L’évolution des cancers depuis 1980 : les chiffres inquiétants donnés par Le Monde

Les modifications de l’environnement et de nos modes de vie ont elles un impact sur notre santé ? Une nouvelle lecture par Le Monde.fr des chiffres du cancer plus qu’inquiétante, notamment sur l’évolution par tranches d’âge, et qui amènent nécessairement à prendre au sérieux les liens avec avec l’environnement dans lequel nous vivons… Le projet de loi de finance de la sécurité sociale bientôt à l’ordre du jour au Sénat devra obligatoirement prendre en considération ces données.5020016_6_2dbe_un-centre-de-radiologie-a-nice-en-novembre_0878f63c0884e0d9db0031dda5a501ef

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Question au gouvernement sur la pollution de l’air

paris-sous-une-brume-de-particulesDans la séance de questions au gouvernement du 4 octobre, et suite aux nouvelles études alarmantes parues sur les véhicules diesel, j’ai posé une question à Ségolène Royal, Ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, à laquelle m’a répondu Barbara Pompili, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée de la biodiversité.

Pour voir l’intégralité de la question et la réponse Lire la suite

La France, championne d’Europe des véhicules diesel sales

Communiqué de presse d’Aline Archimbaud

Sénatrice de Seine-Saint-Denis

Vice-présidente de la commission affaires sociales

 

Paris, le 21 septembre 2016

 

L’ONG Transport & Environment a publié lundi 19 septembre une nouvelle étude sur la pollution des véhicules diesel en Europe, bien loin d’être rassurante. Sur 29 millions de véhicules diesel sales en circulation en Europe,  5,5 millions, soit plus d’un sur six, rouleraient en France !

Depuis le scandale Volkswagen, la fiabilité des tests réalisés en laboratoire pour homologuer les nouveaux véhicules est fortement remise en doute. Au-delà des logiciels de triche utilisés par Volkswagen, de nombreuses stratégies sont mises en place par les constructeurs pour limiter les émissions de polluants lors des tests en laboratoire et rester sous les seuils réglementaires. Sans parler du fait que les tests en laboratoire n’ont rien à voir avec les conditions de route réelles et ne reflètent pas les véritables émissions des véhicules.

L’ONG a donc réalisé des tests en condition de route réelle sur 230 véhicules Euro 5 et Euro 6 et les résultats sont sans appel : plus de quatre Euro 5 sur cinq et deux véhicules Euro 6 sur trois dépassent d’au moins trois fois la norme autorisée pour les émissions d’oxyde d’azote, classé cancérigène certain par l’OMS depuis 2012. Les véhicules les plus polluants de certaines marques comme Renault Nissan ou Fiat Suzuki émettent même jusqu’à plus de 14 fois plus de NOx que les seuils autorisés !

Face à ces nouvelles données, il est urgent de réagir. La pollution de l’air est à l’origine de près de 50000 décès prématurés dans notre pays chaque année. Ces nouveaux chiffres montrent encore davantage, s’il le fallait, l’ampleur du problème du diesel et de la pollution automobile en France. Aline Archimbaud demande que des mesures bien plus énergiques que celles mises en place jusqu’à maintenant soient prises, en France et au niveau européen, pour arrêter de faire passer les intérêts des constructeurs automobiles avant l’intérêt général et la santé publique.

Contact :

Claire Compain
07.78.81.36.51
c.compain@clb.senat.fr

Loi biodiversité : notre amendement sur le rééquilibrage de la taxation de l’huile de palme scandaleusement rejeté

Lors de la discussion hier de la loi  Biodiversité au Sénat, l’amendement (voir le texte) que nous avions proposé avec mes collègues du groupe écologiste a été scandaleusement rejeté.

Cet amendement a pour objet de rétablir la taxe additionnelle sur l’huile de palme dont le principe avait été voté au Sénat en première lecture, assorti d’une exemption si le produit taxé répond à des critères de durabilité environnementale vérifiés préalablement par un organisme tierce partie et indépendant.

L’huile de palme est de façon incompréhensible l’une des huiles les moins taxées en France. Elle est presque deux fois moins taxée par exemple que l’huile d’olive. Or, l’usage de l’huile de palme pose de graves problèmes environnementaux et sanitaires. La culture industrielle de palmiers à huile accapare de plus en plus de territoires, détruisant les forêts, menaçant les écosystèmes et mettant à mal les moyens de subsistance des hommes et des animaux qui y vivent. Sans compter l’appauvrissement des sols et l’utilisation sur les plantations, y compris celles qualifiées de « durables », de produits chimiques dangereux parfois interdits en Europe depuis des années.

Sur le plan sanitaire, la consommation des acides gras saturés contenus dans l’huile de palme accroît nettement le risque de survenue d’une maladie cardiovasculaire. On pourrait penser que la problématique est la même pour tous les produits contenant des acides gras saturés, mais ce n’est pas exact. La présence de cette huile dans de très nombreux produits conduit bien souvent à une surconsommation qui se fait plus ou moins à l’insu du consommateur, qui ne détaille pas nécessairement toutes les étiquettes des produits qu’il achète. Cette surconsommation, parfois involontaire, est dangereuse pour la santé.

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Installation de l’espace Santé Droit au sein de l’hôpital Avicenne

220px-bobigny_-_hopital_avicenne_01A l’invitation de la Cimade, de la Comede (Comité pour la santé des exilés), et de l’hôpital Avicenne, j’ai assisté aujourd’hui à la visite et installation des nouveaux locaux de l’espace Santé Droit au sein de l’hôpital Avicenne.

Cette permanence, accueillie maintenant au sein de l’hôpital, aux côtés des locaux des services sociaux, permettra grâce à une collaboration des trois entités, de favoriser la promotion du droit à la santé des personnes étrangères et la lutte contre les discriminations à l’égard des personnes migrantes : par un accueil des personnes étrangères, de manière inconditionnelle, qui rencontrent des difficultés liées au titre de séjour pour soins, mais aussi la protection des personnes gravement malades contre les expulsions, l’accès à la protection maladie, et plus largement les difficultés rencontrées pour l’accès aux soins.

Ce partenariat, essentiel pour les personnes étrangères qui ont besoin de soins, est le fruit de l’engagement des associations mais aussi de la direction de l’hôpital Avicenne, très engagée sur ces questions et qui met, comme en témoigne la création d’une salle qui en porte le nom,  « l’hospitalité » au cœur de sa démarche.

Intervention au Sénat sur la proposition de loi relative au scrutin municipal en Polynésie française

Je suis intervenue le 30 juin au Sénat à propos d’une proposition de loi sur le scrutin municipal en Polynésie française.

J’ai saisi l’occasion pour parler aussi du scandale que constitue la quasi non application de la loi Morin concernant l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français en Polynésie.

Voici mon intervention en séance :

Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, comme cela vient d’être rappelé, la Polynésie française est un territoire géographiquement singulier par son morcellement en 5 archipels et 118 îles sur une immense surface, de plus de 4000 kilomètres carrés.

Cette caractéristique appelle de nécessaires adaptations au découpage classique en communes. La mise en place des communes associées dans les années 1970 a été pensée comme un moyen de rassembler des communes petites et isolées autour d’élus municipaux communs. Ce système semble toutefois avoir montré ses limites, comme l’ont rappelé l’auteur et le rapporteur de ce texte. Mme Tetuanui émet des propositions auxquelles nous sommes favorables.

Le mode de scrutin proposé, avec un système de listes, permet à chaque électeur de voter en connaissant les projets pour la commune. L’application de la proportionnelle permet de renforcer la représentativité des élus, dans une élection à laquelle les citoyens sont très attaché.

Nous connaissons le lien qui existe entre les citoyens et les élus locaux. L’échelon de la commune est celui de la vie quotidienne. Les habitants sont très attentifs à ce que la réponse politique locale à leurs préoccupations soit de bonne qualité.

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La pollution de l’air est la troisième cause de mortalité dans notre pays : il est urgent d’agir !

Paris, Le 21 juin 2016

Communiqué de Presse

 

La pollution de l’air est la troisième cause de mortalité dans notre pays : il est urgent d’agir !

 

L’agence nationale Santé Publique France (née de la fusion de l’InVS, l’Inpes et l’Eprus) vient de rendre publique une étude portant sur l’impact de la pollution de l’air sur la mortalité en France. Les résultats sont sans appel et rappellent, s’il en était besoin, les effets dramatiques de la pollution aux particules fines sur la santé humaine : 9% de la mortalité en France continentale serait liée à cette pollution, soit 48000 morts prématurées chaque année. La perte d’espérance de vie, dans les grandes zones urbaines notamment, pourrait dépasser deux ans pour une personne de 30 ans. Triste palmarès, la pollution de l’air monterait sur le podium des causes de mortalité prématurée en France, derrière le tabac et l’alcool.

Ces chiffres confirment les alertes faites par les écologistes depuis des années. Aline Archimbaud avait déposé en 2014 une proposition de loi visant à lutter contre la pollution aux particules fines et au dioxyde d’azote. Celle-ci visait à intégrer dans le bonus malus l’évaluation des émissions de ces deux types de polluants en complément du CO2. Elle avait malheureusement été rejetée, ses détracteurs affirmant que les technologies des constructeurs automobiles étaient suffisamment performantes pour limiter la pollution aux particules fines.

Après les scandales en cascade mettant en doute l’efficacité de ces technologies et la validité des tests d’homologation de véhicules avant leur mise sur le marché, on voit bien que les solutions à trouver doivent être de plus grande ampleur. Aline Archimbaud demande encore une fois très fortement que le gouvernement mette en place urgemment des politiques publiques visant à développer largement des modes de mobilité et de transports bien moins polluants, qui concerneraient l’ensemble des véhicules publics, privés et professionnels. Les zones urbaines sont les premières concernées. Selon Airparif par exemple, plus de 50% des particules fines en Île-de-France seraient liées au trafic routier. Des mesures ont été prises récemment dans certaines communes et vont dans le bon sens, mais au vu du désastre sanitaire il est désormais urgent d’aller plus loin plus vite.

Intervention au Sénat sur le Projet de loi travail

Lundi 13 juin 2016

Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, Jean Desessard a bien exprimé la position générale du groupe écologiste sur ce projet de loi ; je n’y reviendrai donc pas. Pour ma part, j’insisterai sur trois points précis, même si d’autres sujets auraient également mérité d’être évoqués.

La première version du texte présentait des réformes très problématiques, mais elle contenait quelques bons dispositifs. Le texte issu de la commission en a malheureusement fait disparaître un certain nombre.

J’évoquerai tout d’abord la disposition qui figurait à l’article 23 et visait à généraliser la garantie jeunes, pour le moment à l’état d’expérimentation. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi le Gouvernement a inséré cette mesure dans un texte aussi peu consensuel.

Ce dispositif, qui repose sur le principe du donnant-donnant, fonctionne très bien. Cela nous a été rapporté à la fois par les missions locales qui le gèrent et par les jeunes qui en bénéficient. Alors que, selon les chiffres de 2012, 15 % des jeunes de notre pays, soit 2 millions de jeunes de quinze ans à vingt-neuf ans, ne sont ni étudiants, ni en formation, ni actifs, n’est-il pas temps de leur envoyer un signal fort ?

La garantie jeunes est ce signal fort. Il serait vraiment dommageable que le Sénat ne valide pas cet article et ne saisisse pas l’occasion qui lui est ainsi donnée pour s’adresser aux jeunes.

Ce contrat repose à la fois sur la confiance et l’exigence. Il rend estime de soi et autonomie. Il crée le lien social nécessaire pour sortir de l’isolement, devenir membre à part entière de la société et chercher un avenir.

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A propos des perturbateurs endocriniens

A lire dans Actu Environnement.com

Perturbateurs endocriniens : les eurodéputés rappellent à l’ordre la Commission européenne

Mercredi 8 juin, les eurodéputés ont adopté une résolution condamnant l’inaction de la Commission européenne en matière de perturbateurs endocriniens. La résolution a été adoptée par 593 voix pour, 57 contre et 19 abstentions. Les parlementaires prennent toutefois acte de l’engagement politique de la Commission de les proposer avant l’été. Dans un premier temps, certains eurodéputés avaient proposé l’adoption d’une motion de censure contre la Commission.

« Les députés ont condamné le retard de la Commission européenne à publier les critères scientifiques nécessaires pour réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens considérés par l’UNEP et l’OMS comme une menace mondiale », explique le Parlement. Les parlementaires « soulignent que l’exécutif européen continue d’enfreindre le droit de l’UE en ne publiant pas ces informations, qui étaient dues en 2013″. En outre, l’exécutif européen ne respecte pas ses obligations au titre des traités.

Le Parlement rappelle qu’en décembre 2015, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que l’exécutif européen avait enfreint le droit de l’Union en ne publiant pas les critères scientifiques définissant les perturbateurs endocriniens. Pourtant, « une proposition concernant les critères scientifiques était achevée en 2013 », explique le Parlement, déplorant qu’elle « [n’ait] pas été publiée ».

http://www.actu-environnement.com/ae/news/perturbarteurs-endocriniens-resolution-parlement-europeen-26967.php4#xtor=ES-6 

Philippe Collet

Glyphosate : la Commission européenne penche pour le sursis

Communiqué du 1er juin 2016

Autorisation du glyphosate : la Commission européenne penche pour le sursis

Un comité d’experts représentant les États membres de l’Union européenne devrait décider lundi 6 juin de la prolongation ou non pour 12 à 18 mois de la commercialisation du glyphosate, sur proposition de la Commission Européenne. Il s’agit d’un herbicide conçu par Monsanto, substance active du Roundup, dont l’autorisation expire à la fin du mois de juin. Faute de majorité qualifiée dans un sens ou dans l’autre, la Commission européenne a décidé déjà deux fois de repousser la date du vote. Ce nouveau délai est justifié par Bruxelles comme étant nécessaire pour recevoir l’avis de l’Agence Européenne des produits chimiques qui devrait publier une étude sur le glyphosate en 2017. Espérons que cet avis soit donné en toute transparence et en toute indépendance.

Aline Archimbaud rappelle que le glyphosate a été classé comme cancérigène probable pour l’homme par l’OMS en 2015 et qu’il est l’herbicide le plus vendu au monde.

La mobilisation pour l’interdiction du glyphosate a été très forte ces derniers mois parmi les citoyens, les associations, ainsi que de la part des gouvernements notamment français et italien. Il est temps que la Commission Européenne écoute les inquiétudes des populations et des scientifiques, et cesse d’opposer santé et intérêts économiques.

Si malheureusement l’Union européenne venait à prolonger l’autorisation de sa commercialisation, la France a la possibilité de ne pas appliquer cette décision et au contraire de privilégier le principe de précaution au nom d’une incertitude scientifique quant aux risques concernant la santé ou l’environnement que représente le glyphosate (règlement 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009  – article 1, point 4). Elle pourrait ainsi exercer un droit de réserve en interdisant la commercialisation des produits contenant du glyphosate sur le territoire français.