La pollution de l’air est la troisième cause de mortalité dans notre pays : il est urgent d’agir !

Paris, Le 21 juin 2016

Communiqué de Presse

 

La pollution de l’air est la troisième cause de mortalité dans notre pays : il est urgent d’agir !

 

L’agence nationale Santé Publique France (née de la fusion de l’InVS, l’Inpes et l’Eprus) vient de rendre publique une étude portant sur l’impact de la pollution de l’air sur la mortalité en France. Les résultats sont sans appel et rappellent, s’il en était besoin, les effets dramatiques de la pollution aux particules fines sur la santé humaine : 9% de la mortalité en France continentale serait liée à cette pollution, soit 48000 morts prématurées chaque année. La perte d’espérance de vie, dans les grandes zones urbaines notamment, pourrait dépasser deux ans pour une personne de 30 ans. Triste palmarès, la pollution de l’air monterait sur le podium des causes de mortalité prématurée en France, derrière le tabac et l’alcool.

Ces chiffres confirment les alertes faites par les écologistes depuis des années. Aline Archimbaud avait déposé en 2014 une proposition de loi visant à lutter contre la pollution aux particules fines et au dioxyde d’azote. Celle-ci visait à intégrer dans le bonus malus l’évaluation des émissions de ces deux types de polluants en complément du CO2. Elle avait malheureusement été rejetée, ses détracteurs affirmant que les technologies des constructeurs automobiles étaient suffisamment performantes pour limiter la pollution aux particules fines.

Après les scandales en cascade mettant en doute l’efficacité de ces technologies et la validité des tests d’homologation de véhicules avant leur mise sur le marché, on voit bien que les solutions à trouver doivent être de plus grande ampleur. Aline Archimbaud demande encore une fois très fortement que le gouvernement mette en place urgemment des politiques publiques visant à développer largement des modes de mobilité et de transports bien moins polluants, qui concerneraient l’ensemble des véhicules publics, privés et professionnels. Les zones urbaines sont les premières concernées. Selon Airparif par exemple, plus de 50% des particules fines en Île-de-France seraient liées au trafic routier. Des mesures ont été prises récemment dans certaines communes et vont dans le bon sens, mais au vu du désastre sanitaire il est désormais urgent d’aller plus loin plus vite.