Pollution de l’air : l’honnêteté de Renault mise en cause

La répression des fraudes a fait état hier de ses soupçons à l’égard de la direction du constructeur Renault qui auraient mis en place des « stratégies frauduleuses » afin de fausser les tests d’homologation de certains de ses moteurs, et cela depuis plus de 25 ans ! Un logiciel aurait été élaboré à cette effet, comme ce fut le cas chez Volkswagen.

Si ces scandales permettent de mettre fin aux tromperies extrêmement graves de constructeurs automobiles, celles-ci méritent une sanction à la hauteur de l’enjeu. En effet, la pollution de l’air est la troisième cause de mortalité dans notre pays, avec 48 000 morts chaque année selon une étude publiée le 21 juin 2016 par l’agence Santé Publique France! Sans compter les innombrables problèmes de santé au quotidien pour ceux qui respirent l’air pollué aux particules fines, auquel le trafic automobile contribue largement.

J’ai d’ailleurs alerté à plusieurs reprises le gouvernement des soupçons de trucage pesant sur l’industrie automobile, bien avant que n’éclate le scandale Volkswagen, soulignant que les tests n’étaient pas réalisés dans des conditions normales de circulation. Depuis longtemps les constructeurs jouent avec la réglementation pour faire homologuer des véhicules, et cela de façon parfaitement légal, ce qui est inacceptable.

Par ailleurs, j’ai également fait mention des doutes qui existent quant à l’indépendance des organismes officiels d’homologation qui, même s’ils ne reçoivent pas de subvention directe des constructeurs, réalisent pour eux de très nombreuses prestations…

Les scandales d’aujourd’hui sont donc la suite logique de ces manipulations.

Glyphosate : une décision irresponsable et scandaleuse

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a annoncé aujourd’hui sa décision de ne pas classifier le glyphosate comme cancérogène probable.

Je condamne cette décision que je considère à la fois comme irresponsable et scandaleuse. En effet, de cette classification dépendra la décision de la Commission Européenne de la ré-autorisation ou non du produit en Europe.

Or, la toxicité du glyphosate ne fait plus de doute : en mars 2015, les experts du Centre international de recherches contre le cancer (CIRC), branche de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’ont inscrit au titre de substance « cancérogène probable ». L’ANSES a également indiqué que le glyphosate pouvait présenter des risques pour ceux qui l’utilisaient et qu’il serait le principal responsable du déclassement de la qualité des eaux.

Il est l’herbicide le plus utilisé au monde par les agriculteurs, via notamment le Roundup de l’américain Monsanto. En France, un champ de blé sur trois est traité au glyphosate !

Au-delà de sa toxicité propre, est à prendre en compte l’effet cocktail lié à la combinaison du glyphosate à d’autres produits chimiques, accentuant ainsi sa toxicité.

Au vu de la grande quantité d’études alarmantes, je demande à ce que le principe de précaution soit appliqué sans attendre, et soutiens l’appel de Ségolène Royal aux Ministres européens de l’Environnement à refuser le renouvellement de l’autorisation de la commercialisation pour 9 ans du glyphosate en Europe.

Pour consulter ma question au gouvernement au sujet du glyphosate datée du mai 2016.

Communiqué – Projet de loi égalité réelle en Outre-mer

 Paris, 19 janvier 2017

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice de Seine-Saint-Denis

Projet de loi égalité réelle en Outre-mer : beaucoup d’attentes et des avancées à saluer

Le projet de loi Égalité réelle en Outre-mer a été examiné en première lecture au Sénat cette semaine. Il a pour objectif de réduire les inégalités d’accès aux biens, aux services publics, aux droits, et les problèmes éducatifs, sanitaires, économiques, d’accès à l’emploi, de coût de la vie trop élevé auxquelles sont confrontés les habitants des territoires d’Outre-mer par rapport aux habitants de l’hexagone.

Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine Saint Denis et cheffe de file pour le groupe écologiste du Sénat sur ce projet de loi, se réjouit « que les débats au Sénat aient enrichi le texte et que la plupart des amendements déposés au nom du groupe aient été adoptés en séance. Ils permettront notamment d’améliorer l’information des enfants sur des questions de santé, de lancer une réflexion sur la mise en place d’un Observatoire du suicide en Guyane, de renforcer les prérogatives du nouveau Grand Conseil Coutumier des populations amérindiennes et bushinenges de Guyane et de lutter contre l’orpaillage ».

Marie Christine Blandin, Sénatrice du Nord, qui est intervenue à plusieurs reprises pour défendre le renforcement des moyens pour lutter contre l’orpaillage, se félicite « des avancées obtenues dans ce domaine, notamment en Guyane, où c’est un véritable fléau aux conséquences graves sur l’environnement, la santé des habitants et leur sécurité au quotidien ». Elle salue également la reconnaissance, enfin, de la parole des peuples autochtones en Guyane.

Jean Desessard, Sénateur de Paris, a interpelé le gouvernement pour qu’une vraie solution, respectueuse de chacun,  soit trouvée aux flux ininterrompus qui arrivent à Mayotte depuis la départementalisation. 

Malgré ces avancées, les difficultés restent nombreuses et certains sujets fondamentaux, comme le développement de l’enseignement en langue maternelle pour tous les enfants qui ne parlent pas le Français à leur entrée à l’école, ou le développement d’une agriculture, d’une aquaculture locales et  respectueuses de la biodiversité, de filières environnementales, de filières d’énergies renouvelables, n’ont pas été réellement traités.  

Plus généralement, il faudrait résolument promouvoir des économies locales, endogènes, capables d’instaurer des circuits courts et de faire baisser les prix.

Beaucoup reste à faire, mais les avancées sont réelles. Le groupe écologiste a donc voté pour ce texte et espère que les dernières étapes de la navette parlementaire à venir ne remettront pas en cause les progrès qui ont été obtenus au Sénat.

Pour tout contact :
Adriane Dubois
a.dubois@clb.senat.fr
07 78 81 36 51

Le suicide des jeunes Amérindiens de Guyane

Cliquez ici pour accéder au reportage audio.

Reportage sur le Désamiantage – France 5

J’interviens lundi au Palais du Luxembourg dans une conférence organisée par l’ANDEVA (Association Nationale de Défense des Victimes de l’Amiante), salle Clémenceau, à l’occasion des 20 ans de l’interdiction de l’amiante. De nombreux médecins seront présents dont Claude Got qui, depuis des décennies, demande à ce qu’une cartographie des lieux amiantés soit accessible sur internet.

Sur le même sujet, vous pouvez visionner sur ce lien le reportage consacré par l’émission le Magazine de la Santé à la problématique du désamiantage, diffusé ce lundi 2 janvier sur France 5, reportage pour lequel j’ai été interviewée.

Repère vidéo : 34′-38’5
magazine-sante

Communiqué – Pic de pollution en France

Pic de pollution en France : il est urgent de passer enfin aux actes

L’Ile de France, la région Lyonnaise, Lille et ses environs, plusieurs régions de France sont frappées depuis plusieurs jours par un pic de pollution d’une durée et d’une intensité rares, jamais vues depuis plus de 10 ans. La situation est extrêmement préoccupante et les conséquences sanitaires seront  sans aucun doute très fortes puisqu’on le sait,  les particules fines et le NOx, émis principalement par les véhicules à moteur dans les zones urbaines, provoquent entre autres cancers et affections pulmonaires.  

Depuis des années, avec les écologistes, je me bats pour limiter l’usage du diesel dans notre pays et lutter contre la pollution de l’air, avec un soutien à minima de la part des pouvoirs publics. Des mesures sont prises localement, et elles sont nécessaires, mais il est indispensable que la protection de la santé face aux effets dramatiques de la pollution de l’air ne fasse plus l’objet de tergiversations interminables.

Face à l’ampleur de ce problème sanitaire, qui entraîne la mort prématurée de près de 50 000 personnes par an dans notre pays, soit autant que l’alcool, le discours doit être unanimement ferme. On ne peut plus hésiter pendant des jours avant de mettre en place des mesures d’urgence fortes, comme la circulation alternée, alors que le pic de pollution a déjà commencé et est prévu pour durer. On ne peut plus voir le réseau de transports publics ployer sous le nombre de plus en plus grand de voyageurs et ne pas en tirer les conséquences urgentes qui s’imposent. Enfin, on ne plus fermer les yeux et continuer à laisser les constructeurs automobiles défier les règles en toute impunité et ne pas investir résolument dans la construction de véhicules propres.

Au-delà des mesures circonstancielles, il est enfin temps, comme j’en appelle de mes vœux depuis des années, que s’engagent des actions énergiques pour la mobilité de demain. Les responsables politiques doivent être unis sur cette question de santé publique et travailler ensemble, avec la population et l’ensemble des réseaux de la société civile.

 

Des avancées annoncées par le gouvernement pour simplifier l’accès aux droits !

Je me réjouis que le Gouvernement ait annoncé hier la mise en place de 30 mesures de simplification administrative pour les particuliers dans plusieurs secteurs parmi lesquels la santé, le handicap, le logement, la retraite, les litiges.

Les démarches administratives sont parfois kafkaïennes dans notre pays et de nombreuses personnes, perdues ou découragées, renoncent à leurs droits.

Depuis près de quatre ans, je me bats pour faciliter l’accès aux droits, notamment pour les personnes les plus démunies ou vulnérables, et je me réjouis aujourd’hui que plusieurs des propositions que j’avais faites dans mon rapport parlementaire sur l’accès aux soins des plus démunis, rendu au Premier Ministre Jean Marc Ayrault en septembre 2013, aient été reprises : simplification des dossiers de demande de CMU-C et d’ACS,  extension de la durée d’attribution de l’Allocation Adulte Handicapés pour les personnes en situation de handicap lourd et stable, ou encore la facilitation des changements de régime de sécurité sociale en cas de changements de situation. Ce seront de véritables avancées dans l’accès aux droits !

Un bémol cependant…de nombreuses propositions de simplification consistent à dématérialiser les procédures. Il ne faut pas négliger que la fracture numérique est un problème grave, qui touche une grande partie de la population de notre pays. Il est donc indispensable de ne pas se borner à dématérialiser, mais il faut prévoir aussi, comme je le proposais dans le projet de loi Égalité et citoyenneté l’accompagnement personnalisée des personnes qui en ont besoin.

Pour voir l’article

et le détail des 30 mesures

L’évolution des cancers depuis 1980 : les chiffres inquiétants donnés par Le Monde

Les modifications de l’environnement et de nos modes de vie ont elles un impact sur notre santé ? Une nouvelle lecture par Le Monde.fr des chiffres du cancer plus qu’inquiétante, notamment sur l’évolution par tranches d’âge, et qui amènent nécessairement à prendre au sérieux les liens avec avec l’environnement dans lequel nous vivons… Le projet de loi de finance de la sécurité sociale bientôt à l’ordre du jour au Sénat devra obligatoirement prendre en considération ces données.5020016_6_2dbe_un-centre-de-radiologie-a-nice-en-novembre_0878f63c0884e0d9db0031dda5a501ef

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Égalité citoyenneté : adoption au Sénat après réécriture

 

Egalité citoyenneté: adoption au Sénat après réécriture

social |  jeunes |  logement |  immobilier |  discrimination |  Sénat |  parlement
Paris, FRANCE | AFP | 18/10/2016 19:23 UTC+2 | mise à jour le 18/10/2016 20:07 UTC+2
Le Sénat de droite a adopté mardi le projet de loi « égalité et citoyenneté », dernier texte d’envergure du quinquennat avec une série de mesures pour la jeunesse, la mixité sociale ou contre les discriminations, après l’avoir profondément réécrit malgré l’opposition du gouvernement.

177 sénateurs surtout de droite se sont prononcés en faveur de la nouvelle mouture de ce texte, qui se veut une réponse à ce que Manuel Valls avait dénoncé, après les attentats de janvier 2015, comme un « apartheid territorial, social et ethnique » en France et dans ses banlieues. En revanche 146, essentiellement de gauche, ont voté contre.

Le texte doit faire à présent l’objet d’une commission mixte paritaire chargée de trouver un accord entre les deux chambres. En cas d’échec, probable, l’Assemblée nationale, où la gauche est majoritaire, aura le dernier mot.

« 141 articles ont été votés conformes, et je m’en réjouis. Pour le reste, nous verrons au retour à l’Assemblée nationale », a déclaré à l’issue du scrutin le ministre de la ville Patrick Kanner.

« La majorité sénatoriale n’a pas seulement réécrit ou modifié le texte, elle l’a complétement dénaturé! », s’est exclamé Jacques-Bernard Magner (PS). Il a aussi accusé la droite en commission « d’avoir utilisé des artifices de procédure » pour empêcher des amendements d’être discutés en séance.

Avec certains de ces amendements, le gouvernement « voulait mettre en place la première étape de la réforme des minimas sociaux », a-t-il souligné. « Pour des raisons strictement politiciennes, la majorité sénatoriale a choisi de pénaliser les Français les plus modestes ».

De la même manière, un amendement du gouvernement destiné à élargir le délit d’entrave à l’IVG aux sites internet qui véhiculent des informations biaisées sur l’avortement a été rejeté, a relevé l’élu du Puy-de-Dôme.

Seule proposition « innovante » de la droite sénatoriale, a-t-il critiqué, « la création de +mini-jobs+ à l’allemande pour les 18-25 ans, des +sous-contrats précaires+ semblables au CPE refusé massivement par les Français il y a plus de dix ans ».

« Nous souscrivons à l’impérieuse nécessité de refonder une société sur des valeurs de responsabilité individuelle et de solidarité (..) avec l’exigence que ces intentions se transforment en actions concrètes pour ne pas se perdre en illusions », lui a répondu la rapporteure Françoise Gatel (UDI-UC).

Pour elle, « seule une lutte sans merci contre le chômage et les inégalités scolaires pourra permettre de faire face aux injustices sociales et territoriales ».

Au contraire, a-t-elle estimé, à l’exception de quelques mesures, le gouvernement « a réalisé un inventaire de bonnes intentions si hétéroclites qu’il a abouti à un véritable cabinet de curiosités, un gage idéologique pour une majorité effritée, dépourvu de pragmatisme, voire parfois contre-productif ».

Pour Christian Favier (Communiste, républicain et citoyen), « l’un des symboles du pacte républicain a été enterré ici au Sénat, la loi SRU », qui impose aux communes au moins 25% de logements sociaux. Les sénateurs ont en effet instauré un « contrat d’objectifs et de moyens » entre les collectivités et le préfet pour définir le taux de logements sociaux dans les communes.

Aline Archimbaud (Ecologiste) a accusé le Sénat d’avoir adopté des mesures « absolument contraires au développement de l’égalité réelle entre tous nos concitoyens, certaines constituant même des discriminations ».

Plusieurs amendements renforçant les sanctions applicables aux délits de presse, dans l’objectif de s’attaquer aux injures et aux diffamations sur internet, avaient fait polémique. Mais les intervenants n’ont pas fait mention de ces dispositions qui devraient être rejetées par les députés.

Par ailleurs, le Sénat a abrogé le délit de blasphème qui existait encore dans le droit local en Alsace-Moselle.

Jlp/dch/bir

 

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Égalité et citoyenneté : un projet de loi défiguré par la droite au Sénat

Le 18 octobre 2016, Paris

Communiqué de presse

du Groupe écologiste au Sénat

Projet de loi Égalité et citoyenneté : un projet de loi défiguré

par la majorité de droite au Sénat

Le projet de loi Égalité et Citoyenneté avait au départ l’ambition à la fois d’encourager l’engagement républicain de tous les citoyens, de mieux répartir l’offre de logement social sur les territoires, et de promouvoir l’égalité.

Après une série d’attentats dramatiques, dans un contexte difficile de peur, de repli sur soi, où les réseaux terroristes et d’extrême droite soufflent sur les braises pour diviser et mettre en échec le vivre ensemble, ce projet est précieux et indispensable.

Malheureusement, les modifications qui ont été faites par la majorité sénatoriale en ont complètement défiguré ce qui en faisait l’essence. Lire la suite