2017, ANNÉE DE LA FRATERNITÉ !

Je souhaite à chacun d’entre vous une excellente année 2017 sur le plan de la santé, de l’équilibre personnel, de l’activité professionnelle, de l’engagement pour l’intérêt collectif.

Notre pays et notre département, menacés par les extrêmes, doivent trouver la force de résister aux appels à la division et à la haine. J’espère que les initiatives dont se fait écho le Réseau Fraternité (observatoirefraternite93.org) seront multipliées par 100…

L’année 2017 sera une année électorale : présidentielles, législatives et sénatoriales.

Fidèle à mes valeurs et aux engagements pris auprès de vous, j’ai toujours privilégié une écologie populaire agissant au coeur des dynamiques de gauche et de la société civile.

L’écologie doit être unitaire : c’est pourquoi j’ai soutenu François de Rugy à l’occasion de la primaire de la gauche.

Mais elle doit aussi être indépendante et forte : tout naturellement je soutiendrai les candidats écologistes lors du premier tour de l’élection présidentielle et des législatives.

L’année 2017 verra se poursuivre l’action sur des sujets majeurs dans notre département : Santé au travail, pollution de l’air, réduction de la place de la voiture, qualité de l‘eau et des sols (Fort de Vaujours), espaces verts, gaspillage, Europacity, lutte contre les discriminations et accès aux droits, défense et promotion de l’éducation, logement pour tous, économie verte, sociale et solidaire…

Au Sénat comme sur le terrain, vous pourrez compter sur moi pour poursuivre l’action engagée avec la population sur tous ces sujets.

Aline Archimbaud

Sénatrice de Seine-Saint-Denis

 

QUAND LE BREXIT OFFRE UN SURSIS AU GLYPHOSATE

Conséquence inattendue du Brexit, la commission européenne s’est arrogé le droit d’autoriser pour 18 mois la commercialisation du glyphosate, substance active du RoundUp, puissant herbicide vendu par le tristement célèbre Monsanto.

Faute de majorité à l’issue de la réunion du vendredi 24 juin, la commission a profité du trouble jeté par le Brexit pour autoriser, en douce, un produit classé comme cancérigène probable pour l’Homme par l’OMS en 2015.

Pour 18 mois encore, le lobbying et les manœuvres politiques auront eu raison de la santé des Européens.

Aline Archimbaud

Pour la Fraternité

Sans vouloir céder à quelque forme de panique que ce soit, il faut bien le constater : deux périls majeurs menacent durablement notre pays, comme d’ailleurs d’autres en Europe. D’abord une forme importée de fanatisme religieux ultraviolent qui cible désormais les populations civiles. Ensuite, un extrémisme xénophobe (lui bien de chez nous) qui entretient la détestation des différences, la haine du voisin et prône la bunkérisation généralisé dans des frontières d’un autre temps.

En s’entretenant l’une l’autre, ces deux faces d’une même pulsion de guerre ont des effets extrêmement corrosifs sur la démocratie et sur la paix civile. Dans notre département, elles se conjuguent objectivement pour faire monter des tensions voire des affrontements entre des populations, des communautés, des territoires. Contre ces tendances mortifères, des initiatives modestes mais dignes et joyeuses sont apparues pour dialoguer, rapprocher des personnes et des groupes qui en temps ordinaire s’ignorent.

Elles alertent sur des tensions qui naissent de l’action provocatrice et diffuse de petites bandes et sur des actes de violence banalisée. Elles signalent ici et là des excès de zèle ou des bavures liés aux mesures d’urgence évidemment nécessaires pour protéger les populations.

Ces actions pour «vivre mieux en paix» font renaitre l’espérance, elles incarnent la France qu’on aime : celle de la tolérance, du respect et de la liberté.

Les simples gens qui les portent se heurtent cependant ici ou là à des pressions voire à des menaces : ils sont dépourvus de moyens et d‘écho dans les médias ou auprès des pouvoirs publics.

Il est du devoir des parlementaires et donc du mien, de répondre à leur demande de soutien, de protection et de relais.

J’appelle chacun, composantes organisées de la société civile démocratiques, croyants ou athées, professionnels de santé, d’éducation, d’action sociale ou de protection des droits, syndicalistes et associatifs, simples personnes qui se sentent concernées, à se mobiliser aussi à leurs côtés…

S’agissant des partis et des professionnels de la politique, on les a entendus prononcer de belles paroles, au soir du second tour des élections régionales.

C’est maintenant, dans l’effort qu’ils feront sur le terrain pour préserver et renforcer la fraternité, qu’on verra si ces résolutions sont suivies d’actes concrets.

Aline Archimbaud

Sénatrice de Seine-Saint-Denis

Intervention à la Conférence-Débat « Quelles responsabilités pour les écologistes ? »

Paris – 4 avril

Je suis venue aujourd’hui dire ce qu’est à mon sens la quadruple responsabilité des écologistes, partout où ils se trouvent aujourd’hui et la ou il se trouveront peut être demain.

1/ La responsabilité de construire des contre lobbies et des contre-campagnes d’opinion

Sur les sujets que je travaille comme parlementaire, la consommation, la santé, les pollutions, l’accès aux droits, les lobbyistes exercent une forme insupportable de dictature sur l’opinion. C’est clef en mains que les trusts du médicament, de l’automobile ou de l’agroalimentaire fournissent aux parlementaires et aux médias des consultants bidon, des faux chiffres des expertises biaisées. Il est temps que se constitue un fonds et une union internationale de la contre-expertise, financée par les citoyens, réunissant toutes les structures indépendantes ou pluralistes et leur permettant de répondre aux innombrables sollicitations dont elles sont l’objet. Il est temps qu’un réseau de médias indépendants, Internet, papier et télévision assure la diffusion des actions avis et rapports d’une telle union.

Les écologistes devraient a mon sens prendre une initiative européenne sur ces deux sujets.

2/ La responsabilité de donner un socle plus solide aux initiatives écologiques de la société civile:

La différence avec il y a 20 ans, c’est qu’on n’est plus dans l’expérimentation. Sur d’innombrables sujets de la transition, le savoir faire existe . Il n’y a qu’à voir le bâtiment, l’énergie ou l’agriculture pour s’en convaincre. Mais la puissance économique fait encore défaut. En capital, en formation, en accès au foncier, en puissance commerciale, en potentiel de réponse aux marches publics, en filière territoriale. Alors qu’on parle d’économie collaborative ou de la fonctionnalité, nous avons parfois nous même une révolution industrielle de retard.

Les écologistes devraient donc prendre, l’initiative de soutenir la creation et plus souvent le renforcement des structures corporatives sur les grandes filières de la transition, faire pression sur toute les chambres consulaires et les assemblées dans lesquelles ils sont ou seront élus pour qu’elles rééquilibrent leur priorités d’affectation de la subvention ou de la ressource fiscale.

3/ La responsabilité de pousser à la réforme des service publics écologiques territoriaux :

La gestion des biens publics que sont l’eau , l’énergie ou la qualité de l’air est aujourd’hui totalement morcelée, opaque et  dispersée  C’est un sujet qui a été peu abordé lors du débat sur la réforme territoriale et sur lesquels nous avons un retard considérable sur les majors qui, elles, raisonnent en terme de services globaux et de réseaux jusqu’au particulier. Je ne propose sûrement pas d’étatiser tous les services mais il faut reprendre le contrôle sur les grandes options stratégiques pour que nos concitoyens prennent la mesure des énormes gisements d’économie et de pouvoir d’achat qu’il permettrait.

4/ La responsabilité d’inventer la démocratie écologique:

On fait débattre les citoyens parfois des grands projets d’équipement, plus rarement des grandes politiques publiques des plans ou de programmes. Presque jamais des grandes options techno scientifiques. Il est temps que systématiquement sur les grandes options et les grands choix de politiques publiques, soit installé un dispositif décentralisé de débat, en continu, allant profond dans l’opinion.

Les écologistes devraient profiter du débat organisé par Ségolène Royal pour souligner l’importance et l’urgence du droit de saisine citoyen. La prolifération anarchique et scandaleuse des nanotechnologies constitue à cet égard une occasion majeure de parler fort à l’opinion publique.

Conclusion :

Pour mettre en oeuvre cette quadriple responsabilité, et ce sera ma conclusion, les écologistes doivent changer leur façon de se présenter sur la scène politique.

La base explicite de leur projet, on aurait dit dans le temps l’alliance de classes ou le sujet de la transformation ecologique, devrait être l’alliance des prolos, des bobos, des intellos et des technos . Sur ce dernier point, nombreux sont les hauts fonctionnaires, les  ingénieurs et les cadres qui refusent la fuite en avant nihiliste et irresponsable des certaines grandes organisations ou de certaine hautes administratiosn d’Etat.

Sur toute une série de terrains, cette alliance ne demande qu’a se conforter: La consommation, l’alimentation, les mobilités, le troc et la réparation d’objets, la santé, les loisirs, l’école.

Les gains de pouvoir d’achat par l’écologie, le récit et la promesse progressiste d’un monde qui peut s’améliorer, le choix des lows tech et des technologies appropriées contre la démesure et l’irresponsabilité, voilà des chantiers majeurs où s’articulent l’urgence sociale, l’urgence écologique et l’urgence territoriale.

La façon qu’ont les écologistes de faire de la politique doit donc profondément évoluer.

Je suis en Seine Saint Denis. Dans ce département, je mesure chaque jour combien les écologistes devraient intégrer à leur dispositif de fonctionnement et de prise de décision les relais d’opinion et les prescripteurs d’alternatives que sont par exemple les représentants des collectifs d’associations de quartiers, les syndicats de salariés, les associations de consommateurs, les professionnels de la santé ou du travail social; les artisans et commerçants.

L’intuition de Dany Cohn-Bendit de la coopérative a été ramenée au rang de chimères par les visions protestataires et avant-gardistes de l’écologie. Il est temps de la remettre en chantier.

Le retour d’écologistes aux responsabilités et au gouvernement, que j’appelle de mes vœux, compte tenu de l’état du pays, n’a pas besoin de préalable ni de marchandage d’appareils qui ne tiennent pas compte du vrai état de la société. Mais il n’a d’utilité qu’inscrit dans un projet écologiste collectif d’actions, autrement dit dans un projet porteur de sens.

Communiqué de presse – Second tour des élections départementales

Le 29 mars 2015, Paris

Communiqué de presse

Aline Archimbaud

Sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis

Le second tour des élections départementales a amplifié la défaite de toute la gauche qui a perdu la moitié des départements qu’elle dirigeait. De son côté, l’extrême droite continue à progresser.

En Seine-Saint-Denis, la gauche échappe de justesse à la sanction de ses électeurs issus des couches populaires continuant majoritairement à s’abstenir.

Il est plus que temps d’inverser cette mauvaise tendance en rassemblant enfin la gauche et les écologistes autour d’un nouveau contrat majoritaire. Pour cela, une nette inflexion des politiques publiques en matière écologique et sociale est absolument fondamentale.

Je me réjouis que deux nouvelles conseillères départementales écologistes puissent contribuer à la mise en place sur notre département de cette nouvelle orientation.

Pour tout contact :
Adriane DUBOIS
Collaboratrice d'Aline Archimbaud
a.dubois@clb.senat.fr
07-78-81-36-51

Elections départementales en Seine-Saint-Denis

Lundi 23 mars 2015

Communiqué de presse

Le rassemblement de toute la gauche et des écologistes auquel j’avais appelé en Seine-Saint-Denis n’a malheureusement pas été possible au premier tour des cantonales.

Pour le second, afin d’écarter la menace que représentent la droite et l’extrême droite, et pour une représentation équilibrée de la gauche et des écologistes, il faut se rassembler largement, et partout dépasser les manœuvres d’appareil et les querelles de leadership.

Ensuite, il faudra reconstruire sur des bases nouvelles.

Aline Archimbaud

Sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis

Pour tout contact :
Adriane DUBOIS
Collaboratrice d'Aline Archimbaud
a.dubois@clb.senat.fr
07-78-81-36-51