Pour une politique de santé respectueuse de l’égalité homme-femme et soucieuse de l’environnement

Communiqué de presse

ALINE ARCHIMBAUD

Sénatrice de Seine-Saint-Denis, Vice-Présidente de la Commission des Affaires sociales

Pour une politique de santé respectueuse de l’égalité homme-femme et soucieuse de l’environnement

Lundi 14 septembre, le Sénat a entamé l’examen des articles du projet de loi de modernisation de notre système de santé. A l’issue de l’adoption de l’article premier relatif à la prévention et la promotion de la santé, Aline Archimbaud Sénatrice écologiste et vice-présidente de la Commission des Affaires sociales, exprime sa satisfaction suite à l’adoption de cinq amendements écologistes.

> L’amendement 942 réintroduit dans la politique de santé l’objectif d’égalité entre les femmes et les hommes.

> L’adoption de l’amendement 944 sanctuarise le concept d’exposome. Ce concept représente l’exposition durant l’ensemble de la vie entière à des expositions physiques extérieures, le contexte psycho-social et les régulations du milieu intérieur, c’est-à-dire l’ensemble des facteurs non génétiques qui peuvent influencer la santé humaine (expositions environnementales, conditions de vie, facteurs liés aux comportements notamment). Ce concept, partagé scientifiquement, a été introduit dans le Plan national santé environnement (PNSE) 2015-2019.

> L’amendement 945 a par ailleurs consacré la place de la santé environnementale au coeur de la stratégie nationale de santé et à l’application du troisième plan national Santé-environnement (2015-2019) avant la définition du quatrième PNSE.

> L’amendement 1023 a permis de rétablir la mention de l’activité physique et sportive dans la définition de la politique de santé. En effet, Aline Archimbaud a rappelé que “le sport est une une thérapeutique non-médicamenteuse efficace, grâce à laquelle nous pourrions réaliser 10 milliards d’euros d’économies.”

> Enfin, l’amendement 1085 met l’accent sur la santé des aidants familiaux, en demandant une étude au Gouvernement qui permettrait l’évaluation des risques psychosociaux, des pathologies particulières liées à la fonction d’aidant et des coûts sociaux engendrés.

Pour les écologistes la réintégration de ces principes fondamentaux (égalité H/F, prise en compte de l’environnement, du sport) dans les objectifs de la politique nationale de santé est un excellent signal. Aline Archimbaud remercie sincèrement le Gouvernement et les groupes politiques, au-delà des clivages traditionnels, pour leur soutien au cours du débat. Nous continuerons à défendre une meilleure prise en compte de la santé environnementale. Aline Archimbaud conclue “ protéger la santé de chacun, c’est d’abord un devoir d’humanité, mais c’est aussi une question de bon sens sur le plan budgétaire. Le gisement dit « moins de maladies » reste la piste d’économies la plus importante dont nous disposions.

Il s’impose aujourd’hui scientifiquement que les quatre maladies repérées par l’OMS comme étant les plus meurtrières (cancer, maladies cardiovasculaires, maladies respiratoires et diabètes) ont, au-delà des causes génétiques, des causes liées au mode de vie et à l’exposition aux pollutions. 83% des dépenses remboursées par l’assurance maladie sont d’ailleurs attribuables en France aux maladies chroniques”.

Retrouvez notre dossier sur le PJL Santé sur le site du Groupe écologiste.