L’accès aux soins des plus précaires : J’y ai pourtant droit !

A la demande de la Mutualité Française Champagne-Ardennes, la compagnie théâtrale « Entrées de jeu » a créé et mis en scène un débat théâtral sur l’accès aux soins des personnes en situation de précarité, intitulé « J’y ai pourtant droit ».

La compagnie s’est pour cela inspirée d’une part de rencontres avec des jeunes issus de la Mission Locale de Reims, et d’autre part du rapport parlementaire sur « L’accès aux soins des plus démunis : 40 propositions pour un choc de solidarité », remis par Aline Archimbaud en septembre 2013. Capture-d---e--cran-2016-12-16-a---09.48.35-626x456Cinq courtes scénettes soulignent ainsi les difficultés d’accès aux soins de personnes qui, en situation de précarité, naviguent dans les méandres de l’administration, et en arrivent finalement à renoncer à se soigner. 

Pour plus d’informations sur ce débat théâtral, consulter le site de la Compagnie Entrées de jeu

Signez aussi la déclaration des territoires à vélo !

J’ai signé la déclaration des territoires à vélo pour :

  • « Contribuer activement à l’équilibre des territoires par l’aménagement d’un maillage cyclable les reliant entre eux et d’une planification favorable à la réalisation du réseau national.
  • Éduquer pour l’avenir et faire du vélo un outil de mobilité à part entière, une réponse au défi climatique, un outil au service d’une société inclusive et en bonne santé.
  • Faire de la France la première destination mondiale pour le tourisme à vélo, vecteur de retombées économiques considérables
  • Fédérer les acteurs nationaux pour porter la France au rang des grandes nations cyclables et participer à une ambition européenne pour le vélo. »

Participez vous aussi ! plus d’info ici

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Des avancées annoncées par le gouvernement pour simplifier l’accès aux droits !

Je me réjouis que le Gouvernement ait annoncé hier la mise en place de 30 mesures de simplification administrative pour les particuliers dans plusieurs secteurs parmi lesquels la santé, le handicap, le logement, la retraite, les litiges.

Les démarches administratives sont parfois kafkaïennes dans notre pays et de nombreuses personnes, perdues ou découragées, renoncent à leurs droits.

Depuis près de quatre ans, je me bats pour faciliter l’accès aux droits, notamment pour les personnes les plus démunies ou vulnérables, et je me réjouis aujourd’hui que plusieurs des propositions que j’avais faites dans mon rapport parlementaire sur l’accès aux soins des plus démunis, rendu au Premier Ministre Jean Marc Ayrault en septembre 2013, aient été reprises : simplification des dossiers de demande de CMU-C et d’ACS,  extension de la durée d’attribution de l’Allocation Adulte Handicapés pour les personnes en situation de handicap lourd et stable, ou encore la facilitation des changements de régime de sécurité sociale en cas de changements de situation. Ce seront de véritables avancées dans l’accès aux droits !

Un bémol cependant…de nombreuses propositions de simplification consistent à dématérialiser les procédures. Il ne faut pas négliger que la fracture numérique est un problème grave, qui touche une grande partie de la population de notre pays. Il est donc indispensable de ne pas se borner à dématérialiser, mais il faut prévoir aussi, comme je le proposais dans le projet de loi Égalité et citoyenneté l’accompagnement personnalisée des personnes qui en ont besoin.

Pour voir l’article

et le détail des 30 mesures

Intervention au Sénat sur le Projet de loi travail

Lundi 13 juin 2016

Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, Jean Desessard a bien exprimé la position générale du groupe écologiste sur ce projet de loi ; je n’y reviendrai donc pas. Pour ma part, j’insisterai sur trois points précis, même si d’autres sujets auraient également mérité d’être évoqués.

La première version du texte présentait des réformes très problématiques, mais elle contenait quelques bons dispositifs. Le texte issu de la commission en a malheureusement fait disparaître un certain nombre.

J’évoquerai tout d’abord la disposition qui figurait à l’article 23 et visait à généraliser la garantie jeunes, pour le moment à l’état d’expérimentation. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi le Gouvernement a inséré cette mesure dans un texte aussi peu consensuel.

Ce dispositif, qui repose sur le principe du donnant-donnant, fonctionne très bien. Cela nous a été rapporté à la fois par les missions locales qui le gèrent et par les jeunes qui en bénéficient. Alors que, selon les chiffres de 2012, 15 % des jeunes de notre pays, soit 2 millions de jeunes de quinze ans à vingt-neuf ans, ne sont ni étudiants, ni en formation, ni actifs, n’est-il pas temps de leur envoyer un signal fort ?

La garantie jeunes est ce signal fort. Il serait vraiment dommageable que le Sénat ne valide pas cet article et ne saisisse pas l’occasion qui lui est ainsi donnée pour s’adresser aux jeunes.

Ce contrat repose à la fois sur la confiance et l’exigence. Il rend estime de soi et autonomie. Il crée le lien social nécessaire pour sortir de l’isolement, devenir membre à part entière de la société et chercher un avenir.

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Conférence sur l’accompagnement et la prévention des maladies liées à l’amiante

L’Association Nationale de Défense des Victimes de l’Amiante (ANDEVA) et le réseau Mésoclin ont organisé le mardi 15 mars une conférence pour parler du suivi, de l’accompagnement et de la prévention des maladies liées à l’amiante.

Cette journée a réuni à la fois des médecins spécialistes de ces maladies très graves, des associations, des personnels médicaux qui accompagnent des malades et leur famille tout au long de leur maladie, et de très nombreuses personnes touchées par le drame de l’amiante.

IMG_0509Ces dernières ont pu prendre la parole, témoigner de leur expérience, interroger les médecins, et proposer des améliorations concrètes de l’accompagnement des malades et de leurs proches.

Les médecins présents toute la journée ont également fait un point des dernières innovations thérapeutiques porteuses d’espoir et des dernières découvertes sur les maladies de l’amiante dont le pic d’incidence, selon les dernières études, n’est pas encore atteint.

Aline Archimbaud a participé à cette journée et compte continuer à porter, au sein du Sénat, les revendications fortes entendues lors des discussions, pour qu’enfin les victimes de l’amiante puissent bénéficier d’un indispensable suivi post professionnel digne de ce nom.

Charte pour une santé solidaire

J’ai signé la « charte pour une santé solidaire », initiée entre autres par des professionnels de santé, des responsables d’associations de patients, et des universitaires.

 Retrouvez ci-dessous le texte de cette pétition ou sur ce lien.


Charte pour une santé solidaire

La santé est notre bien le plus précieux. Sa protection est un principe constitutionnel fondamental. Elle impose une politique de prévention et de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. Elle suppose également de garantir l’égalité d’accès aux soins quand survient la maladie. C’est pourquoi la protection sociale de la santé doit être financée par la solidarité. Mais ce financement est forcément limité, obligeant à faire des choix selon la règle du juste soin pour le patient au moindre coût pour la collectivité, en distinguant ce qui relève de la solidarité, et, à ce titre, devrait être entièrement financé par la collectivité, et ce qui relève de choix personnels. L’évolution de la médecine et de la société, l’aspiration démocratique et égalitaire appellent une Charte pour une santé solidaire fondée sur les principes suivants :

1. Respect des droits des malades1.

2. Formation à la santé à l’école, au collège et au lycée

3. Prévention et éducation à la santé tout au long de la vie en lien avec le médecin traitant2.

4. Garantie d’un accès effectif3. à une médecine de ville universelle4. et au service public hospitalier

5. Accompagnement médical, médico-social et psychologique et éducation thérapeutique, en particulier pour les malades chroniques5.

6. Droit à l’information sur la qualité des soins6.

7. Liberté de choix par les patients du médecin et de l’établissement de santé7.

8. Indépendance professionnelle et déontologique des professionnels de santé8. et accès à des formes diversifiées de rémunération

9. Liberté de choix du tiers payant par le patient dans le parcours de santé9. pour les soins remboursés par la Sécurité Sociale

10. Sécurité sociale finançant au moins à 80 % les soins pris en charge par la solidarité10. et à 100 % au-delà d’un plafond en cas de dépenses élevées restant à la charge du malade11.

11. Liberté de choix de la Sécurité sociale pour la protection complémentaire12.

12. Équilibre obligatoire de l’assurance maladie solidaire dans la loi de financement de la sécurité sociale13.


1. Dignité, non-discrimination, secret médical, information, codécision et participation.

2. Avec le concours notamment des services de prévention collective (protection maternelle et infantile, santé scolaire, santé au travail, …).

3. Respect des tarifs fixés par les conventions conclues entre la Sécurité sociale et les professions de santé et délais de prise en charge adaptés sur tout le territoire.

4. Définie comme une médecine de ville (professionnels libéraux, centres de santé, …) respectant les tarifs fixés par les conventions conclues entre la Sécurité sociale et les professions de santé, par opposition aux professionnels de santé pratiquant des dépassements d’honoraires. 

5. En cas de prise en charge sanitaire et sociale complexe.

6. Informations établies et diffusées par les autorités de santé en partenariat avec les professions de santé et les associations de patients.

7. En lien avec le médecin traitant  et dans le cadre du parcours de santé permettant l’égal accès aux soins nécessaires au moindre coût pour la collectivité.

8. Notamment par rapport aux financeurs et aux industries de santé et conformément aux données de la science.

9. Coordonné par le médecin traitant.

10. Soins définis par l’assurance maladie solidaire au regard des connaissances médicales et épidémiologiques et vote d’objectifs de niveau de remboursement dans le cadre des lois de financement de la sécurité sociale.

11. Sur la base des tarifs fixés par les conventions conclues entre la Sécurité sociale et les professions de santé.

12. L’assuré social peut choisir la Sécurité Sociale comme assurance complémentaire, à la place d’une mutuelle, d’une institution de prévoyance ou d’une compagnie d’assurance privée, moyennant une cotisation ou une contribution complémentaire. Dans ce cas, les soins lui sont remboursés par un seul organisme, sa caisse de Sécurité Sociale, comme c’est possible depuis 2000 pour les bénéficiaires de la CMU.

13. Équilibre obligatoire de l’assurance maladie solidaire dans la loi de financement de la sécurité sociale.

Communiqué de presse : 3e suicide en un mois chez les jeunes amérindiens de Guyane

Paris, le 6 novembre 2015

Communiqué de presse

Mesdames


Aline Archimbaud

Sénatrice de Seine-Saint-Denis

et

Marie-Anne Chapdelaine
Députée d’Ille-et-Vilaine

Parlementaires en mission sur la situation des populations amérindiennes en Guyane

Marie-Anne Chapdelaine, députée d’Ille-et-Vilaine, et Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, expriment leur profond bouleversement à l’annonce du suicide d’un jeune adolescent de 15 ans hier soir à Saint-Laurent du Maroni.

Elles transmettent à la famille, aux proches, et à tous les habitants, leurs condoléances émues, et les assurent de leur profonde sympathie.

Ce nouveau suicide montre à quel point il est urgent de prendre conscience de la gravité de la situation.

Il faut très vite mettre en place des mesures à la hauteur de ces drames, avec les moyens nécessaires, et surtout dans la durée.

Elles remettront le rapport de leur mission au Premier ministre le 30 novembre prochain, en s’efforçant d’être à la hauteur des enjeux.

Pour tout contact :

Bureau d’Aline Archimbaud : a.archimbaud@senat.fr / 07 78 81 36 51

Bureau de Marie-Anne Chapdelaine : marieanne.chapdelaine@gmail.com / 06 23 06 61 96

Lancement de l’UDE – Intervention d’Aline Archimbaud

Mon intervention au lancement de l’Union des Démocrates et des Écologistes, proposition de trois critères pour définir l’excellence écologiste aujourd’hui.

Crédit photos : Antony Voisin

Crédit photos : Antony Voisin


Intervention d’Aline Archimbaud

Lancement de l’UDE

Samedi 17 octobre 2015

Crédit photos : Antony Voisin

Crédit photos : Antony Voisin

Cher-e-s Ami-e-s,

On m’a demandé de dire ce qu’est à mes yeux l’excellence écologiste, au fond la différence et la valeur ajoutée de l’écologie, son apport singulier à la cause commune pour les temps qui viennent.

Je suis une ancienne des réseaux de l’écologie alternative. Une de mes passions forte est la Seine-Saint-Denis où j’ai enseigné pendant 30 ans, où j’ai été élue locale pendant 15 ans.

J’ai été parlementaire européenne dans la première vague d’élus verts de 1989 et je suis aujourd’hui sénatrice écologiste…

A ce titre, je me présente comme un maillon actif du soutien à tous ceux qui n’ont pas accès aux droits, des roms aux mal logés en passant par les victimes de l’amiante et les activistes antinucléaires de Polynésie.

Je suis une opposante acharnée au diesel, à l’aspartame, et à l’huile de palme à haute dose.

Trois jours avant l’affaire Volkswagen, je proposais au Sénat un amendement demandant que les analyses des rejets des filtres diesel soient faites par des experts indépendants, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. L’amendement a été refusé ! Depuis, des premiers pas courageux ont été faits dans les décisions gouvernementales. Mais il faut aller beaucoup plus loin.

Pour définir l’excellence écologiste, c’est-à-dire non pas ce que nous sommes mais ce que nous aspirons à devenir et notamment dans le cadre de l’UDE, j’ai choisi parmi beaucoup d’autres, trois critères qui dessinent une direction vers une figure nouvelle de la politique.

Tout d’abord, l’excellence écologiste appelle la mixité sociale

L’excellence écologiste appelle d’abord la mixité sociale et l’organisation de convergences imprévues : nous vivons dans un monde dans lequel la parole officielle ne parvient plus à des pans entiers de la société et dans laquelle la parole de groupes massifs n’atteint pas les oreilles de nos dirigeants.

Contribuer à la grande coalition des prolos, des entrepreneurs, des bobos, des intellos et des technos, voilà ce que doit être à mon avis la stratégie de l’UDE. Reconstruire les relais et les continuités de la parole, installer les espaces de rencontre et les carrefours dans une société de la séparation.

Voilà pourquoi je porte l’idée d’installer en 2 ans, 100 maisons de la démocratie et de l’écologie. Ce serait les bourses du travail du 21e siècle, qui soient des lieux carrefours dans lesquels, chômeurs, cadres, innovateurs sociaux et technologiques, syndicalistes, militants des quartiers, puissent sortir de l’entre soi, inventer les chemins de l’emploi, de l’urbanité, de la transition écologique, lier les politiques publiques descendantes au pouvoir d’agir de ceux d’en bas.

Et c’est mon second point : l’excellence écologique, c’est la mise en délibération de la politique.

Nous ne dirons jamais assez notre volonté de réformes institutionnelles, fortes, notre souhait d’un parlementarisme rénové. Mais en attendant le grand soir, nous avons à gérer les petits matins du « pas après pas » démocratique.

On ne gouverne pas un pays moderne dans la société du risque, à coup de programmes bouclés venus des partis. Nous le savons tous : minoritaires, ils ne s’appliquent jamais. Le décalage entre le dire et le faire génère d’énormes frustrations.

Qui peut croire d’ailleurs que l’urgence écologique, sans parler des autres, peut se satisfaire d’une société où les décisions se prennent avec des majorités faibles et facilement réversibles ?

En écologie de propositions, on définit des valeurs, on soumet des cadres d’action au suffrage et on les fait avancer une fois élus…

Et sur cette base, on construit pas après pas les compromis, qui font les grandes réformes et rendent opérationnels les changements.

Le rapport de Michel Winock contient des propositions intéressantes à cet égard, les conclusions positives de la commission Richard vont bientôt donner matière à ordonnance, l’initiative d’un fonds pour l’initiative citoyenne pour les quartiers populaires est également une bonne idée.

L’UDE doit être à la pointe de ce combat ci. En relançant d’abord systématiquement les négociations avec tous ceux qui perçoivent à tort l’écologie comme une menace. En contribuant ensuite à faire que le quinquennat ne s’achève pas sans avancées fortes dans deux domaines : l’aération de notre démocratie vers plus de modernité délibérative, et la simplification administrative pour tous.

J’en arrive à mon troisième critère : l’excellence écologique nous porte vers l’organisation d’un dialogue fécond entre les terroirs et la planète.

Nous assistons médusés au combat mortifère entre d’un côté des modèles de production et de consommation de plus en plus hors sol, et de l’autre un repli frileux sur l’entre soi, fondé sur le refus de l’extérieur ou de la différence.

Affirmons ensemble une autre voie : celles des nouvelles identités nationales et européennes qui combinent les appartenances, qui font alterner sédentarité et nomadisme, qui jouent sur la lenteur et la rapidité, sur la proximité et le lointain…

L’écologie que nous voulons revendique tout à la fois davantage de mobilité volontaire et partagée pour embrasser la planète et moins de mobilité subie pour la préserver.

Nous sommes des partisans d’un autre usage des temps de la ville et de la vie, nous sommes des partisans de la pluralité des parcours et des offres en matière de carrière, d’éducation, de logement, de soins ou de petite enfance.

Alors, et ce sera ma conclusion, ce qui peut nous distinguer et qui combine ces trois critères, c’est la diversité des formes d’appel à l’engagement.

A la standardisation triste des modalités d’implications dans les partis, nous devons opposer une palette d’opportunités et de parcours d’engagement qui soient de véritables voyages éducatifs, gratifiants, désenclavants et participatifs.

Je nous invite donc à retrouver le chemin d’une écologie fraternelle, festive et chamarrée.

Et je suis bien certaine au fond que vous êtes aussi venus là pour ça !!