-Denis et vice-présidente de la délégation sénatoriale à l’outre-mer a pu accueillir au Sénat monsieur Roland Oldham, président de l’association « Moruroa e tatou », Le Père Auguste, président de l’association « 193 » et Patrice Bouveret, directeur de l’Observatoire des armements.

Les essais nucléaires commandés par l’Etat français ont fait des ravages sanitaires, humains et environnementaux irréversibles. Si la loi Morin prévoit un système d’indemnisation, la notion de « risque négligeable », a jusqu’ici fait obstacle aux demandes d’indemnisation des victimes civiles, déplore Aline Archimbaud.

Elle se félicite que madame la ministre des affaires sociales et de la santé Marisol Touraine prévoie dans le nouveau décret d’abaisser le seuil de probabilité au-delà duquel le risque ne peut être considéré comme négligeable de 1% à 0,3%, permettant à quelques personnes supplémentaires d’être indemnisées mais demande que soit appliqué le principe de présomption de causalité entre la maladie et les essais nucléaires afin que la loi Morin prenne réellement effet, et que les milliers de victimes des essais nucléaires accèdent à leurs droits.