Soirée « La Place des Roms dans la société de demain »

J’ai participé le 22 avril dernier à la soirée « La Place des Roms dans la société de demain », organisée à Montreuil en présence d’une centaine de personnes.

Le débat a permis à différents responsables d’associations (« Rom Réussite », « la Voix des Rroms », « ASET93″…) de rappeler les difficultés extrêmes de logement, de scolarisation, et la nécessité d’encourager toute initiative d’accueil digne. 

La soirée a été clôturée dans une ambiance chaleureuse par des chants et des danses.

Aline Archimbaud

Situation des populations Roms en Seine-Saint-Denis et en Île-de-France

Depuis plusieurs années, les expulsions de campements abritant des personnes issues de la communauté rom se sont accélérées ; les campements ont à présent en Île-de-France une durée de 6 mois en moyenne.

Ces expulsions, ayant souvent pour origine un arrêté municipal, engendrent pour les habitants une situation d’errance permanente, et pour les bénévoles un suivi très difficile des personnes avec lesquelles ils ont initié un parcours d’accès à la scolarité et à la santé.

Les habitants sont épuisés et démoralisés. Ce désespoir est également le terreau de la délinquance et de l’assistanat.

Dans ce paysage sombre, quelques expériences positives et innovantes sont actuellement en cours :

1. Le projet porté par l’association Alteralia sur le terrain Voltaire à Saint-Denis (hébergement et boutique emploi).

2. Le projet « Andanta », soutenu par la municipalité de Stains (village d’insertion), initié dans le cadre de la stratégie régionale de l’État pour les campements illicites en Île-de-France.

3. Le projet « les bâtisseurs de cabane » actuellement en discussion avec la Mairie de Paris.

L’action du Défenseur des droits et de son équipe en Seine-Saint-Denis

Lors de leur point-presse annuel, le 23 février dernier, les délégués départementaux du Défenseur des droits de Seine-Saint-Denis ont présenté les résultats de leur action en 2016.

En 2016, ils ont été saisi sur 1500 dossiers. Parmi eux, 850 correspondaient à des réclamations, dont 92% étaient liés aux relations avec les services publics. Les 650 autres saisines relevaient de demandes d’information, dont la grande majorité concernaient également les services publics.

Pour rappel, le Défenseur des droits est une institution indépendante crée en 2011 qui pour mission de défendre le droit des personnes, de manière confidentielle et gratuite ; il s’engage en faveur de l’égalité et de l’accès aux droits des personnes. Il n’est pas habilité à intervenir dans le cadre de conflits entre les personnes mais entre les personnes et les administrations et services publics. Il peut également être saisi en matière de défense des droits des enfants, et de lutte contre les discriminations. Il assure également une fonction de contrôle déontologique de la sécurité (contrôle du comportement des forces de police).

Pour tout contact sur votre ville, consulter le site du Défenseur des droits

Gare de Triage Drancy/Le Bourget

J’ai participé le 27 janvier dernier à la réunion du CIE (Comité d’Information et d’Echange), réunissant élus, représentants d’associations, SNCF, et l’ensemble des administrations concernées, et présidée par le Préfet de Seine-Saint-Denis.

Un PPI (Plan particulier d’Intervention) est en cours d’élaboration.

Pour cela, trois groupes de travail sont mobilisés : alerte, sites à enjeux, organisation des secours).

Ce PPI devrait être mis à disposition de la population en septembre 2017.

En 2016, 110 000 wagons ont transité par la gare. 15% à 17% contenaient des matières dangereuses. 49 wagons contenaient des déchets nucléaires.

L’Autorité de Sûreté Nucléaire est intervenue en décembre 2016 et n’a relevé aucune anomalie.

La mission « transport de matières dangereuses », celle aussi intervenue en décembre 2016, indique n’avoir relevé que des irrégularités très faibles.

Un effort particulier est prévu sur les clôtures (aboutissant en 2019) ainsi que sur la réduction du niveau sonore (installations prévues avant fin 2017).

Des avancées, mais la plus grande vigilance s’impose toujours.

Biennale Emergences « métiers d’art et design »…les talents de la Seine-Saint-Denis à l’honneur

La Biennale Émergences inaugurée le 13 octobre dernier à Pantin, en présence de Gérard Cosme, président le la communauté d’agglomération Est Ensemble et de Bertrand Kern, maire de Pantin, met à l’honneur les talents du territoire, la créativité des artistes, des artisans, des designers qui développent chaque jour de nouveaux savoir-faire. Beaucoup de très belles créations, mobiliers, objets décoratifs, luminaires, bijoux, qui montrent s’il le fallait le dynamisme de la Seine-Saint-Denis et de l’Est parisien…

L’Observatoire de la fraternité de la Seine-Saint-Denis invite Féthi Benslama pour parler de la radicalisation

Le 5 octobre, à Aubervilliers, j’ai assisté au débat organisé par l’Observatoire de la fraternité en Seine-Saint- Denis sur la question de la radicalisation et de son traitement avec Féthi Benslama. Plus de 80 personnes pour cette soirée, de tous horizons, pour écouter et échanger sur une présentation des causes de la radicalisation et des pistes pour son traitement par Féthi Benslama. Psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique, il a montré avec clarté et intelligence la complexité de ce phénomène et les pistes qui, à partir de cette analyse, doivent être étudiées et suivies pour lutter contre ce phénomène. Pour davantage d’informations, voir le site de l’Observatoire de la fraternité

Visite à deux associations à Montreuil : Hors la Rue et Emmaüs Alternatives

J’ai eu le grand plaisir aujourd’hui de rendre visite à deux associations du territoire de la Seine-Saint-Denis, toutes deux localisées à Montreuil, et dont l’activité est essentielle dans le champs de la solidarité et de l’accompagnement des plus démunis.

Hors la rue effectue un travail précieux et peu développé d’accueil de jeunes mineurs étrangers en danger, de 10 à 18 ans, grâce notamment au travail de rue des éducateurs de l’association, sur tout le territoire de l’Île-de-France. Ceux-ci vont à la rencontre des mineurs en grande difficulté, ayant souvent vécu des périodes traumatiques, font du repérage et peuvent leur proposer de se rendre au centre d’accueil de jour de l’association qui se situe à Montreuil. Là, les mineurs y trouvent beaucoup : de l’accompagnement, des conseils aussi bien sur des mesures transitoires que pour s’insérer dans des dispositifs sociaux de droit commun, une aide à la scolarisation, une aide à l’insertion, mais aussi des ateliers de langue, des rencontres, la possibilité d’y préparer et d’y prendre un repas, moment convivial que j’ai pu partager avec eux.

L’association Emmaüs alternatives quant à elle a aussi pour objectif l’accompagnement, l’insertion et l’autonomie des plus démunis par diverses actions : le soutien aux droits et à la dignité de plus démunis (service RSA, domiciliation), l’organisation de lieux d’accueil et d’aide alimentaire (accueil de jour, hébergement en diffus, banque alimentaire), mais aussi de l’insertion par l’activité économique. J’ai pu visiter les grands ateliers du chantier d’insertion, à Montreuil, qui proposent une chaîne complète de réemploi de vêtements pour leur donner une seconde vie : atelier et activité de tri de tous les vêtements collectés, des chaussures et des jouets, le lavage, le repassage et la préparation des objets, l’espace couture qui permet de remettre en état ceux qui le nécessitent, la logistique pour récolter les vêtements, ou alimenter les boutiques. Ce sont chaque année plus de 170 salariés qui, par ce biais-là, reprennent pied dans l’activité économique.

Deux exemples d’associations dont le travail est primordial, et mérite d’être soutenu, pour l’accès aux droits, à l’autonomie et à l’insertion des personnes les plus démunies.

 

 

Gare de triage de Drancy

J’ai assisté le 4 juillet à Bobigny à la réunion du comité d’information et d’échanges relatif à la gare de triage de Drancy-le Bourget présidé par le préfet de Seine-Saint-Denis, en présence de responsables de la SNCF, des services de l’Etat, de pompiers et agents de la gendarmerie,d’élus et associations.

Les responsables de la SNCF ont indiqué avoir mis en eouvre des recommandations du CGEDD (dans son rapport du 7 mai 2015) concernant notamment le clôturage du site, son gardiennage et la diminution importante du niveau sonore. C’est une bonne chose.

Cela étant dit, en réponse à mes questions, il m’a bien été confirmé que passaient sur le site environ 200 wagons-castors par an (wagons chargés de déchets nucléaires) mais aussi de nombreux wagons chargés de produits dangereux et notamment du chlore. La SNCF confirme qu’il n’y a pas d’étude pour envisager un autre parcours pour ces produits dans des zones moins peuplées et plus éloignées des habitants. Une moyenne d’environ 100 000 wagons sont triés chaque année sur ce site.

Les associations de riverains présentes ont insisté sur la nécessité de renforcer l’information du public.

Un travail est en cours pour l’élaboration du plan particulier d’intervention (PPI).

Certes il ne s’agit pas de demander la fermeture de ce site et l’arrêt de cette activité, ni d’affaiblir la politique de frêt ferroviaire, mais de rester très vigilants devant le danger que représente le passage de wagons, relativement peu nombreux, mais contenant des produits extrêmement dangereux. Affaire à suivre…

Installation de l’espace Santé Droit au sein de l’hôpital Avicenne

220px-bobigny_-_hopital_avicenne_01A l’invitation de la Cimade, de la Comede (Comité pour la santé des exilés), et de l’hôpital Avicenne, j’ai assisté aujourd’hui à la visite et installation des nouveaux locaux de l’espace Santé Droit au sein de l’hôpital Avicenne.

Cette permanence, accueillie maintenant au sein de l’hôpital, aux côtés des locaux des services sociaux, permettra grâce à une collaboration des trois entités, de favoriser la promotion du droit à la santé des personnes étrangères et la lutte contre les discriminations à l’égard des personnes migrantes : par un accueil des personnes étrangères, de manière inconditionnelle, qui rencontrent des difficultés liées au titre de séjour pour soins, mais aussi la protection des personnes gravement malades contre les expulsions, l’accès à la protection maladie, et plus largement les difficultés rencontrées pour l’accès aux soins.

Ce partenariat, essentiel pour les personnes étrangères qui ont besoin de soins, est le fruit de l’engagement des associations mais aussi de la direction de l’hôpital Avicenne, très engagée sur ces questions et qui met, comme en témoigne la création d’une salle qui en porte le nom,  « l’hospitalité » au cœur de sa démarche.